L’œuvre majeure de Marx, un des ouvrages les plus brillants qui aient jamais été produits A l’occasion de la récente réédition par les éditions sociales du Livre 1 de l’œuvre majeure de Marx, Jean-Pierre Lefebvre nous a livré cette nouvelle traduction, composée à partir de la 4eme édition allemande, généralement considérée comme la plus aboutie. C’est, à mon sens, la meilleure édition française actuelle pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure ardue, mais ô combien bénéfique, de la lecture du Capital. A leur destination, je me permets un conseil : contrairement à ce que certains ont pu prétendre, il est essentiel de bien commencer par la première section intitulée « marchandise et monnaie ». Si sa lecture est particulièrement ardue (« En toute science, c’est toujours le début qui est difficile. », Marx, préface à la première édition allemande de 1867), elle est nécessaire pour saisir les subtilités de la suite, qui se révélera beaucoup plus abordable. Robin
Les Editions sociales se sont imposées depuis leur recréation comme la maison d'édition de référence des écrits de Marx et d'Engels. La parution en 2016 d'une version révisée par J. -P. Lefebvre de sa traduction de 1983 du livre 1 du Capital a participé de cette reconnaissance. La publication prochaine du livre 1 du Capital en format poche permettra tout d'abord de rendre à nouveau disponible sur le marché l'édition de 2016, aujourd'hui épuisée. Elle sera aussi l'occasion d'une réactualisation du texte, notamment la correction des coquilles, l'ajout d'une introduction et la refonte de l'index. Cette initiative vise plus largement à fournir à un prix accessible et dans un format maniable, la meilleure traduction du Capital en circulation.
Résumé : Marx (1818-1883) n'a cessé depuis un siècle d'être au co-eur des luttes idéologiques du monde contemporain. Génie multiforme, il est à la fois le philosophe qui renverse la philosophie idéaliste de Hegel (La Sainte Famille, 1845), l'historien des révolutions (Les Luttes de classes en France, 1850), le pamphlétaire qui donne au prolétariat une doctrine, l'économiste du Capital et l'un des fondateurs de l'Internationale. Mais sous sa dispersion apparente, son o-euvre n'a jamais qu'un seul but, la quête des contradictions de la société capitaliste et des moyens de leur résolution.
Si Marx fascine tant les philosophes, c'est peut-être parce qu'il a si vigoureusement dénoncé l'illusion de "la philosophie", le "discours de la mauvaise abstraction", toujours idéaliste même sous des dehors matérialistes, et toujours stérile malgré sa grandiloquence. Pourtant, à n'en pas douter, comme le montrent les cent textes rassemblés dans cette anthologie, pris dans les oeuvres de jeunesse et surtout dans Le Capital et ses brouillons, l'oeuvre de Marx est d'une éclatante richesse philosophique. L'introduction de Lucien Sève revisite le corpus marxien et expose pour la première fois avec précision le réseau catégoriel d'ensemble qui constitue le fond de la "Logique du Capital": essence, abstraction, universalité, objectivité, matière, foi me, rapport, contradiction dialectique, histoire, liberté... Outre l'introduction et les notes qui accompagnent chacun de ces textes, un index des concepts philosophiques détaillé contribue à faire de ce volume un précieux instrument de travail et de culture.
Résumé : Marx (1818-1883) n'a cessé depuis un siècle d'être au co-eur des luttes idéologiques du monde contemporain. Génie multiforme, il est à la fois le philosophe qui renverse la philosophie idéaliste de Hegel (La Sainte Famille, 1845), l'historien des révolutions (Les Luttes de classes en France, 1850), le pamphlétaire qui donne au prolétariat une doctrine, l'économiste du Capital et l'un des fondateurs de l'Internationale. Mais sous sa dispersion apparente, son o-euvre n'a jamais qu'un seul but, la quête des contradictions de la société capitaliste et des moyens de leur résolution.
J'étudie dans cet ouvrage le mode de production capitaliste et les rapports de production et d'échange qui lui correspondent. II ne s'agit point ici du développement plus ou moins complet des antagonismes sociaux qu'engendrent les lois naturelles de la production capitaliste, mais de ces lois elles-mêmes, des tendances qui se manifestent et se réalisent avec une nécessité de fer. Au premier abord, la marchandise nous est apparue comme quelque chose à double face, valeur d'usage et valeur d'échange. Ensuite nous avons vu que tous les caractères qui distinguent le travail productif de valeurs d'usage disparaissent dès qu'il s'exprime dans la valeur proprement dite. J'ai le premier mis en relief ce double caractère du travail représenté dans la marchandise. Tant qu'elle est bourgeoise, c'est-à-dire tant qu'elle voit dans l'ordre capitaliste, non une phase transitoire du progrès historique, mais bien la forme absolue et définitive de la production sociale, l'économie politique ne peut rester une science qu'a condition que la lutte des classes demeure latente ou ne se manifeste que par des phénomènes isolés
Le Capital est l'oeuvre maîtresse de Karl Marx. Il fait partie de ces quelques productions de l'esprit qui font le corps du débat sur les sociétés humaines et leur devenir.
