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Politique de l'écriture
Martinez Olguin Juan José ; Moreau Didier
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782343151830
C'est à la critique de la métaphysique de la toute-présence de la parousia, que se consacre le livre de Juan José Martinez Olguín, qu'il désigne comme l'horizon d'une Politique de l'écriture. Il ne faut pas entendre sous ce terme la prise en main par une institution à visée éducative des pratiques, publiques et privées, de l'acte d'écriture, un contrôle de sa production, de sa circulation et de sa diffusion. La thèse de l'auteur est que ce concept est mal construit et que cette obscurité masque ainsi le véritable pouvoir de l'écriture, qui est d'être une ontologie, une inscription dans l'être. La métaphysique instituait, depuis Platon, un sujet qui parle, et qui se tient, immobile, sous l'emprise de la phoné, sous la domination de ceux dont le logos accède à l'absolu. Ce sujet s'efface devant le geste qui écrit, et peu importe que les traces graphiques soient confiées à un manuscrit ou à la mémoire, car elles se constituent en un texte fondamental qui est le sujet en devenir. Une politique de l'écriture sera ainsi une pratique concrète de l'émancipation par l'acte d'écrire. Elle consiste à se tenir au bord de la totalité du monde, dans cette solitude qui engendre le désespoir, mais qui se dissipe d'elle-même dans le recommencement du geste qu'autorise la lecture et qui se nomme réécriture. Dans ce livre, nous est donné un aperçu du pouvoir de l'écriture, comme force de résistance contre ce qui nous uniformise.
Sur la planète, deux puissances ont des armes d'alimentation massive : l'Europe et les Etats-Unis. Pour ces derniers, c'est inacceptable. lls veulent le monopole alimentaire mondial. D'autant qu'en 2040, avec l'humanité qui comptera deux milliards de bouches de plus à nourrir et la Chine dont la puissante croissance économique génère une augmentation de la consommation, les besoins agricoles planétaires vont augmenter de 30 à 60 %. En céréales, viandes, produits laitiers, fruits, vins, bières, un fantastique marché mondial des protéines animales et végétales est en train de s'ouvrir. Les Etats-Unis en veulent la maîtrise. D'où la guerre alimentaire que leurs " farmers faucons " mènent contre l'Europe agricole en général et la France paysanne en particulier accusées d'être " l'axe du agricole " et des " Etats agricoles voyous " pratiquant des subventions agressives contraires à la sécurité alimentaire mondiale. Du Dillon round des années 60 au cycle commercial de Doha depuis 2001, en passant par l'Uruguay round, les Carla Hill, Mickey Kantor, Charlesne Barshefsky et autres Robert Zoellick du clan de la guérie agricole, multiplient les contentieux àl'OMC, les embargos et les batailles sur tout, du blé à la moule, du poulet aux bananes et, aujourd'hui, aux OGM. Pour eux, après l'Irak pétrolier, c'est le tour de l'Europe agricole. Là aussi, leurs alliés et leurs vassaux, la Grande-Bretagne évidemment, la nouvelle-Zélande ovine et laitière, l'Australie ou l'Arique du Sud viticoles, leurs esclavagisés de l'Amérique centrale bananière et de l'Amérique du sud OGMisée, leurs inféodés d'Europe de l'Est et leurs assistés d'Afrique. Sans parler de leur chevau légers des ONG et leur cheval de Troie, de Rome à Madrid. Harcelés, intimidés, de décennie en décennie, la Commission de Bruxelles et les gouvernements européens se replient sur le pacifisme agricole et, peu à peu, lâchent tout. Blair House 1992 a été un symbole de cette réédition agricole et Cancun 2003 peut être le Munich tropical de l'agriculture européenne. C'est cette guerre de civilisation, entre la faucille et le Mc Do, la France de la civilisation agriculturo-terrienne et l'empire de l'intégrisme anglo-americano-alimentaire que ce livre décrit. Avec l'enjeu angoissant : alors que paysan va redevenir le grand métier du milieu du XXlème siècle, y aura-t-il encore, dans ces années qui arrivent, des paysans européens et surtout français pour nourrir les hommes du monde ?
Guy de Maupassant (1850-1893) a tout mené à vive allure: sa vie trop brève et son oeuvre. Son nom est associé aux jours dorés du canotage sur la Seine, aux dimanches à la campagne noyés d?un soleil impressionniste. Sportif accompli, amant insatiable, écrivain célèbre jusqu?en Russie, qui était vraiment Maupassant? Ce faune à l?étroit dans les ministères renonça à la sécurité de l?emploi pour suivre son destin tragique et flamboyant. Entré dans les lettres « comme un météore », il accomplit en dix ans une des oeuvres les plus importantes de la littérature française. Ses nouvelles, mais aussi ses romans, qui sont autant de victoire contre la syphilis et la folie, sont encore aujourd?hui portées à l?écran et témoignent de son étonnante modernité.
Un roman envoûtant servi par une plume Magnifique ! L'autrice entraine dans une histoire moyenâgeuse, teintée par les légendes et les croyances. Un texte fort qui fait passer de nombreuses émotions grâce à une écriture poétique, fine, sensible et délicate. SUPERBE !!!
En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire «oui» : elle veut faire respecter son v?u de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe... Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre sainte. Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d'une sensualité prenante.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.