Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La grande vie
Martinet Jean-Pierre ; Dussert Eric
ARBRE VENGEUR
9,20 €
Épuisé
EAN :9782916141107
Je pensais souvent à ce cinéaste japonais, Ozu, qui avait fait graver ces simples mots sur sa tombe"Néant". Moi aussi je me promenais avec une telle épitaphe, mais de mon vivant." Adolphe Marlaud habite un appartement avec vue sur le cimetière qui domine la rue Froidevaux, une de ces rues où "on meurt lentement, à petit feu, à petits pas, de chagrin et d'ennui." N'ayant réussi à n'être ni fantôme, ni homme invisible, en exil, cet étrange voyageur d'hiver s'est fixé une ligne de conduite: "vivre le moins possible pour souffrir le moins possible." C'est sans compter sur Madame C., sa concierge, qui guette amoureusement son passage du haut de ses deux mètres pour le contraindre à des actes qu'une quatrième de couverture doit taire. Jean-Pierre Martinet, l'auteur de cette longue nouvelle parue en 1979 dans "Subjectif", est mort en 1993: il a marqué les lecteurs, trop rares, qui ont croisé son ?uvre. En attendant de redécouvrir ses textes les plus denses, cette "Grande vie" signalera aux intrépides son talent halluciné et les noirs excès de son humour désespéré.
La dernière fois que l'on avait sonné à sa porte, c'était pour lui apporter un télégramme annonçant sa mort. Il l'avait ouvert en tremblant, puis, en lisant le texte, il avait éclaté de rire. Pour fêter l'événement, il avait bu plusieurs bières rousses. [...]La mort ne lavait pas privé de sa faculté d'émerveillement, bien au contraire. Jamais il n'avait pris autant de plaisir à déambuler dans Paris."Rencontrer un mort, plutôt content de l'être - il occupait si peu de place, déjà, de son vivant -, le suivre dans ses virées nocturnes, de bières en bières, de brunes en blondes, voilà ce que propose Jean-Pierre Martinet. Il nous convie avec talent à la découverte d'une étrange nuit bleue, fantasque et fantastique, traversée par les ombres d'Henri Calet, Louise Brooks ou Emmanuel Bove. Biographie de l'auteur JEAN-PIERRE MARTINET (1944-1993) est l'auteur d'une poignée de livres publiés entre 1975 et 1986. Son nom, souvent associé à celui d'Henri Calet qu'il fit redécouvrir au début des années 80, circule pourtant dans les milieux littéraires comme étant celui de l'auteur d'un chef-d'oeuvre méconnu, Jérôme, un magnifique roman publié en 1978. Il est le prototype même, tant par son oeuvre que par sa vie, de l'écrivain maudit.
Martinet Jean-Pierre ; Lavant Denis ; Dussert Eric
Résumé : Adolphe Marlaud habite, rue Froidevaux, un appartement avec vue sur le cimetière, une de ces rues où "on meurt lentement, à petit feu, à petits pas, de chagrin et d'ennui". N'ayant réussi à n'être ni fantôme, ni homme invisible, cet étrange voyageur d'hiver s'est fixé une ligne de conduite : "vivre le moins possible pour souffrir le moins possible". C'est sans compter sur Madame C., sa concierge, qui guette amoureusement son passage du haut de ses deux mètres pour le contraindre à des actes qu'une quatrième de couverture doit taire. Jean-Pierre Martinet, l'auteur de ce texte halluciné paru en 1979, est mort oublié en 1993 : on a redécouvert depuis le sombre génie et la folie magnifique d'une oeuvre sans équivalent. Avec ce court livre, c'est son humour qui explose : il est d'un noir détergent.
Ce livre présente le handball sous toutes ses formes, d'un point de vue historique, réglementaire, institutionnel ou encore pédagogique. Il explore également les ressorts de la compétition et de l'entraînement. Il contient une analyse approfondie de l'activité et propose plus de cent situations pédagogiques concrètes, de l'initiation à la performance. Les étudiants, entraîneurs, professeurs d'EPS, ou tout simplement ceux qui jouent au handball ou sont à la recherche d'informations didactiques et pédagogiques sur le sujet y trouveront à la fois des outils théoriques et des conseils pratiques qui leur permettront d'intervenir à bon escient auprès des joueurs et joueuses.
