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Revue européenne des migrations internationales Volume 25, n° 2, 2009 : Création et migration
Martiniello Marco ; Puig Nicolas ; Suzanne Gilles
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782911627521
Ce numéro souhaite apporter quelques clés de compréhension sur la place et les caractéristiques de la création artistique lorsqu'elle est l'oeuvre de personnes ou de milieux artistiques en circulation : migrants, exilés, minorités ethnicisées et racialisées, etc. A partir de terrains divers, entre Europe et Maghreb, Mexique et Caraïbes, Angleterre et péninsule indienne, États-Unis et Vietnam, ou encore Liban et Palestine, les articles réunis dans ce volume rendent compte des productions et des pratiques relocalisées ou multi-localisées mais aussi des productions artistiques qui ont pour vocation le maintien d'une mémoire et la construction d'une identité comme c'est le cas à travers de nombreuses formes musicales, théâtrales, poétiques, littéraires et plastiques dans le monde. Parcours, déplacements et racinements constituent trois lignes de sens traversant les textes réunis. Les parcours sont ceux des artistes et des entrepreneurs culturels en général, tandis que les déplacements concernent les transformations des contenus artistiques et culturels dans la mobilité et enfin, les racinements désignent les modes d'insertion et les formes d'ancrages dans les lieux de vie. Il s'agit en définitive pour les auteurs de rendre compte de la façon dont aujourd'hui l'art se mondialise en articulant des territoires, des acteurs, des usages, des représentations sociales et de nouvelles formes de mobilisations collectives.
Résumé : Cet ouvrage dresse le bilan de l'état des connaissances acquises dans le domaine de l'immigration et de l'intégration en Belgique francophone. Il est le fruit de la collaboration entre chercheurs et enseignants de différentes université et académies (Communauté française, Wallonie-Bruxelles) regroupés sous l'enseigne du groupe de contact " Dynamiques Migratoires et Postmigratoires Internationales" (DYMIPO-FNRS). Sont abordés ici des sujets aussi divers que la constitution du champ académique de l'immigration, l'histoire de l'immigration, la place des immigrés sur le marché de l'emploi, le travail clandestin, les orientations politiques et sociales liées à l'immigration en Belgique, les liens entre extrême-droite et immigration, la présence de l'Islam et des musulmans, ou des thèmes récents comme les centres fermés ou les migrations en Flandre. Cet ouvrage s'adresse à un public varié allant de l'universitaire au journaliste, l'enseignant à l'étudiant, en passant par les décideurs, les travailleurs sociaux, les militants associatifs et les citoyens désireux d'en savoir plus sur ce sujet complexe. Tout en étant d'une haute valeur scientifique, les textes sont abordables et enrichis d'indications bibliographiques significatives. Ce livre est une première en Belgique francophone. Il entend contribuer à analyser finement une réalité hautement complexe et multidimensionnelle qui fait le présent et fera le futur de notre société.
Résumé : A l'heure de la mondialisation, les démocraties contemporaines se doivent de s'interroger sur L'hétérogénéité de Leurs sociétés; elles sont contraintes de repenser le pluralisme culturel, et de relever le défi de créer un lien social durable, prenant en compte l'interpénétration des cultures et tes revendications identitaires des minorités. Il s'agit de moderniser le concept de citoyenneté, en préservant les principes d'égalité et de liberté, tout en restant ouvert aux différences entre les individus grâce à un modèle d'intégration mieux adapté à la nouvelle donne sociale. La France est-elle capable de s'adapter à sa réalité sociale ? Dans quelle mesure peut-elle tirer des leçons du modèle d'intégration américain, forgé par les vagues d'immigrations et les luttes sociales ? Alors que la France s'interroge aujourd'hui sur son identité nationale, Gérard Ze Mendo nous donne les outils pour mieux comprendre les complexités du tissu social français et les enjeux de l'intégrations et du pluriculturalisme. Cet ouvrage est un travail en profondeur, très documenté et réfléchi, qui avance des solutions concrètes à nos problèmes de société actuels, afin de faire tomber les barrières érigées par l'ignorance et la xénophobie, et véhiculer un message d'espoir et d'avenir pour la France... Car l'unité sociale ne pourra se faire qu'en passant par un réel travail sur les mentalités.
Comment concilier nos exigences, démocratiques liées traditionnellement à l'Etat-nation avec la diversité culturelle, ethnique et identitaire observable dans la plupart des sociétés occidentales ? Quelles réponses politiques sont et doivent être données aux revendications identitaires et aux demandes de maintien de particularités culturelles qui se font jour dans les sociétés occidentales ? Une citoyenneté multiculturelle est-elle possible dans les démocraties européennes et nord-américaines ? Peut-on concilier une citoyenneté indivisible basée sur des droits individuels avec la reconnaissance d'identités ethno-culturelles émanant parfois de groupes minoritaires ? Ce type de reconnaissance conduit-il immanquablement à la création de ghettos culturels et à la fragmentation de la nation et de la citoyenneté ? Ce livre tente de répondre à ces délicates questions en montrant que l'apparente contradiction entre diversité culturelle et identitaire et démocratie citoyenne peut être dépassée. L'auteur soutient par ailleurs que l'émergence de systèmes multiculturels et post-nationaux alliant droits individuels forts et reconnaissance collective souple peut constituer un rempart contre les extrémismes.
Dans l'Union européenne, les discriminations ethniques et raciales sont une réalité incontestable. Pourtant, elles sont en théorie proscrites par de nombreuses législations et par la Charte européenne des Droits fondamentaux. Ainsi, en fonction de leur couleur de peau ou de leur appartenance ethnique et nationale supposée, certains habitants de l'Europe sont exclus et/ou relégués à la marge du marché de l'emploi, du système d'éducation, des institutions politiques, du système de protection sociale ou encore du système sanitaire. Cet ouvrage veut contribuer à dépasser ce " dilemme européen ". Sa première ambition est de promouvoir le débat scientifique sur les moyens politiques mis en œuvre pour contrer les discriminations, les exclusions et les inégalités sociales, économiques et politiques basées sur l'appartenance ethnique et raciale des individus. Sa seconde ambition est de fournir des clés de lecture et d'intervention aux différents acteurs concernés par la question des discriminations. La démarche est transdisciplinaire, transnationale et globale. Elle indique que des approches scientifiques relativement autonomes sont au moins aussi utiles que la recherche dite appliquée, à la fois pour produire une meilleure connaissance de réalités complexes et pour donner des pistes de réflexion et d'action aux décideurs politiques et aux autres intervenants sociaux.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour