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Extension du domaine de l'urbanisme. Frédéric Bonnet, grand prix de l'urbanisme 2014
Masboungi Ariella ; Barbet-Massin Olivia
PARENTHESES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782863642146
Extension du domaine de l'urbanisme porte le message de Frédéric Bonnet, Grand Prix de l'urbanisme 2014, pour offrir stratégie et qualité urbaine à tous les territoires. Penser le rural comme l'urbain, les lisières de ville, la nature comme structure de l'urbanité et comme support des déplacements doux, la contrainte des risques comme moteur d'une amélioration incrémentale du territoire. Faire en sorte que toute action architecturale serve l'urbain, que la difficulté soit le prétexte à inventer d'autres manières de penser le projet, économe, frugal parfois, mais toujours efficace pour que la durabilité devienne source d'inventivité et de plaisir. Extension du domaine de l'urbanisme soutient aussi le propos des nominés : Alfred Peter, pour que le transport soit le levier de la qualité urbaine, et Pierre Veltz, pour que le territoire nourrisse l'approche métropolitaine et fonde la régénération de la productivité urbaine. L'urbanisme de demain se réinvente aux côtés des grands projets pour trouver les voies d'une concrétisation féconde en matière de qualité architecturale, urbaine, économique et sociale, dans une ère où la sobriété s'impose sans renoncer à l'ambition de mieux faire la ville pour tous.
Une revitalisation urbaine exemplaire. Les villes européennes ont un avenir, Anvers en est la preuve. À l'heure où les villes sont en danger d'appauvrissement et de perte d'identité, où certaines d'entre elles se meurent tandis que d'autres s'étendent à l'infini, Anvers montre une direction plus aimable. Elle réinvente la ville du futur, faisant coexister deux cents communautés, régénérant les différents apports de l'histoire par une modernité douce et offrant à sa population, qui l'avait désertée, le plaisir de revenir y vivre, y travailler, s'y recréer. Construire une vision du devenir de son territoire a été le premier acte fort d'une rénovation urbaine à l'?uvre depuis une vingtaine d'années. Rien n'est gagné, les défis sont nombreux, climatiques et économiques, mais la dynamique est enclenchée et la ville revitalisée, fédérée par le slogan « Faire aimer la ville ».
Résumé : Toutes les solutions d'aménagement pour être chez soi, en ville, avec les autres. Chair du projet urbain, l'habitat est pourtant le parent pauvre du renouveau des villes. La situation française est, en la matière, quelque peu schizophrénique, opposant des réalisations exceptionnelles à un laisser-aller sur la ville ordinaire. Comment sortir des modèles répétitifs ou des opérations pilotes qui ne trouvent que peu d'adhésion? Des architectes aussi divers qu'Édith Girard, Catherine Furet, Yves Lion, Nicolas Michelin et bien d'autres montrent ici comment atteindre une banalité exemplaire synonyme de qualité de voisinage, qualité urbaine, évolutivité des logements, développement durable, rapport à la nature, en ville centre comme en périphérie urbaine. Le but : être chez soi, en ville, avec les autres.
Tous les territoires ont droit à une qualité durable. Ce livre explique comment passer de l'écoquartier à la construction d'une vraie ville durable pour tous; c'est-à-dire une ville qui se distingue par sa qualité environnementale, le plaisir de la vie quotidienne, son charme, son audace, sa diversité d'activités culturelles et économiques - une ville qui sait fabriquer des limites franches avec la nature offrant poésie et rapport à l'incommensurable. L'exemple de Breda est à ce titre éloquent, prouvant aussi que la ville durable est rentable et facteur de dynamique sociale et économique, à condition d'être pragmatique et inventif.
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?
Rafael Moneo a consacré une grande partie de son activité professionnelle à l'enseignement et à la critique. Dans cet ouvrage, il a réuni les cours délivrés dans les années quatre-vingt-dix à la Harvard Graduate School of Design dans lesquels il analyse les oeuvres de huit architectes contemporains: Stirling, Venturi & Scott Brown, Rossi, Eisenman, Siza, Gehry, Koolhaas et Herzog & De Meuron. Le terme d'"intranquillité", introduit dans le titre, fait référence à la manière dont certains architectes abordent leur discipline, mêlant réflexion et pratique, et produisant des essais critiques plus dictés par la recherche que par l'élaboration d'une théorie systématique qui nourrit véritablement leur oeuvre. Le terme "stratégie" peut être interprété ici comme une série de mécanismes, de procédés, de paradigmes et de stratagèmes formels qui apparaissent dans l'oeuvre des architectes contemporains: ce sont eux qui permettent de configurer leurs projets. Ce livre constitue également le témoignage précieux, direct et immédiat d'un praticien qui a lui-même grandement contribué à l'évolution de l'architecture contemporaine.
Résumé : Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Résumé : Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.