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LES CAHIERS DU CHEMIN (1967-1977) DE GEORGES LAMBRICHS
MARTIN (SERGE)
CHAMPION
40,00 €
Épuisé
EAN :9782745326324
La revue dirigée par Georges Lambrichs aux éditions Gallimard de 1967 à 1977, constitue une aventure collective de singularités remarquables. Peu mentionnée dans les histoires littéraires quand, par exemple, Tel Quel des éditions du Seuil l'est abondamment, la revue Les Cahiers du Chemin est celle d'un homme, éditeur, auteur et revuiste, dont cet essai tente d'abord le portrait. En mettant l'accent sur la poétique critique des écritures qui s'y sont rassemblées, il modifie le regard porté sur le champ littéraire de cette période, souvent réduit à la dichotomie des avant-gardes opposées au pôle traditionnel représenté d'abord par la N.R.f. Enfin, relisant Les Cahiers du Chemin, cet essai permet d'évoquer nombre de ses contributeurs hors de tout isolement et sans gommer les spécificités de chacun. Perros, Stéfan, Pachet, Chaillou, Trassard, Butor, Réda, Deguy et Meschonnic, sans oublier Le Clézio, participent ainsi à une reconfiguration du champ littéraire au tournant des années soixante-dix. Les auteurs des Cahiers du Chemin dessinent une constellation dans ce champ, que l'essai désigne du titre d'un ouvrage de Lambrichs : les fines attaches.
L'ouvrage emprunte la notion de "racontage" à Walter Benjamin et à son texte célèbre de 1936 : Le raconteur. Pour ce faire ; il ouvre les études littéraires à un corpus destiné à la jeunesse qui attire dorénavant l'attention, tant des étudiants qui se destinent aux métiers de l'enseignement et de l'éducation, que des chercheurs qui ne séparent plus le centre et les marges de la littérature, en considérant les oeuvres littéraires les plus vives comme des passages d'expériences. Aussi, cet ouvrage promeut-il une oralité de l'écriture trop souvent réduite aux paroles des personnages, en exigeant de reconfigurer la didactique de la littérature, trop assujettie aux vulgates narratologiques ou moralisatrices. Il propose enfin de suivre le plus possible les voix de l'écriture et les expériences de lecture en refusant les cadres interprétatifs définitifs ou les mises en oeuvre didactiques arrêtées. Il cherche à encourager professeurs et élèves pour qu'ils accompagnent le plus librement possible les mouvements de voix des oeuvres littéraires avec des réénonciations, reprises de voix du racontage continué, nécessaires pour une transmission des oeuvres de la maternelle à l'université.