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Le travail et l'émancipation
Marx Karl ; Artous Antoine
SOCIALES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782353670253
Pour qui veut tenter de comprendre les phénomènes sociaux liés au travail, il est encore essentiel de se plonger dans Marx. Les débats sur ce terrain, théoriques ou politiques, depuis trente ans le montrent bien. Les tenants de la libération par le travail en même temps que ceux qui veulent libérer l'homme du travail se réfèrent à Marx. Un choix de textes exhaustif de Marx sur le travail serait immense. Nous avons choisi en parallèle avec le livre de Bruno Trentin, et donc en décalage aussi, le lien entre travail et émancipation. Marx a multiplié les textes, analysant les bouleversements du travail portés par le développement du capital jusqu'à son époque et dans un avenir envisagé par lui. Le travail de type artisanal est remplacé par un " travailleur collectif " et d'une division du travail totalement structurés par le capital. Le point d'arrivée est le " machinisme " qui transforme les producteurs en simple appendices de la machine. Ainsi, en suivant les progrès du capitalisme et du mouvement ouvrier, il empruntait souvent de nouvelles voies critiques, remaniant sans cesse sa pensée, des premiers textes des Manuscrits de 1844 jusqu'à la Critique du programme de Gotha, en passant par les pages inspirées des Grundrisse et du Capital. Le développement du taylorisme semble illustrer ces analyses. Les formes ont pu évoluer, mais la domination du capital sur la production reste marquée par un mouvement de dépossession de l'intelligence des salariés, mouvement nécessaire à la mise en oeuvre d'un procès de production devenu collectif. L'émancipation du et par le travail reste donc toujours à l'ordre du jour. Mais, comme Marx le soulignait déjà, la réduction du temps de travail peut permettre un développement du " temps libre " : d'un même mouvement le travail s'émancipe du capital, et le travailleur s'émancipe du travail. Tables des matières : Introduction d'Antoine Artous sur Marx, le travail et la question de l'émancipation : émanciper le travail et s'émanciper du travail. Textes de Marx : extraits des Manuscrits de 1844, les Grundrisse, du Capital, de la critique du programme de Gotha, et d'autres textes.
J'étudie dans cet ouvrage le mode de production capitaliste et les rapports de production et d'échange qui lui correspondent. II ne s'agit point ici du développement plus ou moins complet des antagonismes sociaux qu'engendrent les lois naturelles de la production capitaliste, mais de ces lois elles-mêmes, des tendances qui se manifestent et se réalisent avec une nécessité de fer. Au premier abord, la marchandise nous est apparue comme quelque chose à double face, valeur d'usage et valeur d'échange. Ensuite nous avons vu que tous les caractères qui distinguent le travail productif de valeurs d'usage disparaissent dès qu'il s'exprime dans la valeur proprement dite. J'ai le premier mis en relief ce double caractère du travail représenté dans la marchandise. Tant qu'elle est bourgeoise, c'est-à-dire tant qu'elle voit dans l'ordre capitaliste, non une phase transitoire du progrès historique, mais bien la forme absolue et définitive de la production sociale, l'économie politique ne peut rester une science qu'a condition que la lutte des classes demeure latente ou ne se manifeste que par des phénomènes isolés
Résumé : Marx (1818-1883) n'a cessé depuis un siècle d'être au co-eur des luttes idéologiques du monde contemporain. Génie multiforme, il est à la fois le philosophe qui renverse la philosophie idéaliste de Hegel (La Sainte Famille, 1845), l'historien des révolutions (Les Luttes de classes en France, 1850), le pamphlétaire qui donne au prolétariat une doctrine, l'économiste du Capital et l'un des fondateurs de l'Internationale. Mais sous sa dispersion apparente, son o-euvre n'a jamais qu'un seul but, la quête des contradictions de la société capitaliste et des moyens de leur résolution.
