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Le flou et la photographie. Histoire d'une rencontre (1676-1985)
Martin Pauline
PU RENNES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782753592087
Au-delà d'une seule recherche historique et sans se limiter à l'analyse d'une forme photographique, cette étude aborde le flou à l'aune des enjeux phénoménologiques qu'il soulève. A partir d'une enquête minutieuse dans les textes historiques français - du XVIIe au XXe siècle - sur la manière dont le "? flou ? " est mobilisé et discuté, l'étude aborde d'abord ses particularités dans la peinture, avec un détour par le cinéma. Elle tente ainsi de mieux saisir la complexité de la fortune critique de la notion au XIXe siècle et l'histoire de sa légitimation dans le champ photographique qui éclot véritablement dans la seconde moitié du XXe siècle. Tiraillé entre l'erreur technique primaire qu'il désigne et les ambitions artistiques qu'il promet, le flou engage souvent des enjeux contradictoires : il contribue à la fois à renforcer la mimêsis et à la détruire ; il affirme des valeurs bourgeoises tout en étant aussi un agent révolutionnaire ; il est associé à la pratique amateure comme à l'expertise technique la plus aboutie. Artistiques, moraux, sociaux, politiques, philosophiques et psychanalytiques, les débats soulevés par la forme témoignent du puissant levier que représente le flou pour articuler une réflexion critique sur l'histoire de la photographie dans la perspective d'une philosophie du regard.
Biographie de l'auteur David B. naît à Nîmes en 1959. Après l'école Duperré à Paris, il œuvre pour «Chic»,«Circus» ou encore «Okapi». En 1990, il est l'un des sept auteurs qui fondent «L'Association». Il y publie notamment «L'Ascension du Haut Mal», histoire en six volumes de son enfance auprès d'un frère épileptique, qui lui vaut une renommée mondiale.
Bébé grandit, il marche, il observe et il imite le cri des animaux !Après Bébé et Cache-cache Bébé, Pauline Martin nous présente ici un bébé qui commence tout juste à marcher et part sur ses deux jambes découvrir le monde vivant. Au cours d'une promenade à la campagne, Bébé croise des animaux familiers et écoute les cris qu'ils produisent. Chacun a son langage : d'un petit "miaou" à un grand "hihan", Bébé comprend la singularité et l'identité de chaque animal en l'observant de tout près et en lui associant "son bruit spécifique". Alors qu'ils ne sont pas encore capables de prononcer des mots, les tout-petits aiment explorer les différentes tonalités de sons qu'ils émettent. Ainsi, imiter le bruit d'un animal est adapté tant à leur compétence qu'à leur plaisir et devient pour Bébé comme pour le lecteur un jeu réjouissant à partager.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour