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Le nouveau roman
Martínez Juan Luis
EDITIONS MF
35,00 €
Épuisé
EAN :9782378040376
La nueva novela est un ouvrage majeur de la littérature contemporaine en langue espagnole. Publié à compte d'auteur par le poète et artiste Juan Luis Martínez en 1977 au Chili, un pays alors sous dictature, La nueva novela n'est pas un recueil de poèmes, c'est un objet d'art, mis en page et fabriqué par son auteur, composé de textes et d'images (collages, dessins, photographies) qui se répondent, dans lequel divers objets sont ajoutés (hameçons, drapeau, papier buvard) et diverses opérations effectuées (comme d'ajourer une page afin d'y produire une transparence locale), nécessitant l'intervention de la main sur chaque exemplaire imprimé. Proclamant la disparation de l'auteur (dont le nom est rayé en couverture), multipliant les références, les jeux intertextuels et les réécritures, La nueva novela est un livre insituable, dont la légèreté apparente dissimule le vide central, celui du signe privé de son sens, qui est aussi celui que creuse la dictature.
Le 11 septembre 2001, le fracas et les flammes des Twin Towers qui s'effondraient faisaient oublier d'autres bûchers de titan. Là où plus de 8 millions d'animaux, contaminés par le prion de la vache folle ou le virus de la fièvre aphteuse, ont brûlé. Plus de 136 000 Européens, déjà porteurs sans le savoir de cette maladie terrifiante, pourraient aussi mourir d'ici 2015. Y a-t-il des responsables, des coupables ou est-ce la malédiction du hasard ? Est-ce ainsi le hasard si les vaches britanniques sont devenues folles, juste au moment où l'Europe ne voulait pas du bœuf américain aux hormones ? Est-ce aussi un hasard si cette maladie intéresse en priorité les laboratoires militaires des U.S.A., qui ont fait rejeter le protocole international sur le contrôle des armes biologiques ? Est-ce encore un hasard si, en 2001, les moutons anglais contaminés par la fièvre aphteuse ont été abattus par milliers juste au moment où, dans les négociations agricoles mondiales, à l'O.M.C., il fallait élargir la place faite en Europe aux moutons néo-zélandais importés ? Est-ce toujours le hasard si la Grande-Bretagne, où s'est répandu ce virus, la Nouvelle-Zélande qui a vu ainsi à son avantage se libérer un peu plus le marché européen et les Etats-Unis, qui à Doha ont mis à genoux la puissance agricole rivale de l'Europe, sont tous trois liés par l'accord secret UKUSA d'espionnage de l'Europe ? La réponse à ces questions conduit sur la piste américaine dans la guerre économique secrète et impitoyable que les Etats-Unis mènent contre l'Europe et nos paysans pour la maîtrise planétaire du vivant, du green power.
Sur la planète, deux puissances ont des armes d'alimentation massive : l'Europe et les Etats-Unis. Pour ces derniers, c'est inacceptable. lls veulent le monopole alimentaire mondial. D'autant qu'en 2040, avec l'humanité qui comptera deux milliards de bouches de plus à nourrir et la Chine dont la puissante croissance économique génère une augmentation de la consommation, les besoins agricoles planétaires vont augmenter de 30 à 60 %. En céréales, viandes, produits laitiers, fruits, vins, bières, un fantastique marché mondial des protéines animales et végétales est en train de s'ouvrir. Les Etats-Unis en veulent la maîtrise. D'où la guerre alimentaire que leurs " farmers faucons " mènent contre l'Europe agricole en général et la France paysanne en particulier accusées d'être " l'axe du agricole " et des " Etats agricoles voyous " pratiquant des subventions agressives contraires à la sécurité alimentaire mondiale. Du Dillon round des années 60 au cycle commercial de Doha depuis 2001, en passant par l'Uruguay round, les Carla Hill, Mickey Kantor, Charlesne Barshefsky et autres Robert Zoellick du clan de la guérie agricole, multiplient les contentieux àl'OMC, les embargos et les batailles sur tout, du blé à la moule, du poulet aux bananes et, aujourd'hui, aux OGM. Pour eux, après l'Irak pétrolier, c'est le tour de l'Europe agricole. Là aussi, leurs alliés et leurs vassaux, la Grande-Bretagne évidemment, la nouvelle-Zélande ovine et laitière, l'Australie ou l'Arique du Sud viticoles, leurs esclavagisés de l'Amérique centrale bananière et de l'Amérique du sud OGMisée, leurs inféodés d'Europe de l'Est et leurs assistés d'Afrique. Sans parler de leur chevau légers des ONG et leur cheval de Troie, de Rome à Madrid. Harcelés, intimidés, de décennie en décennie, la Commission de Bruxelles et les gouvernements européens se replient sur le pacifisme agricole et, peu à peu, lâchent tout. Blair House 1992 a été un symbole de cette réédition agricole et Cancun 2003 peut être le Munich tropical de l'agriculture européenne. C'est cette guerre de civilisation, entre la faucille et le Mc Do, la France de la civilisation agriculturo-terrienne et l'empire de l'intégrisme anglo-americano-alimentaire que ce livre décrit. Avec l'enjeu angoissant : alors que paysan va redevenir le grand métier du milieu du XXlème siècle, y aura-t-il encore, dans ces années qui arrivent, des paysans européens et surtout français pour nourrir les hommes du monde ?
