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Le fou, Roi des théâtres suivi de Parlerie du Ruzante qui revient de guerre et Voyage en Commedia de
Martin Serge ; Pezin Patrick
ENTRETEMPS ED
27,00 €
Épuisé
EAN :9782912877116
De l'antiquité jusqu'au XVIIe siècle, les riches et les puissants eurent toujours auprès d'eux des bouffons ou des fous. Le fou était le provocateur suprême. Serge Martin nous conte les multiples transformations de ce personnage, serviteur, amuseur, capricieux, sauvage, imprévisible, fantaisiste, dérisoire, superficiel... que l'on retrouve tout au long de l'histoire du théâtre. Il s'agit là d'une réédition très attendue du livre que Serge Martin avait déjà fait paraître en 1985 dans la série BouffonneriesL'un des phénomènes les plus importants de l'histoire du théâtre moderne, la Commedia dell'Arte, fut développé par des personnes aux professions jugées toujours basses ou infamantes: bouffons, charlatans, saltimbanques, acrobates et prestidigitateurs publics... des acteurs qui enfreignaient ouvertement les règles dominantes. Cette seconde partie du livre est un recueil de leurs textes, avec des prologues, des scènes de contrastes, des tirades, des bons mots et des répliques qui pouvaient servir dans différentes occasions. Des paroles d'acteurs pour les acteurs
Daniel Delas est - selon ses termes - "poéticien" et "universitaire professeur de français". Né le 20 mars 1937, il est reçu à l'agrégation de Lettres classiques en 1963 et docteur d'Etat en 1989. D'abord professeur de lycée, il enseigne à Paris-X Nanterre comme assistant (1968-1970), maître-assistant (1970-1984), maître de conférences (1985-1994) puis rejoint en 1994 la jeune Université de Cergy-Pontoise comme professeur. Depuis 2003, il se consacre exclusivement à la recherche. Longtemps co-responsable des équipes "Rythme" et "Littératures francophones" de RITM (Recherches Interdisciplinaires sur les Textes Modernes), Daniel Delas a dirigé la revue Le Français aujourd'hui et la collection Référence aux éditions Bertrand-Lacoste. Il dirige aujourd'hui la revue Etudes Littéraires Africaines. Auteur d'un Linguistique et poétique (1972, avec J. Filliolet) et d'un Roman Jakobson (1993), il multiplie les travaux de poétique, stylistique, didactique, lexicographie... Les collègues et amis ici rassemblés rendent hommage au "passeur" en poétique, une poétique qui est aussi une éthique de l'amitié, de la solidarité, de la rencontre entre les disciplines, les aires géographiques, les peuples, les époques.
FIGURES DE FEMMES / FIGURES SOCIALESL'histoire du théâtre se construit essentiellement autour de figures remarquables et rebelles qui ont marqué leur époque et dont la trace perdure avec le temps.Ce sont des auteurs, acteurs/actrices, metteur(e)s en scène ou théoriciens - existe-t-il des théoriciennes? - qui ont choisi la scène comme endroit d'expression pour exercer leur art. En France comme en Grande-Bretagne, le rôle des femmes dans la construction d'un parcours artistique original est relativement récent et s'inscrit dans l'histoire de l'émancipation féminine et sociale. Il s'agit d'une lutte de reconnaissance qui s'égrène tout au long des siècles et dont l'aboutissement n'est pas encore écrit. Le monde occidental pense s'enorgueillir d'une libération exemplaire, cependant les étapes demeurent provisoires, incertaines et les acquis constamment précaires. Si l'on perçoit le milieu artistique comme un endroit emblématique de la lecture d'une époque, les femmes n'y occupent qu'une place individuelle, souvent héroïque, mais inscrivent rarement leur présence dans des mouvements ou des dynamiques spécifiques. Si l'on considère le théâtre dans un raccourci panoramique quelque peu simpliste et subjectif mais révélateur, on peut brosser quelques rares parcours que l'histoire accepte de garder en mémoire.En France, il est notable que les comédiennes n'imposent leur présence sur scène qu'à dater de 1577, grâce à Catherine de Médicis et aux Italiens qui admettent les femmes dans leurs représentations de commedia dell'arte.
