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Poétique de la voix en littérature de jeunesse. Le racontage de la maternelle à l'université
Martin Serge
L'HARMATTAN
36,50 €
Épuisé
EAN :9782343048130
L'ouvrage emprunte la notion de "racontage" à Walter Benjamin et à son texte célèbre de 1936 : Le raconteur. Pour ce faire ; il ouvre les études littéraires à un corpus destiné à la jeunesse qui attire dorénavant l'attention, tant des étudiants qui se destinent aux métiers de l'enseignement et de l'éducation, que des chercheurs qui ne séparent plus le centre et les marges de la littérature, en considérant les oeuvres littéraires les plus vives comme des passages d'expériences. Aussi, cet ouvrage promeut-il une oralité de l'écriture trop souvent réduite aux paroles des personnages, en exigeant de reconfigurer la didactique de la littérature, trop assujettie aux vulgates narratologiques ou moralisatrices. Il propose enfin de suivre le plus possible les voix de l'écriture et les expériences de lecture en refusant les cadres interprétatifs définitifs ou les mises en oeuvre didactiques arrêtées. Il cherche à encourager professeurs et élèves pour qu'ils accompagnent le plus librement possible les mouvements de voix des oeuvres littéraires avec des réénonciations, reprises de voix du racontage continué, nécessaires pour une transmission des oeuvres de la maternelle à l'université.
La critique littéraire, la linguistique, la phénoménologie, l'esthétique, etc., proposent le plus souvent une relation critique sans une critique de la relation dans et par le langage. Après avoir opéré la critique des pensées substantialistes qui entretiennent les dualismes (le même et l'autre, la présence et l'absence, l'ordinaire et la fête, etc.) dans L'Amour en fragments. Poétique de la relation critique (Artois Presses Université, 2004), il a fallu engager la réflexion critique au plus près des mouvements relationnels subjectifs dans Rythmes amoureux. Poétique du corps-langage (Comp'Act, 2006). En prenant appui sur un corpus importants de textes poétiques de ces trente dernières années, connus et inconnus, majeurs et mineurs, poètes et œuvres permettent d'observer des subjectivations singulières (individuelles et/ou collectives ; culturelles et/ou personnelles) qui vivent de l'amour, c'est-à-dire de la relation au plus haut point. Alors peuvent être reconsidérées des dichotomies comme celles du lyrisme et du formalisme, de la poésie et de la chanson, de la vie et de la littérature aujourd'hui, au cœur des vies et des expériences, c'est-à-dire au cœur du langage : non seulement ce qui s'y dit mais surtout ce qui s'y fait. Parce que c'est ce dernier point de vue qui intéresse la poétique comme critique de l'individu et de la société par la critique du langage. L'enjeu est bien celui du défi que lance la relation amoureuse à une théorie du langage. Cette relation qui ne cesse de faire la une des magazines, de jouer le premier rôle dans les romans et, dit-on, de répondre absent dans les poèmes... Alors le défi de l'amour devient aussi le défi du langage : penser la relation dans et par le langage. Finalement cet ouvrage cherche à poser les fondements d'une anthropologie historique du langage afin d'indiquer les conditions d'une pensée de la relation et donc de la relation amoureuse hors de tout psychologisme ou sociologisme.
Résumé : La revue dirigée par Georges Lambrichs aux éditions Gallimard de 1967 à 1977, constitue une aventure collective de singularités remarquables. Peu mentionnée dans les histoires littéraires quand, par exemple, Tel Quel des éditions du Seuil l'est abondamment, la revue Les Cahiers du Chemin est celle d'un homme, éditeur, auteur et revuiste, dont cet essai tente d'abord le portrait. En mettant l'accent sur la poétique critique des écritures qui s'y sont rassemblées, il modifie le regard porté sur le champ littéraire de cette période, souvent réduit à la dichotomie des avant-gardes opposées au pôle traditionnel représenté d'abord par la N.R.f. Enfin, relisant Les Cahiers du Chemin, cet essai permet d'évoquer nombre de ses contributeurs hors de tout isolement et sans gommer les spécificités de chacun. Perros, Stéfan, Pachet, Chaillou, Trassard, Butor, Réda, Deguy et Meschonnic, sans oublier Le Clézio, participent ainsi à une reconfiguration du champ littéraire au tournant des années soixante-dix. Les auteurs des Cahiers du Chemin dessinent une constellation dans ce champ, que l'essai désigne du titre d'un ouvrage de Lambrichs : les fines attaches.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.