Résumé : Quelle est la relation entre le gouvernement de Ronald Reagan et un membre d'un gang en Amérique centrale qui a assassiné plus de 50 personnes ? Quel est le lien entre la Californie et le fait que le Salvador soit le pays le plus meurtrier au monde ? Comment un groupe d'immigrés à Los Angeles - fans absolus de heavy metal - est devenu l'embryon du gang le plus dangereux de monde ? Dans ce document poignant de réalité, les frères Óscar et Juan José Martínez - l'un reporter, l'autre anthropologue - racontent la vie de Miguel Ángel Tobar, dit El Nino de Hollywood, un tueur sanguinaire appartenant au seul gang faisant partie de la liste noire du département du Trésor aux Etats-Unis, la Mara Salvatrucha 13. Cette histoire brutale du Nino de Hollywood permet surtout aux auteurs de livrer les dynamiques sous-jacentes du phénomène des gangs aux Etats-Unis et en Amérique centrale, et de montrer comment des processus globaux construisent une infinité d'histoires microscopiques qui ont, elles, des conséquences bien réelles. Entre thriller, récit documentaire et enquête historique, les auteurs nous plongent au coeur des ténèbres - peuplées de mysticisme, codes d'honneur, tatouages et trahisons - pour essayer de déchiffrer les racines d'une violence qui semblerait inexplicable mais qui ne l'est pas. Des mauvaises décisions, des décisions stupides ont été prises et personne ne semble avoir conscience des erreurs. La fin d'une guerre n'est pas nécessairement le début de la paix. A travers des scènes d'une réalité féroce, nourries par des centaines d'heures d'interviews et de terrain, les frères Martínez font honneur à la terrible réponse qu'ils ont donné au Nino de Hollywood lorsque celui-ci leur a demandé pourquoi ils s'intéressaient à lui : " Parce que, malheureusement, nous croyons que ton histoire est plus importante que ta vie... "
C'est à la critique de la métaphysique de la toute-présence de la parousia, que se consacre le livre de Juan José Martinez Olguín, qu'il désigne comme l'horizon d'une Politique de l'écriture. Il ne faut pas entendre sous ce terme la prise en main par une institution à visée éducative des pratiques, publiques et privées, de l'acte d'écriture, un contrôle de sa production, de sa circulation et de sa diffusion. La thèse de l'auteur est que ce concept est mal construit et que cette obscurité masque ainsi le véritable pouvoir de l'écriture, qui est d'être une ontologie, une inscription dans l'être. La métaphysique instituait, depuis Platon, un sujet qui parle, et qui se tient, immobile, sous l'emprise de la phoné, sous la domination de ceux dont le logos accède à l'absolu. Ce sujet s'efface devant le geste qui écrit, et peu importe que les traces graphiques soient confiées à un manuscrit ou à la mémoire, car elles se constituent en un texte fondamental qui est le sujet en devenir. Une politique de l'écriture sera ainsi une pratique concrète de l'émancipation par l'acte d'écrire. Elle consiste à se tenir au bord de la totalité du monde, dans cette solitude qui engendre le désespoir, mais qui se dissipe d'elle-même dans le recommencement du geste qu'autorise la lecture et qui se nomme réécriture. Dans ce livre, nous est donné un aperçu du pouvoir de l'écriture, comme force de résistance contre ce qui nous uniformise.
