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Madame Swetchine ou le ciel d'ici
Martinoir Francine de
CERF
15,00 €
Épuisé
EAN :9782204088824
Tous ceux qui se sont intéressés à l'histoire des idées, aux interrogations philosophiques, aux débats portant sur le catholicisme, aux combats d'ordre politique et social, ou simplement à la vie mondaine, aux relations entre figures importantes du XIXe siècle, ont croisé Madame Swetchine. Pendant longtemps, jusqu'aux années vingt du XX siècle, elle est demeurée très connue. Et puis on l'a un peu oubliée, son image s'est effacée. Peut-être est-ce la redécouverte de Tocqueville et l'étude du catholicisme libéral et du catholicisme social qui ont ranimé l'intérêt qu'elle suscitait de son vivant. Aucune biographie pourtant ne lui a été consacrée depuis près de cent ans. Le regard que nous portons aujourd'hui sur l'époque et les civilisations qu'elle a connues, les épreuves qu'elle a subies, s'est beaucoup modifié. La connaissance des décennies qu'elle a traversées, des événements, des crises et des enjeux, s'est passablement enrichie. Il est temps de lui rendre la place qui fut la sienne. Certes, Sophie Soymonov n'a jamais cherché à être sur le devant de la scène. Mais celle qu'on a appelée " la mystérieuse Madame Swetchine ", " la Madame de Sévigné russe " et dont Jean Guitton a rappelé que pour le christianisme son rôle avait été oecuménique est une figure que l'on a envie de retrouver.
Résumé : "Marie Susini a construit une oeuvre intense et singulière. Elle possède une voix, une voix bien à elle, qui exprime un univers où dominent la nostalgie de l'unité perdue et le tragique des passions, et sur lequel règne toujours un sens profond du sacré. Le grand critique Albert Béguin a pu écrire : "Je n'hésite pas à dire que La Fiera est un chef-d'oeuvre. " Cet essai n'est pas un portrait, encore moins une biographie, mais l'analyse d'une création littéraire véritable, c'est-à-dire dictée par une nécessité intérieure. Traduite en plusieurs langues et objet de nombreuses études, l'oeuvre de Marie Susini a été reprise successivement dans Le Livre de Poche, Folio, Points-Roman. Corvara a été représenté au Théâtre de l'Ouvre. Plein soleil a été porté à l'écran. " Francine de Martinoir, 1989.
Voilà, pour terminer, je voudrais te demander de t'occuper de Fanny, ma chienne. Lorsque je regarde ses yeux, je crois y voir cette vibration d'amour que les Illuminés, en leurs meilleurs moments, prétendaient sentir, je pense à l'interrogation de mon père, sur Dieu et les vérités mathématiques, restée elle aussi sans réponse. Essaie d'emmener Fanny en Amérique, c'est une bonne petite, elle s'habituera".
Résumé : Issu d'une longue lignée de jardiniers, Thibault Flasselière a toute sa vie été hanté par les Tuileries, le Jardin et surtout le Château, disparu dans l'incendie de mai 1871 où a péri son arrière-grand-père. Liées depuis l'enfance, pour lui, à la beauté et à la mort, ces images l'ont enfermé dans un érotisme sombre. Esther, comédienne du Français, et Delphine, psychanalyste, toutes deux amoureuses de lui, vont tenter, chacune à sa manière, de l'arracher à cette crypte où il est reclus. Ce roman à plusieurs voix explore la filiation et la mélancolie, le vide du monde contemporain où cette mélancolie n'a plus sa place, le poids des rêves, les ancêtres féroces et les morts attentifs, la solitude des amours absolues ou impossibles, la difficulté à aimer.
