Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Chercher les passages avec Daniel Delas
Martin Serge
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782747555388
Daniel Delas est - selon ses termes - "poéticien" et "universitaire professeur de français". Né le 20 mars 1937, il est reçu à l'agrégation de Lettres classiques en 1963 et docteur d'Etat en 1989. D'abord professeur de lycée, il enseigne à Paris-X Nanterre comme assistant (1968-1970), maître-assistant (1970-1984), maître de conférences (1985-1994) puis rejoint en 1994 la jeune Université de Cergy-Pontoise comme professeur. Depuis 2003, il se consacre exclusivement à la recherche. Longtemps co-responsable des équipes "Rythme" et "Littératures francophones" de RITM (Recherches Interdisciplinaires sur les Textes Modernes), Daniel Delas a dirigé la revue Le Français aujourd'hui et la collection Référence aux éditions Bertrand-Lacoste. Il dirige aujourd'hui la revue Etudes Littéraires Africaines. Auteur d'un Linguistique et poétique (1972, avec J. Filliolet) et d'un Roman Jakobson (1993), il multiplie les travaux de poétique, stylistique, didactique, lexicographie... Les collègues et amis ici rassemblés rendent hommage au "passeur" en poétique, une poétique qui est aussi une éthique de l'amitié, de la solidarité, de la rencontre entre les disciplines, les aires géographiques, les peuples, les époques.
Résumé : La revue dirigée par Georges Lambrichs aux éditions Gallimard de 1967 à 1977, constitue une aventure collective de singularités remarquables. Peu mentionnée dans les histoires littéraires quand, par exemple, Tel Quel des éditions du Seuil l'est abondamment, la revue Les Cahiers du Chemin est celle d'un homme, éditeur, auteur et revuiste, dont cet essai tente d'abord le portrait. En mettant l'accent sur la poétique critique des écritures qui s'y sont rassemblées, il modifie le regard porté sur le champ littéraire de cette période, souvent réduit à la dichotomie des avant-gardes opposées au pôle traditionnel représenté d'abord par la N.R.f. Enfin, relisant Les Cahiers du Chemin, cet essai permet d'évoquer nombre de ses contributeurs hors de tout isolement et sans gommer les spécificités de chacun. Perros, Stéfan, Pachet, Chaillou, Trassard, Butor, Réda, Deguy et Meschonnic, sans oublier Le Clézio, participent ainsi à une reconfiguration du champ littéraire au tournant des années soixante-dix. Les auteurs des Cahiers du Chemin dessinent une constellation dans ce champ, que l'essai désigne du titre d'un ouvrage de Lambrichs : les fines attaches.
La critique littéraire, la linguistique, la phénoménologie, l'esthétique, etc., proposent le plus souvent une relation critique sans une critique de la relation dans et par le langage. Après avoir opéré la critique des pensées substantialistes qui entretiennent les dualismes (le même et l'autre, la présence et l'absence, l'ordinaire et la fête, etc.) dans L'Amour en fragments. Poétique de la relation critique (Artois Presses Université, 2004), il a fallu engager la réflexion critique au plus près des mouvements relationnels subjectifs dans Rythmes amoureux. Poétique du corps-langage (Comp'Act, 2006). En prenant appui sur un corpus importants de textes poétiques de ces trente dernières années, connus et inconnus, majeurs et mineurs, poètes et œuvres permettent d'observer des subjectivations singulières (individuelles et/ou collectives ; culturelles et/ou personnelles) qui vivent de l'amour, c'est-à-dire de la relation au plus haut point. Alors peuvent être reconsidérées des dichotomies comme celles du lyrisme et du formalisme, de la poésie et de la chanson, de la vie et de la littérature aujourd'hui, au cœur des vies et des expériences, c'est-à-dire au cœur du langage : non seulement ce qui s'y dit mais surtout ce qui s'y fait. Parce que c'est ce dernier point de vue qui intéresse la poétique comme critique de l'individu et de la société par la critique du langage. L'enjeu est bien celui du défi que lance la relation amoureuse à une théorie du langage. Cette relation qui ne cesse de faire la une des magazines, de jouer le premier rôle dans les romans et, dit-on, de répondre absent dans les poèmes... Alors le défi de l'amour devient aussi le défi du langage : penser la relation dans et par le langage. Finalement cet ouvrage cherche à poser les fondements d'une anthropologie historique du langage afin d'indiquer les conditions d'une pensée de la relation et donc de la relation amoureuse hors de tout psychologisme ou sociologisme.
La poétique est traditionnellement prise au tourniquet des universaux et des singularités. Les premiers ignorent ou instrumentalisent les œuvres et les poèmes, les secondes empêchent une théorie d'ensemble, du langage et des actes de littérature. L'ensemble des processus de subjectivation sont alors tenus hors langage, tout comme la relation. La poétique sombre dans une rhétorique ou une stylistique qui se redistribuent généralités ou originalités selon des pouvoirs régionaux quand il faudrait au contraire montrer le continu éthique et politique des poèmes au langage, et des œuvres à la vie. Mais aussi montrer la force du langage dans les poèmes. Il s'agit ici précisément d'accompagner cette force. Le cas l'œuvre de Bernard Vargaftig. La méthode : une relation critique pour la poétique, relation tenant ensemble l'empirisme d'une écoute et l'utopie d'une théorie. Le pari : que l'œuvre de Vargaftig soulève la poésie. Le défi : que sa lecture critique puisse soulever la poétique. Dans ce défi, il y a l'utopie de la relation poétique ; l'utopie du poème comme relation au cœur du langage, de tout le langage. Utopie où, contre les séparations traditionnelles et les éclectismes d'époque, poétique, éthique et politique peuvent rendre intempestive la relation par et dans le langage.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.