La musique contemporaine, longtemps sujet de discorde et d'affrontement, a déchaîné les passions et fait les titres des médias. Les grandes personnalités tutélaires du siècle dernier, Henri Dutilleux, Pierre Boulez, Pierre Henry, nous ont quittés. Les nouvelles technologies numériques se sont immiscées dans l'art musical comme dans les autres arts. Aujourd'hui multiforme et disséminée, la musique contemporaine attire en France de nombreux créateurs venus du monde entier, grâce à la multiplicité et au dynamisme des ensembles instrumentaux et des centres de création musicale soutenus par la puissance publique et les sociétés civiles. Pour fêter ses quarante ans, le Centre de documentation de la musique contemporaine présente un large panorama de la création musicale du XXIe siècle en donnant la parole à ceux qui la font aujourd'hui. Quatre grands textes présentent les spécificités de la création musicale en France, après quoi un parcours en quatre-vingt-dix voix, émaillé de portraits de compositrices, permet d'explorer ce paysage contrasté.
Harsh noise : bruit abrasif. Plutôt que d'utiliser le bruit comme perturbation ponctuelle d'un signal musical, la harsh noise et l'archipel de pratiques qui s'y rattache, proposent d'annihiler toute différenciation entre signal et bruit, faisant du bruit lui-même son matériau. Par son caractère apparemment chaotique, intense et déroutant, la noise semble échapper à toute tentative de conceptualisation et de qualification esthétique. Absolument particulière, elle constituerait un ensemble de pratiques singulier dans le paysage des arts sonores actuels. Mais si l'on se place du côté de son écoute, des régularités se dessinent. Cet ouvrage laisse ainsi la parole aux auditeurs et performers noise pour entendre ce qu'ils nous donnent à penser, à travers une série de questionnaires et d'entretiens dont cet essai propose de dégager la cohérence. Parce qu'elle est indéterminée et imprévisible, la noise appelle une écoute d'autant plus exigeante, qualifiée et réflexive. Stratégies pour éduquer l'oreille, imaginaires scientifique et anatomique, rêve de l'accès à un pur son (à défaut d'un son pur), créativité des métaphores pour qualifier les sons et leur expérience... Les discours collectés et analysés dans cet ouvrage dessinent des écoutes noise, qui qualifient ces pratiques sonores radicales depuis leur réception. Entretiens avec Lionel Fernandez (Sister Iodine, Discom, Minitel, Antilles), Nina Garcia (Mariachi, Mamiedaragon, Qonicho B), GX Jupitter-Larsen et John Wiese.
Le b.a.ba de la batterie serait les deux bâtons frappés l'un contre l'autre, produisant un son sec. Rompre ce premier geste en percutant la peau d'un tambour ouvre la musique sur une autre dimension. Inventée au seuil du XXe siècle à la Nouvelle Orléans, la batterie rassemble une grosse caisse, une caisse claire et une cymbale. Elle s'étoffe au fil des ans, et s'immisce dans toutes les musiques. Si Daniel Humair (né en 1938) est l'incarnation de la batterie, il est aussi la mémoire du jazz ! Dans cet abécédaire, Daniel Humair nous mène du jazz à la peinture, voire à l'art culinaire. Fin gourmet, il est aussi un magicien des rythmes et des sons.
Les professions musicales comptent parmi les premières à avoir offert aux femmes un accès à des activités qualifiées. Le Conservatoire de musique de Paris a été mixte dès sa création en 1795, soixante-dix ans avant les universités et cent ans avant l'Ecole des beaux-arts. En 1850, les femmes purent officiellement apprendre la composition au Conservatoire de Paris, et malgré embûches et préjugés, nombreuses ont été les compositrices qui ont laissé une oeuvre importante, alors que les histoires de la musique successives ont procédé à leur effacement progressif. Au XXIe siècle, nous avons encore du mal à citer des noms de compositrices de notre époque. Ce livre souhaite donner une visibilité à cinquante-trois compositrices actives en France, issues de vingt nationalités différentes, dressant un paysage musical d'une grande diversité.