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Destination Saragosse. Chronique de la Colonne Durruti
Martínez Catalán Roberto ; Marcos Violette
COQUELICOT
18,00 €
Épuisé
EAN :9791090530263
Avec le livre de Roberto Martínez Catalán, Destination Saragosse - Chronique de la Colonne Durruó, nous voici revenus aux temps de la révolution espagnole ou plus exactement en 1936-1931, époque culminante de la guerre civile. Barcelone est à feu et à sang et les colonnes de miliciens issus des rangs syndicaux et politiques, se lancent vers l'Aragon où les fascistes tiennent notamment la ville de Saragosse. L'auteur s'intéresse particulièrement à la Colonne Durruti, dont le leader est emblématique de la révolution en marche. Connu pour sa participation au groupe Los Solidarios, Durruti s'est fait connaître avec ses amis D. Ascaso, A. Ortiz, G. lover et M. Garcia Vivancos au début des années 1930, pour sa "gymnastique révolutionnaire" qu'il a opposée aux troupes patronales et mise au service des piquets de grève, entre autres. Dès le début de la guerre civile, il mène sa colonne constituée de militants de la CNT, en maintenant intacts les principes antimilitaristes propre à l'organisation anarcho-syndicaliste : refus de la discipline, de la hiérarchie, des galons et autre cérémonial. Mais la guerre est là et les combats ne permettent pas à la colonne d'avancer. Nous sommes là au coeur du livre. Que faire ? Si de nombreux débats le traversent dès ce moment-là, Durruti n'en connaîtra pas le dénouement puisqu'il meurt à Madrid en novembre 1936. l'auteur aborde le devenir des colonnes anarchistes face à la montée de la militarisation. C'est avec subtilité, minutie, qu'il montre les difficultés, les incohérences, les désirs de maintenir les acquis révolutionnaires lors de la mise en place de l'Armée populaire de la République. Et il n'hésite pas à montrer comment militarisation des milices et les Evénement de mai 1937 sont étroitement intriqués. Un livre bien documenté faisant appel aux sources écrites comme le journal de la Colonne Durruti, comme aux sources orales, telles les voix des nombreux protagonistes de cette histoire qui frise ici l'épopée. Au détour d'un paragraphe, l'auteur n'hésite pas à montrer le rôle contre-révolutionnaire joué par les instances supérieures de la CNT lors des journées de mai 1937. Ainsi, à travers l'histoire de la Colonne Durruti, Roberto Martínez Catalán montre avec acuité combien elle fut le miroir de la révolution en marche et de son reflux.
Dans un village du sud de l'Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse... Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s'initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs, elle est condamnée à l'errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d'enfants, eux aussi pourvus - ou accablés - de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte: les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d'imaginer. Le merveilleux ici n'est jamais forcé: il s'inscrit naturellement dans le cycle de la vie.
Martinez Sébastien ; Wenger Elisa ; Cymes Michel ;
Vous avez une mauvaise mémoire ? En vérité, vous ignorez simplement comment la solliciter. Que diriez-vous de de citer les sommets du monde comme si vous y aviez planté votre drapeau ? De vous souvenir du prénom de tous ceux que vous croisez ? De ne plus systématiquement recourir à Internet ? D'apprendre en moins d'un mois les mille mots principaux d'une langue étrangère ? Bref, de retenir ce que vous voulez, quand vous le voulez ? Sébastien Martinez est champion de France de la mémoire et formateur en mémorisation auprès d'étudiants et d'entreprises. Dans ce livre, il explique pourquoi l'imagination, dans les arts de mémoire, est plus efficace que la répétition. Un parcours initiatique qui vous donnera de précieuses méthodes et vous aidera à développer une aptitude essentielle : l'attention.