Martinet Jean-Pierre ; Eibel Alfred ; Sorin Raphaë
Résumé : Obsédé par Polly, la jeune fille qu'il croit aimer, Jérôme Bauche se lance dans une quête hallucinée à travers une ville étrange, un peu Paris un peu Saint-Pétersbourg. Dans ce livre-monstre qui résonne comme un terrifiant éclat de rire, Martinet rend hommage à ses maîtres, Dostoïevski, Joyce, Gombrowicz ou Céline. Depuis 1978, le chef d'oeuvre de Jean-Pierre Martinet ne cesse de fasciner. Longtemps mythique car épuisé, ce n'est qu'en 2008 que Jérôme a retrouvé les tables de librairies avant de soulever l'enthousiasme de milliers d'admirateurs fervents. Aujourd'hui, pour son anniversaire, les éditions Finitude font paraître une nouvelle édition afin de gagner une nouvelle génération de lecteurs.
Que se passe-t-il quand un écrivain, par nature voué au confinement quotidien, se voit rejoint par l'ensemble d'une population qu'on invite à rester cloîtrée ? Au pire il écrit ce qui lui arrive pour constater que ses congénères font comme lui et se racontent à grand renfort d'adjectifs égotistes et d'évidences narcissiques. Engagé dans L'Autofictif depuis treize ans, Eric Chevillard a pris l'habitude de concentrer en quelques phrases l'expérience d'une journée ou d'un moment, faisant d'une contrainte une stimulation. Avec Sine die (à l'origine à une commande du journal Le Monde venue se greffer à l'entreprise journalière), il réinvente le reportage immobile, le voyage autour de ma chambre (et mon jardinet), il s'amuse à voir son univers si habituellement balisé éclater en bulles inattendues, laissant venir à lui de dérisoires mais souvent hilarantes épiphanies.
David Eitan, bibliothécaire embastillé dans un centre de soin suite à un accident survenu le jour où il enterrait son fils de vingt ans, a toujours fait preuve de méfiance face à la société. Il déchaîne désormais ses sarcasmes avec un talent qui aligne les victimes, et d'abord lui à qui plus personne ne parle sinon un compagnon SDF qui l'attend à la sortie pour l'obliger à affronter ses démons et accessoirement enquêter sur cette mort qui ne passe pas. Père anxieux après avoir été un fils confronté au divorce de parents qui ont mis la religion au centre de leurs disputes, David est un mélancolique hargneux, une catégorie rare qui a le sens du dialogue à la hache. Trouvera-t-il une issue à ses errements ? Ce premier roman qui joue avec les codes sans tomber dans la parodie est un beau début.
Imaginez un monde qui sait qu'il court à sa perte, une humanité qui ne parvient plus à trouver un sens à sa course folle, dans laquelle même la littérature, produite par des égotistes à bout de souffle, n'est plus qu'un loisir parmi d'autres. Imaginez aussi un écrivain qui décide un jour d'obliger son éditeur à publier un livre scandaleux susceptible d'ébranler jusqu'aux plus sceptiques. Si vous ne connaissez pas encore Timothy Grall, rien de plus normal : Le livre qui va le rendre célèbre dans le monde entier n'a pas encore été écrit. Inutile néanmoins d'attendre un hypothétique futur pour faire sa connaissance et suivre le chemin qui le conduira, entre rébellion et altruisme, au statut inattendu d'auteur culte. Car tout ce qu'il faut savoir sur lui est contenu dans ces pages.
Vous connaissez le passé, imaginez le futur, redoutez le présent : il vous reste à découvrir le "présent vieilli" , ce temps inédit inventé par Jacques Spitz dans un roman phénoménal considéré comme un des classiques du roman d'anticipation français. Son héros, un peintre raté résolu au suicide, va vivre une expérience hors du commun qui le conduira où nul n'est allé : inoculé par un savant fou, un bacille s'est attaqué à sa vue et lui permet de voir le monde et les êtres tels qu'ils seront dans un futur proche. Mais ce qui n'était qu'une étrange expérience devient une aventure effarante lorsqu'il réalise que le temps se dilate et qu'il "voit" de plus en plus en avant. Livre haletant sur le cauchemar d'un homme seul au milieu d'un univers en déréliction, L'oeil du purgatoire est un roman unique qui réussit à pousser une logique jusqu'à son extrême limite avec une audace et une intelligence qui ont laissé pantois ses admirateurs. Il était impensable de ne pas le proposer de nouveau à ceux qui croient que la littérature, mieux que n'importe quel art, doit nous permettre d'explorer les confins et les mystères de notre imaginaire.