Si Marx fascine tant les philosophes, c'est peut-être parce qu'il a si vigoureusement dénoncé l'illusion de "la philosophie", le "discours de la mauvaise abstraction", toujours idéaliste même sous des dehors matérialistes, et toujours stérile malgré sa grandiloquence. Pourtant, à n'en pas douter, comme le montrent les cent textes rassemblés dans cette anthologie, pris dans les oeuvres de jeunesse et surtout dans Le Capital et ses brouillons, l'oeuvre de Marx est d'une éclatante richesse philosophique. L'introduction de Lucien Sève revisite le corpus marxien et expose pour la première fois avec précision le réseau catégoriel d'ensemble qui constitue le fond de la "Logique du Capital": essence, abstraction, universalité, objectivité, matière, foi me, rapport, contradiction dialectique, histoire, liberté... Outre l'introduction et les notes qui accompagnent chacun de ces textes, un index des concepts philosophiques détaillé contribue à faire de ce volume un précieux instrument de travail et de culture.
Le Capital est l'oeuvre maîtresse de Karl Marx. Il fait partie de ces quelques productions de l'esprit qui font le corps du débat sur les sociétés humaines et leur devenir.
Les Principes du communisme sont l'ultime brouillon du Manifeste du parti communiste de Friedrich Engels et Karl Marx. Il s'agissait en cette année 1847 de dépasser le communisme égalitaire et d'inspiration chrétienne qui avait éveillé les consciences des artisans et des premiers ouvriers allemands émigrés. L'objectif poursuivi par les deux amis est d'amarrer le combat ouvrier à leurs propres découvertes théoriques. Elles s'ancrent dans la modernité capitaliste anglaise que connait particulièrement bien Engels. On y voit donc le mouvement s'extraire de la croyance et entrer dans l'ère de la théorie critique. Le texte marque par sa grande clairvoyance les enjeux qui allaient façonner le combat pour la révolution sociale. Le Projet de profession de foi communiste écrit en juin 1847 souligne l'évolution rapide des esprits parmi les militants huit mois avant les révolutions qui vont soulever l'Europe en 1848. La "Contribution à l'histoire de la Ligue des communistes" écrite en 1885, reconstitue le contexte dans lequel les deux textes ont été écrits. Elle est traduite nouvellement par Jean Quétier qui a réalisé l'édition de ce petit volume.
L'ouvrage traite de l'articulation entre recherches historique et ethnologique. Ce volume collectif est le fruit de la collaboration de 27 historiens et ethnologues venus de toute l'Europe pour rendre hommage à l'Åuvre de Charles Parain, Åuvre exemplaire qui a patiemment ouvert les chemins de la recherche et élargi son rayonnement. Les co-auteurs de l'ouvrage sont : M. Agulhon, G. Angioni, M. J. Brunhes Delamarre, A. Casanova, R. Cresswell, M. Damon, A. G. Haudricourt, G. Heitz, F. W. Henning, T. Hoffmann, W. Jacobeit, C. Jest, J. Kolendo, J. Kramarik, A. Leroi-Gourhan, H. H. Muller, Ch. Parain, J. P. Parain, A. Paris, G. Ravis-Giordani, Cl. Royer, W. Schwackofer, E. Sereni, V. Smelhaus, A. Soboul, J. Toposki, I. Wellmann.
Ce recueil contient 234 lettres ou extraits de lettres de Marx et Engels groupés autour d'un thème central : les problèmes économiques. Elles se situent entre 1845 et 1895 et embrassent la plus grande partie de la vie des deux hommes. Elles nous renseignent au jour le jour sur la genèse, l'élaboration, les plans successifs de l'oeuvre économique de Marx. Nous voyons naître l'idée de l'oeuvre, puis comment elle grandit, prolifère, débordant chaque fois le plan initial et n'apparaissant que bien plus tard sous forme de livre. Nous connaissons aussi les conditions exactes de la publication du "Capital", les problèmes soulevés par sa traduction et l'accueil que lui réservent les économistes et le public de différents pays. Le lecteur trouvera en annexe un index des noms cités.