Sur la planète, deux puissances ont des armes d'alimentation massive : l'Europe et les Etats-Unis. Pour ces derniers, c'est inacceptable. lls veulent le monopole alimentaire mondial. D'autant qu'en 2040, avec l'humanité qui comptera deux milliards de bouches de plus à nourrir et la Chine dont la puissante croissance économique génère une augmentation de la consommation, les besoins agricoles planétaires vont augmenter de 30 à 60 %. En céréales, viandes, produits laitiers, fruits, vins, bières, un fantastique marché mondial des protéines animales et végétales est en train de s'ouvrir. Les Etats-Unis en veulent la maîtrise. D'où la guerre alimentaire que leurs " farmers faucons " mènent contre l'Europe agricole en général et la France paysanne en particulier accusées d'être " l'axe du agricole " et des " Etats agricoles voyous " pratiquant des subventions agressives contraires à la sécurité alimentaire mondiale. Du Dillon round des années 60 au cycle commercial de Doha depuis 2001, en passant par l'Uruguay round, les Carla Hill, Mickey Kantor, Charlesne Barshefsky et autres Robert Zoellick du clan de la guérie agricole, multiplient les contentieux àl'OMC, les embargos et les batailles sur tout, du blé à la moule, du poulet aux bananes et, aujourd'hui, aux OGM. Pour eux, après l'Irak pétrolier, c'est le tour de l'Europe agricole. Là aussi, leurs alliés et leurs vassaux, la Grande-Bretagne évidemment, la nouvelle-Zélande ovine et laitière, l'Australie ou l'Arique du Sud viticoles, leurs esclavagisés de l'Amérique centrale bananière et de l'Amérique du sud OGMisée, leurs inféodés d'Europe de l'Est et leurs assistés d'Afrique. Sans parler de leur chevau légers des ONG et leur cheval de Troie, de Rome à Madrid. Harcelés, intimidés, de décennie en décennie, la Commission de Bruxelles et les gouvernements européens se replient sur le pacifisme agricole et, peu à peu, lâchent tout. Blair House 1992 a été un symbole de cette réédition agricole et Cancun 2003 peut être le Munich tropical de l'agriculture européenne. C'est cette guerre de civilisation, entre la faucille et le Mc Do, la France de la civilisation agriculturo-terrienne et l'empire de l'intégrisme anglo-americano-alimentaire que ce livre décrit. Avec l'enjeu angoissant : alors que paysan va redevenir le grand métier du milieu du XXlème siècle, y aura-t-il encore, dans ces années qui arrivent, des paysans européens et surtout français pour nourrir les hommes du monde ?
La mondialisation économique et financière pose un problème aux gouvernements du monde. Dès lors que, depuis soixante ans, du GATT à l'OMC, les dirigeants ont mené une politique de réduction massive des protections douanières pour, à terme, aller à leur suppression, les échanges commerciaux internationaux se font entre des pays aux coûts fiscaux, sociaux et environnementaux de production outrancièrement inégalitaires. Les conséquences de ces asymétries dans les échanges sont aussi connues que non résolues. Dans les pays développés, c'est la désindustrialisation, la désertification rurale, le chômage et la déstabilisation financière des systèmes de protection sociale. Dans les pays émergents, de la Chine au Brésil ou à l'Inde, c'est la surexploitation des hommes et de l'environnement. Faute de pouvoir rétablir les barrières douanières, dès lors que le protectionnisme n'est plus accepté et que le libre-échange a idéologiquement gagné, les gouvernements en sont réduits aux soins palliatifs. L'Europe par exemple, pour atténuer les effets du différentiel de coûts de production, baisse les cotisations sociales sur les salaires. En faisant semblant de croire que cela rétablit l'équilibre avec le travail à 25 centimes d'euros de l'heure du travailleur chinois. Dans ce désarroi politique et intellectuel, les chercheurs du Fonds Interdisciplinaire de Recherches Européennes Fiscales (FIREF) ont mis au point l'outil permettant de traiter les asymétries économiques planétaires: droit de douane de nouvelle génération parce que déductible par l'exportateur, sous forme d'un crédit douanier, de ses achats sur l'économie du pays importateur. Modulable, remboursable, négociable et bonifiable, ce nouveau droit de douane déductible réconcilie le libre commerce nécessaire et les protections économiques tout aussi indispensables
