Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Distance ludique, distance critique ? Des usages du jeu dans les dispositifs de travail et de leurs
Martin Lydia ; Vollaire Christiane ; Bernardini Al
LOCO
15,00 €
Épuisé
EAN :9782843140594
C'est sur la notion de distance que cet ouvrage se fonde, car elle est au coeur de la notion de jeu : dire qu'il y a du jeu, c'est dire qu'il y a un espace entre les deux pièces d'un rouage, qui permet son fonctionnement. Or la distance est précisément aussi la condition d'un regard critique. Partant d'un questionnement historique et conceptuel sur les relations entre jeu et travail, ce livre associe la recherche d'une psychologue et celle d'une philosophe sur les rapports de pouvoir que ces relations induisent et les usages contemporains du jeu, dans ses modalités aussi bien sportives que théâtrales, physiques que numériques. La question du management, centrale dans le monde du travail contemporain, y est abordée aussi bien par l'expérience exige de la psychologue sur le terrain de l'entreprise, que par ses ancrages et ses liations historiques, du fordisme industriel à l'autoritarisme politique. L'ouvrage se clôt par une réflexion sur la notion de jeu de pouvoir, centrale dans la pensée de Michel Foucault pour analyser les gouvernementalités contemporaines autant que pour soutenir la possibilité des contre-pouvoirs.
Paoustovski Constantin ; Delt Lydia ; Martin Paule
Résumé : "Le premier récit de Constantin Paoustovski a été publié en 1911. De 1932 aux années cinquante, il a écrit des textes qui relèvent du genre appelé poviest en russe, mot que nous traduisons par histoire ou récit, et qui constituent une sorte d'épopée de la transformation de la nature par l'homme. A cela s'adjoignent des récits plus romanesques, des nouvelles ou des contes, des biographies, deux pièces de théâtre dont Lermontov et Pouchkine sont les protagonistes. L'Histoire d'une vie couronne cette oeuvre. Il serait absurde de tenter d'en résumer les quatre volumes qui, au-delà de l'autobiographie, décrivent de l'intérieur l'aventure de tout un monde. Paoustovski jouit aujourd'hui, comme peut-être aucun écrivain en URSS, de la confiance des plus jeunes ; c'est qu'ils le croient, lui au moins, comme un témoin véritable, un homme que rien ne peut détourner de la vérité". Aragon.
Les romans de Jane Austen (1775-1817) font l'objet d'adaptations cinématographiques bien différentes. Elles dépendent de la manière dont l'équipe du film les perçoit en fonction de l'époque du tournage et d'une foule de données, parmi lesquelles le contexte culturel, l'évolution de la pensée sociopolitique, le goût du public et l'argent investi dans la production. Intervient également l'image de la romancière sur laquelle n'existe aucun consensus critique, notamment en ce qui concerne la teneur idéologique de son œuvre. Dans une langue claire, sans recherche d'effets, Lydia Martin explore les romans de Jane Austen et leurs adaptations, qu'il s'agisse de films d'époque ou de transpositions proximisantes se déroulant en Inde ou dans le Beverly Hills d'aujourd'hui. Elle utilise une démarche qui combine la psychocritique, la sociocritique, l'histoire des idées et des mentalités, ainsi que la critique générique, l'esthétique de la réception et l'étude plus spécifiquement économique.
Résumé : Ce Journal intime est rempli de souvenirs, de rêves et d'échanges riches en situations, paroles amoureuses et postures au point de composer presque un manuel de savoir (s')aimer. Grâce à la langue directe de Lydia Vázquez et de la main de maître de Miguel Ángel Martín, un univers d'une grande force s'y dessine où le lecteur et la lectrice glisseront pour devenir autres, plus libres. Il est magnifiquement illustré par Miguel Ángel Martín, un des plus grands dessinateurs de la bande dessinée espagnole, encensé par le public espagnol, italien ou japonais et publié pour la première fois en France.
Résumé : Désireux de changer sa vie et de se lancer dans l'écriture, Roschdy va trouver l'inspiration en la personne d'une inconnue profondément choquée par la mort subite de son compagnon. Sans rien connaitre de cette femme qui s'installe dans l'avion sur le siège voisin du sien, il va lui imaginer un passé et dérouler une histoire d'une profonde humanité. Roman dans le roman, le récit de la vie de l'inconnue et celle de Roschdy vont dialoguer en une dialectique qui aborde aussi bien les questions de l'amour, du deuil, de la douleur et de la résilience que celles, plus générales, d'une société juste, réparatrice, fraternelle.