Qu'est-ce qui fait la valeur marchande d'une chose ? Son usage ? Sa rareté ? Les premiers représentants de l'économie classique (Smith, Ricardo...) avaient répondu en mettant en avant le rôle déterminant du travail. Marx, dans le premier livre de son célèbre Capital, publié en 1867, s'engage dans la même direction. Il montre, par une analyse dont la rigueur est autant philosophique qu'économique, que derrière le prix d'une chose se cache une valeur moins apparente, déterminée par la quantité de travail moyen nécessaire à la production de cette chose. Ce premier résultat conduit à un second : la mise en évidence d'un écart entre la valeur de ce que le prolétaire produit et celle du salaire qu'il reçoit. Cette extorsion de "plus-value" sur le produit du travail est la source de l'accroissement du capital. Marx introduit ainsi le concept d'exploitation, au coeur de la représentation de la société capitaliste. Il donne à la protestation politique contre l'injustice de la condition ouvrière une solide assise économique. Une oeuvre historique, fondatrice, au-delà du marxisme, de la culture économique et politique du Xxe siècle. --Émilio Balturi
Ce livre est une réflexion sur le destin apocalyptique de l'humanité. Celle-ci, devenue capable d'autodestruction, soit par l'arme nucléaire, soit par l'altération des conditions de survie, se doit de regarder avec sérieux les menaces qui pèsent sur elle. Il nous faut croire à la réalité de la catastrophe et non à sa simple éventualité pour la prévenir efficacement.L'impossible de demain, l'improbable futur, se font présent et la " précaution " ne suffit pas : elle décide pour le présent dans l'incertitude des conséquences futures, mais elle ne va pas jusqu'à penser l'impossible comme certain, jusqu'à nous en donner l'évidence.S'appuyant sur l'exemple de la dissuasion nucléaire, Jean-Pierre Dupuy donne ici une réflexion fondamentale sur le changement d'attitude vis-à-vis de l'avenir qui devrait être le nôtre si nous ne voulons pas sombrer dans la catastrophe.
Résumé : La Religion du Capital, farce savoureuse de l'auteur du Droit à la paresse publiée pour la première fois en 1887, est le compte-rendu fictif d'un congrès international tenu à Londres, au cours duquel les représentants les plus éminents de la bourgeoisie rédigent les Actes d'une nouvelle religion pour ce Chaos qu'ils ont créé et ont décidé d'appeler "Monde civilisé".
A la fin des années 1970, Michel Foucault a avancé le concept de "crise de gouvernementalité" pour approcher des phénomènes où la contestation de certains pouvoirs — religieux, politiques, disciplinaires... —, d'abord localisée, s'est élargie pour mettre en question un dispositif général de gouvernement, un ensemble de relations de pouvoir. Chaque fois s'y exprime quelque chose comme : "nous ne voulons plus être gouvernés ainsi". C'est l'une des ambitions de cet essai que de montrer la fécondité de ce concept pour éclairer des révoltes passées et présentes, pour compliquer et compléter les perspectives centrées sur la seule lutte des classes et celles qui se sont attachées à la construction de la démocratie, à la dynamique égalitaire et à l'institutionnalisation de ses formes. Il s'agit aussi de poser un diagnostic sur la crise actuelle de l'Etat néo-libéral, au sein duquel démocratie et libéralisme tendent à se dissocier et dont la vision de l'économie renvoie les dégâts sociaux et écologiques au rang d'externalités négatives. Il s'agit enfin et peut-être surtout de penser "un art de ne pas être trop gouverné" qui ne serve pas d'auxiliaire involontaire aux formes de dérégulation économique et de dévastation écologique, mais s'articule à un souci ici thématisé comme celui de "l'usufruit du monde".