Les années soixante-dix ont constitué un tournant dans l'histoire du théâtre vivant. Or, durant cette décennie, une revue, Travail théâtral accompagne cette histoire et en consigne les principaux éléments. Ce livre s'attache à décrire la spécificité de la revue et à montrer qu'elle est le réceptacle et, dans une certaine mesure, le moteur d'un processus de bouleversement culturel. Porteuse, à son origine, de " l'esprit de Mai ", elle adhère à la tradition marxiste anti-stalinienne et se fait la représentante d'un brechtisme non-orthodoxe. Elle se place du côté du " jeune théâtre" et défend sa revendication de donner au théâtre un contenu politique et d'y intéresser le " non-public ". Elle fait entendre des voix singulières : celles d'artistes, d'auteurs et d'intellectuels de son temps. Elle reconnaît et fait connaître les avant-gardes. En donnant à certaines de ces expériences (comme celles menées par le Théâtre du Soleil ou par Augusto Boal) une valeur exemplaire, Travail théâtral ne fait pas simplement écho à ces bouleversements, mais entend y participer et jouer à sa manière un rôle moteur dans la constitution d'un théâtre de l'avenir.
«Dans ce voyage à deux souffles,Deux visages, deux noms, deux oublis,Tout se fait double entre les mainsComme si cela était un et son fantôme.»Roberto JuarrozAu salut ils sont trois, apparaissant sur le plateau du théâtre devant une toile monumentale: Clément Debailleul, Raphaël Navarro et Louis Debailleul. Que s'est-il passé? Nous n'avons vu sur scène qu'un seul acteur.Nous n'avons vu qu'un seul personnage. Un personnage abstrait, jonglant et dansant parmi les strophes de Michel Butor, qu'entourent en brume vaporeuse les lignes chantantes du piano de Messiaen. Jusqu'à ce que l'obscurité ne se fasse sur le plateau, et que le même personnage ne poursuive son chemin dans le noir, en manipulant des balles lumineuses, avec des mouvements dont la trace s'imprime magiquement dans l'espace immobile. Alors les acteurs se substituent l'un à l'autre, à l'insu des spectateurs.C'est tout le sens du titre de ce premier spectacle de la compagnie 14:20, SoloS. Il ne s'agit pas de sol/"successifs, mais bien d'une performance cohérente, d'une présence continue, que peuvent incarner différents acteurs-manipulateurs. Le titre palindrome évoque également la structure en chiasme autour de laquelle s'articule le spectacle: une dilatation des possibles de l'espace, puis du temps, puis des deux à la fois, sur l'intrigue narrative d'une tombée de la nuit, virtuelle, mais néanmoins sensible. Car SoloS est d'abord une invite à se mettre à l'écoute du trajet planétaire, de l'heure exquise au lever de Lune.Le projet de cet écrit est d'aborder les différents aspects du spectacle, en utilisant le scénario et le déroulé de SoloS comme la trame d'une digression intuitive.Au-delà d'une description objective, afin de se remémorer le spectacle, il s'agira d'entraîner le lecteur dans l'atmosphère de SoloS, de comprendre le texte de Michel Butor, d'approcher l'univers et la démarche de 14:20, d'interroger les processus d'écriture (du poème - au jonglage - à la peinture - et à la magie nouvelle).Ainsi la durée de lecture de ce texte est équivalente à celle du spectacle, les séquences narrées sont décrites aux mêmes instants que leurs apparitions lors de leurs représentations et dans leurs temporalités initiales. Les «silences» du texte correspondent aux silences du spectacle, une écriture plus mouvementée à ses allures vives, une autre plus répétitive à ses mouvements ralentis, etc.De même, au cours de cette représentation littéraire et fictive, les moments clés du texte de Michel Butor apparaissaient aux instants donnés essentiels des séquences pour leurs valeurs rythmiques, narratives ou métaphoriques.Du texte au spectacle, chaque séquence s'entrecroise ainsi. Dans un dialogue imaginaire avec l'oeuvre vivante et la disparition de sa représentation. Car c'est le propre de toute oeuvre de spectacle vivant: naître en se sachant devenir un jour ou l'autre invisible, mais laisser pourtant bel et bien une trace tangible presque regardable quelque temps après."
Forss Carl-Johan ; Dotzek Dietrich ; Valdeyron Mar
Comment réparer une table d'harmonie ? Démonter des chevilles ? Augmenter ou réduire la charge des cordes ? Voilà un aperçu des questions que tout bon technicien du piano est un jour amené à se poser. En s'appuyant sur les nombreuses illustrations du livre et grâce aux exercices et conseils pratiques donnés par Carl-Johan Forss, le lecteur pourra rapidement être en mesure de mettre en application les directives de l'auteur. S'exercer auprès d'un professionnel reste bien sûr indispensable, l'ouvrage ayant pour vocation de fournir des bases théoriques essentielles à l'apprentissage. Il présente de manière approfondie la facture et la réparation du piano et développe dans chaque chapitre l'évolution historique des éléments de cet instrument.