Guidé par le souvenir d'une femme à corps de serpent, aperçue à l'automne 1976 dans une baraque de la foire de Negreni (Transylvanie), Emmanuel Raquin-Lorenzi entreprend d'explorer les divers ordres de représentation et d'expression qu'on peut recueillir parmi les populations du bassin des trois Cris (le Rapide, le Noir et le Blanc), rivières de montagne qui délimitent le pays du Lac, au nord-ouest des Carpates roumaines. Une enquête ethnographique de terrain menée pendant plus de vingt ans permet au narrateur de conter sa progressive découverte des mouvements de pensée propres aux populations mélangées de ce vieux pays. Ces chemins le conduisent à découvrir de quasi-rituels, comme celui de la reine des moissons qui ne cesse pendant quelques jours de parcourir sans s'arrêter le village, les champs et les pâturages, mais vient rendre hommage à une fille-chêne attachée à sa clairière. Il rencontre ainsi de belles figures ; le grand Ioan, berger de Delani, son meilleur informateur ; Marika, la rieuse, dont le rire, ombré par la mort de sa fille, apaise ou exaspère la douleur des deuils ; Petru le sourcier qui vit parmi les rochers ; Emeder, le merveilleux Tsigane qu'on appelle au printemps pour qu'il installe ses miroirs dans des fermes au bord des bois... Ce livre propose en fin d'ouvrage une petite anthologie de textes d'écrivains de ce pays. Deux niveaux de photographies parcourent Le Pays du Lac : les unes, illustration classique du discours ethnographique, reproduites le plus souvent dans le texte, documentent objets et choses, scènes ou lieux analysés au cours des enquêtes ; les autres interviennent comme une suite autonome, hors texte, sans commentaire, sans rapport direct au discours ethnographique ni aux textes littéraires, y insérant des routes, des ombres, des eaux, des paysages, quelques regards...
La nuit craque sous nos doigts reprend plusieurs années de photographie de Sarah Ritter. Sarah Ritter ne travaille pas par anticipation, mais par "occasions" , arpentage de terrains divers, sans savoir précisément à l'avance ce qu'elle cherche. Ces occasions lui permettent d'accumuler un certain nombre d'images qui, peu-à-peu, trouvent leur place dans son oeuvre et s'articulent ensemble. Elle cherche un point de bascule entre le visible, le montré dans l'image, et ce qu'on ne voit pas. Au coeur de cette intention aveugle, le montage des images entre elles devient comme un choeur, équivocité affirmée.
Une nouvelle photographe, Vivian Maier, est découverte en 2010 alors qu'elle vient de disparaître. Ses dizaines de milliers de clichés, dont une majorité de négatifs non développés, ont été découverts après sa mort, faisant d'elle une artiste célèbre. A partir de là, tous s'interrogent sur l'histoire de cette femme, sur sa personnalité, et découvrent qu'elle a aussi, un lien très fort avec la France. Françoise Perron est partie sur ses traces, à New York, à Chicago et dans les Hautes- Alpes et a recueilli le récit de ceux qui l'ont bien connus en France et aux Etats-Unis, dévoilant ainsi, au-delà de la caricature de nounou acariâtre, qui a souvent circulé à son sujet, une personnalité trouble et attachante.
Le photographe Meyer nous livre une histoire inédite et personnelle, celle de Lunacy, une rave Party emblématique des débuts du mouvement House et Tekno en France. Témoignage rare de ce courant important de contre culture, Lunacy est avant tout l'histoire d'une fête et d'une rencontre avec la créativité et l'anticonformisme du monde underground. Huit rendez-vous ont eu lieu entre 1993 et 1995 dans un entrepôt de Genevilliers-port. L'enjeu n'est pas de faire un simple retour sur cette époque, mais de questionner la portée et le poids de la contre culture dans nos sociétés contemporaines, sa radicalité politique. Les images sont sans recul, noires, inconsciemment noyées dans la substance du dancefloor, perdues dans le jeu troublant de l'apparition et de la disparition et s'inscrivent ainsi dans la réflexion singulière du collectif Tendance Floue qui est de jouer sur la corde sensible qui relie la photographie documentaire à la démarche artistique.