Résumé : Durant des décennies, il a été d'usage d'associer libéralisme économique et libéralisme politique, économie de marché et démocratie. Mais l'évolution du capitalisme, entre accroissement vertigineux des inégalités et emballement des politiques identitaires, contredit chaque jour un peu plus cette vision optimiste. Contrairement à une idée reçue, l'Etat apparaît comme un enjeu central pour les néolibéraux, en ce qu'il permet une réorientation des politiques publiques en faveur des plus riches et que, naguère régulateur, il est désormais devenu l'instrument même de la dérégulation économique. Servira-t-il aussi d'ultime rempart répressif à l'oligarchie face aux troubles que sa politique aura causés ? Retour inquiet d'un quinquagénaire sur l'échec de sa génération, élevée dans l'idée du progrès à venir et aujourd'hui confrontée à une crise protéiforme, cet essai montre comment la généralisation à tous les champs de l'activité humaine de ce qui est présenté comme la "rationalité économique" est à l'origine de l'instabilité actuelle. Mais aussi qu'à rebours de ce que les tenants du néolibéralisme aimeraient faire croire, le coeur du problème demeure politique plus qu'économique. Ce qui ouvre un espace à l'action.
Résumé : " Populisme ", " néolibéralisme ", " nationalisme " : les mots se bousculent et pourtant l'insatisfaction demeure. Pour décrire ce qui nous arrive, nous ne manquons pas de savoirs. La crise de la démocratie fait l'objet de diagnostics récurrents. Mais c'est la stupeur qui domine, comme si la nouveauté du présent contribuait encore à accroître l'inquiétude. Et si cette nouveauté tant de fois mise en avant était un obstacle à la compréhension ? Ce livre décrit la rencontre entre un philosophe inquiet du présent politique et l'année 1938. Tombé presque par hasard sur la presse française de 1938, l'auteur est allé de surprise en surprise. Au-delà de ce qui est bien connu (les accords de Munich et la supposée " faiblesse des démocraties "), il a découvert des faits, mais aussi une langue, une logique et des obsessions étrangement parallèles à ce que nous vivons. L'abandon de la politique de Front populaire, une demande insatiable d'autorité, les appels de plus en plus incantatoires à la démocratie contre la montée des nationalismes, une immense fatigue à l'égard du droit et de la justice : l'auteur a vu dans ce passé une image de notre présent. Ce livre ne raconte pas l'histoire de l'avant-guerre, il n'entonne pas non plus le couplet attendu du " retour des années 30 ". Il fait le récit d'un trouble : pourquoi 1938 nous éclaire-t-il tant sur 2018 ? Non sur les événements, bien sûr, mais sur une manière de les interpréter systématiquement dans le sens du pire. " Récidive ", c'est le nom d'une errance dans un passé que l'auteur croyait clôt. C'est aussi le risque d'une nouvelle défaite.
Résumé : Le XXe siècle fut aussi celui du communisme : son irruption violente, les espoirs immenses qu'il suscita sur tous les continents, son apogée et sa trahison dans le stalinisme, enfin sa chute. Au-delà des querelles portant sur l'ampleur de ses méfaits ou le nombre de ses victimes, l'illusion qui en serait le fondement ou le mensonge qui en aurait permis la survie, Alexandre Adler en retrace l'histoire mondiale. Loin de toute orthodoxie, il offre une lecture originale d'un séisme politique dont on chercherait aujourd'hui en vain l'équivalent.
En 1989, la chute du communisme est saluée comme une victoire de la démocratie sur l'autoritarisme. Trente ans plus tard, c'est dans cette partie du continent qu'agissent les plus virulents mouvements du populisme européen. Comment comprendre un tel paradoxe ? Une manière d'y répondre est de replonger dans l'histoire. Cette perspective de longue durée est d'autant plus nécessaire que le populisme n'est pas un phénomène nouveau dans cette partie de l'Europe. Au XIXe siècle, les narodniki russes promettent de sortir la paysannerie de son " arriération " et de la doter d'un droit de cité. Par la suite, les mouvements agraires semblent apporter des réponses au sous-développement et à la difficile construction, dans cet espace, de communautés politiques fortes, et les régimes communistes mobilisent certaines stratégies populistes. Aujourd'hui, les démocraties illibérales remettent en question le mode d'organisation de nos sociétés, issu des Lumières. En redonnant leur épaisseur historique aux dérives populistes à l'oeuvre en Europe centrale et orientale en ce début de XXIe siècle, Roman Krakovsky rappelle combien leur récente poussée peut servir d'avertissement pour le reste du continent.