Un témoignage, parmi d'autres, sans prétention historique mais soucieux de rapporter un vécu à travers la réalité des événements. Comment naît un mouvement d'inorganisés, regroupés par affinités et ponctuellement. Quelles sources, quels courants à l'origine de ce mouvement ? Qui a aujourd'hui entendu parler des groupes libertaires autonomes, transparents et affinitaires ? Quel trajet jusqu'à la mouvance toulousaine plus antiautoritaire que libertaire ? Comment cette mouvance secoua, amusa, choqua, la vie toulousaine dans les années 1970-80. Spécificité de cette mouvance dans ses interventions entre sabotages violents et sabotages burlesques et, le plus souvent, l'humour de ses revendications. Spécificité de la rapidité des réactions offensives et de solidarité. Spécificité de ces regroupements si ponctuels et si affinitaires que les moyens répressifs sont restés impuissants la plupart du temps, ou s'en sont pris à des innocents. Et à partir de cet itinéraire particulier, ces pages veulent illustrer l'originalité de cette mouvance toulousaine.
Résumé : José Ester Borras n'était pas un homme extraordinaire. Il n'était pas de ceux dont on fait des héros. Il faisait partie des petits, des sans-grade qui participent à une histoire à l'échelle humaine. Pourtant il traversa des épisodes de la Grande Histoire, celle des livres brochés. Ouvrier tourneur dans l'Espagne des années 1930, à l'annonce de la guerre civile il s'engage dans la colonne Tierra y Libertad. Il affronte alors troupes franquistes et geôles staliniennes. Contraint de fuir en France où la Seconde guerre mondiale éclate, il choisit la Résistance. Arrêté, il se retrouve à Mauthausen où il participe à la lutte clandestine dans le Comité international. La guerre finie, il aurait pu s'en tenir là. Mais non. Embarqué dans l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), il s'acharne à défendre ceux qui étaient en butte à toutes les persécutions totalitaires, en Espagne comme en URSS. Or dans les années 1950-1960, dénoncer les camps de concentration soviétiques c'était se retrouver avec des hommes comme A. Camus ou D. Rousset face aux staliniens du PCF. Autre combat. C'était un petit, un "sans-grade" traversant l'histoire qu'il contribua à faire, à sa manière.
L'Echo des pas est resté jusqu'à ce jour inédit en français. A sa parution originale en espagnol en 1978, "le pavé de Garcia Oliver - 650 pages - y produisit quelques effets, dont l'irritation ne fut pas le moindre. C'est que le bonhomme avait l'avantage d'exaspérer d'abord les siens... Quand il proposa au Plenum du 23 juillet 1936 que la CNT prenne tout le pouvoir en Catalogne, Garcia Oliver ne fut pas suivi. Seul le canton du Bas Llobregat vota pour sa proposition. Le témoignage de celui qui fut, depuis 1919, un des hommes clé de la CNT, tour à tour garçon de café, organisateur de syndicats, homme d'action revolver au poing et... ministre de la justice est incontournable.
Lätt Nils ; Ljungvist Anita ; Simoni Renato ; Enck
L'expérience de Nils Lütt dans l'Espagne de 1937 s'articule autour de trois moments importants : sa participation à la guerre au sein de la plus connue des colonnes libertaires sur le front d'Aragon, suivie de son hospitalisation qui lui permit de vivre de près les événements tragiques de mai 1937 en Catalogne, et finalement, son expérience, assez hors de l'ordinaire pour un combattant, que fut son séjour prolongé dans une collectivité agricole. Le marin anarchiste Lätt, avec ce témoignage détaillé écrit sur le vif, nous offre une lecture passionnée et passionnante des événements d'une richesse extraordinaire de faits et de données qui se trouvent confirmés dans des études historiques récentes abordant le même sujet.