Butler Judith ; Carbonell Juan Sebastian ; Haselde
Résumé : Judith Butler, pionnière des études de genre, se saisit de la question écologique dans une perspective marxiste. Les réflexions du jeune Marx sont-elles, comme on l'a souvent dit, foncièrement anthropocentriques ? En discutant la conception de la nature comme "corps inorganique de l'homme" développée par Marx dans les Manuscrits de 1844, Judith Butler répond par une tout autre lecture. Ce texte prononcé au séminaire étudiant Lectures de Marx de l'ENS de la rue d'Ulm est complété par une discussion avec le public offrant une traversée des principales oeuvres de Judith Butler. Dans la seconde partie de l'ouvrage, la philosophe se penche sur la célèbre lettre du jeune Karl Marx à Arnold Ruge en 1843. Elle y trouve l'occasion de repenser la tâche de la philosophie comme "critique impitoyable" et sans cesse recommencée de l'ordre établi.
Le Capital est l'oeuvre maîtresse de Karl Marx. Il fait partie de ces quelques productions de l'esprit qui font le corps du débat sur les sociétés humaines et leur devenir.
L'ouvrage traite de l'articulation entre recherches historique et ethnologique. Ce volume collectif est le fruit de la collaboration de 27 historiens et ethnologues venus de toute l'Europe pour rendre hommage à l'Åuvre de Charles Parain, Åuvre exemplaire qui a patiemment ouvert les chemins de la recherche et élargi son rayonnement. Les co-auteurs de l'ouvrage sont : M. Agulhon, G. Angioni, M. J. Brunhes Delamarre, A. Casanova, R. Cresswell, M. Damon, A. G. Haudricourt, G. Heitz, F. W. Henning, T. Hoffmann, W. Jacobeit, C. Jest, J. Kolendo, J. Kramarik, A. Leroi-Gourhan, H. H. Muller, Ch. Parain, J. P. Parain, A. Paris, G. Ravis-Giordani, Cl. Royer, W. Schwackofer, E. Sereni, V. Smelhaus, A. Soboul, J. Toposki, I. Wellmann.
Jeune fille timide, Emily est désemparée lorsque Sloane, sa meilleure amie, disparaît tout l'été sans laisser d'adresse. Son seul indice : une liste de 13 défis à réaliser. Au départ totalement démunie, Emily va toutefois se prendre au jeu et faire des rencontres qui pourraient bien bouleverser sa vie ... Un roman sur le dépassement de soi, parfait pour l'été ! A partir de 13 ans
Après le remarqué Ariane, Myriam Leroy nous revient en force avec ce récit âpre et glaçant, servi par un humour noir détonant. Ce roman, bien ancré dans l’ère des réseaux sociaux , dénonce – après d’apparents débuts de drague banale - un harcèlement virtuel inexorable, d’une ampleur démesurée et d’une dimension suffocante. Elle montre de façon limpide la virulence de l’attaque, son caractère sexiste, encore amplifiés par son caractère impalpable. L’on sent viscéralement dans Les yeux rouges l’impuissance et la frustration de ne pas être prise au sérieux, qui peuvent mener à la folie. Le style percutant et affûté de l’auteure, très personnel, fait ressentir au plus près le tragique de la situation. Salutaire.
Une personnalité rebelle mêlée à un cœur tantôt tendre, tantôt ardent… Et souvent intransigeant. Une lecture toute en souplesse, où chaque élément fait sens et où chaque action a des répercussions bonnes ou mauvaises sur les personnages et le monde qui les entoure. Red Queen est une lecture puissante, un monde gouverné par une dictature scénarisée, par le despotisme mais également par un espoir frappant qui nous prend directement aux tripes. Une saga à dévorer !
Ce texte de Sartre, qui met à distance, ironise, son rapport à la littérature en en situant l’émergence dans son enfance, constitue paradoxalement (quoique) un ouvrage d’une rare qualité littéraire.