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Les métamorphoses de l'assurance maladie. Conversion managériale et nouveau gouvernement des pauvres
Martin Pascal
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753551374
La sécu, tout le monde en parle, tout le monde la connaît ou croit la connaître. De cette institution, on retient les déficits récurrents et, du célèbre sketch de Coluche, que ses agents surveillent la pendule pour ne pas louper l'horaire de la sortie. Or, elle est en réalité fort méconnue, au sens où elle n'est pas reconnue à sa juste valeur. Pour le coup, on ignore totalement les difficultés auxquelles ses agents d'accueil doivent faire face pour continuer à remplir une mission de service public auprès des usagers. En effet, avec la mise en oeuvre de la réforme managériale de l'assurance maladie, décrite minutieusement dans cet ouvrage, la surveillance porte sur les objectifs chiffrés définis par la hiérarchie et la pendule qui concentre toute l'attention est celle qui mesure la durée des entretiens avec les "clients" à l'accueil. Ainsi, l'évaluation de la "qualité de service" et des compétences des agents se réduit à une norme strictement quantitative, au mépris de la satisfaction des besoins des usagers les plus précaires. De ce nouveau dispositif managérial sourd une véritable souffrance chez les agents les plus attachés à l' "utilité sociale" de leur mission. Du côté des usagers, ceux qui demandent à bénéficier de la couverture maladie universelle (CMU) complémentaire ou de l'aide médicale Etat (AME) doivent "prendre leur mal en patience" car l'accès au droit dans un département qui concentre les indices de précarité relève pour ainsi dire du "parcours du combattant". A partir d'une enquête ethnographique réalisée dans une caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la région parisienne, l'auteur nous immerge dans le quotidien des agents de base (street-level bureaucrats) positionnés à l'intersection entre la main gauche (missions sociales) et la main droite (missions régaliennes) de l'Etat.
A Saint-Jean-du-Verdon, en Provence, se produisent des cas de morts très suspectes. Eva, coureur de nuits, émissaire de l'organisation secrète l'Oeuvre, y est envoyée d'urgence. Or, dans ce même village, les parents d'Eva ont mystérieusement disparu, trente cinq ans plus tôt. Simple coïncidence? Rapidement, la jeune femme est confrontée à l'hostilité des villageois et à d'inquiétantes mises en garde. Car elle a découvert que Saint-Jean-du-Verdon a été clandestinement transformé en laboratoire à ciel ouvert, ses habitants vivant à leur insu tels des cobayes. Le résultat des expérimentations constitue des documents hautement stratégiques qu'Eva a pour mission de récupérer. C'est compter sans l'homme de l'ombre, le Fennec. Eva devra également affronter les fantômes du passé qui resurgissent pour raconter sa propre histoire, le drame de ses parents, étrangement lié à son enquête... Le renouveau du polar à la française: action, humour et suspense.
La capitaine Sybille de Berneville, baronne de son état, descend d'une famille d'aristocrates désargentés. Sa grand-mère gère un gîte libertin dans le château familial. Elle est très attachée à son patrimoine historique. Le lieutenant Lucien Togba est issu d'une famille centrafricaine immigrée dans les années 60. Il est le produit de la méritocratie républicaine. Il est très attaché aux valeurs familiales et catholiques. Ils ont tout pour s'entendre et pour former un duo d'enquêteurs affûtés. Ca tombe bien, ils retrouvent une voiture accidentée dont la conductrice n'est pas la propriétaire. D'ailleurs, celle à qui appartient le véhicule a disparu, tout comme son associé dans un business d'accessoires et de produits érotiques pour couples. Un contexte favorable, ou pas, pour que Sybille et Lucien fassent connaissance au cours de leur première enquête commune.
Dans les Landes, un "camp de vacances" à la discipline quasi militaire est le théâtre d'un complot machiavélique. Noël 2008. On retrouve à Paris le corps d'une femme transformée en véritable bombe ambulante. Curiosité macabre: elle a été gavée comme une oie... de virus et de prions. Peu de temps après, Foch, le mystérieux chef de l'OEuvre, envoie un de ses coureurs de nuits, le Bonsaï, à Ecovie, étrange camp de vacances tenu par un exilé russe. Le site, immense, est cerné par une barrière de fils barbelés et entouré de miradors. De riches hommes d'affaires s'y retrouvent et se plient à un règlement sectaire qui prône un retour sans concession à la nature. Alors qu'au sein du camp de mystérieuses disparitions ont donné naissance à la rumeur de l'existence de l'"Ogre des Landes", le Bonsaï ne tarde pas à recevoir un curieux message: "L'Ogre est parmi nous. Vous êtes sa prochaine victime"...
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.