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Enfer de la philosophie
Martin Jean-Clet
LEO SCHEER
15,00 €
Épuisé
EAN :9782756103853
Qu'est-ce que la philosophie occidentale, habituée aux sommets lumineux de la raison, peut dire des sous-sols, des bas-fonds, des zones obscures de l'humanité qui côtoient l'enfer ? Jean-Clet Martin, poursuivant son travail d'exploration des marges et des recoins de l'histoire de la pensée, qui lui vaut une place singulière dans le paysage philosophique français, tente dans ce nouvel essai de faire surgir de l'ombre " des formes immaculées que le philosophe ne peut apercevoir qu'en devenant tout autre ". Il explore, par de courts textes qui sont autant de coups de sonde dans la nuit, l'angoisse, la mort, la déchéance, la folie, la misère, l'absence de Dieu, tout ce qui échappe aux différents triomphes de l'homme sur l'homme. On retrouve, au fil de cette enquête à la fois profonde et joueuse, pédagogique et exigeante, aussi bien Hegel, Kierkegaard, Nietzsche, Deleuze ou Philippe Lacoue-Labarthe que Dante, Hôlderlin, Hesse, Kafka, Munch, Mahler : des philosophes, des écrivains, des artistes - la pensée dans tous ses états.
En revenant près de 20 ans plus tard sur l'oeuvre de Deleuze, au moment où son livre de 1993 connaît plusieurs traductions à l'étranger, Jean-Clet Martin s'interroge sur l'impact d une oeuvre sur notre quotidien et sur les commentaires à l'infini qui finissent par la figer dans une attitude très éloignée de la pensée vivante qu'a pu être la pensée de Deleuze. Parcourir alors (comme on traverse le Musée du Louvre au pas de course), la suite des concepts énoncés par Deleuze, depuis Différence et répétition jusqu'aux écrits sur le cinéma, c'est placer l'oeuvre de Deleuze au coeur de notre expérience quotidienne et s en imprégner pour penser et créer encore. N'était-ce pas le but?
Résumé : Le voyage dans l'image que nous proposent les réalités dites virtuelles a de quoi surprendre jusqu'aux idéalistes les plus obstinés qui, comme Platon ou Descartes, ont toujours douté de la vérité de notre vision naturelle ; une vision condamnée à ne percevoir qu'un vague reflet des choses, une empreinte, une trace, voire une simple ombre projeté au fond de l'?il à la manière d'une copie irréelle. En ce sens l'image virtuelle renoue assurément avec cette interrogation philosophique à laquelle nous sommes conviés, depuis Platon, concernant le statut de la réalité, une interrogation que " l'allégorie de la caverne " met en ?uvre, pour retrouver, en dehors des orbites qui retiennent nos yeux en otage, un monde de formes vraies, éternelle, où règne le soleil des choses véritables. Sortir du globe oculaire, si ce n'est de la caverne de nos perceptions, en nous détournant de tous les reflets projetés sur le fond de cette cavité obscure ou, au contraire, s'approcher de cet écran spongieux où dansent les ombres pour nous immerger dans l'image, ce sont là deux mouvements, deux tendances qui ne s'opposent pas forcément et qui nous paraissent être la tresse, si ce n'est le n?ud, de la philosophie.
Biographie de l'auteur Jean-Clet Martin est philosophe et romancier. Intime de Deleuze à qui il consacre un essai La philosohie de Gilles Deleuze (Payot, 1993) et de Derrida, il est l'auteur d'une œuvre importante, traduite dans le monde entier. Il est le fondateur du site " strassdelaphilosophie ".
Ce livre témoigne en faveur de la légèreté, de la gloire irradiante des apparences. Il longe les mouvements les plus subtils de nos parures, retrouvant l'âme des êtres à la frontière de leur accoutrement. L'érotisme n'est, du reste, rien d'autre que ce mouvement extraverti du corps au travers ses multiples superficies. Le vêtement, la fourrure, le travestissement, le fard, le tatouage n'ont rien de commun avec la nécessité de se cacher ou d'enfouir le noyau sous la protection d'une écorce. Etre superficiel, consiste bien mieux à s'empreindre d'une aura nouée d'effleurements, d'exhibitions allusives, d'indices ou de signes discrets par lesquels le corps s'expose à son impossible nudité. Nous n'existons que par des postures, des positions: des manières de nous tenir qui font notre style, notre démarche, pour nous glisser entre tout le monde et y introduire nos propres signatures, nos propres étoffements, d'après un corps à corps parfois extrême.
College de Trinity, Angleterre. Le Pr Alan Gordon, le spécialiste mondial des nombres noirs, a disparu. Que sont ces mystérieux nombres noirs? Que sont devenus le professeur et ses travaux? Une commission d'enquête est sur les dents: les recherches de Gordon avaient de quoi intéresser beaucoup de monde... Serions-nous face à la plus grande énigme de tous les temps? Des rues de New York aux couloirs de Trinity, du cimetière de Mortlake à une bibliothèque perdue en Forêt-Noire, la quête des nombres noirs nous emporte à travers les siècles sur les traces d'une conspiration mêlant sociétés secrètes, prophéties et kabbale. De découvertes étonnantes en rebondissements imprévisibles, 676 est un thriller oppressant. Une lecture dont vous ne sortirez pas indemne.
Résumé : La Conjuration des Tartuffes tire un bilan des violentes polémiques qui ont entouré la parution du précédent livre de Mehdi Belhaj Kacem, Après Badiou. Il démonte la manière qu'auront eue ses détracteurs de contourner le nerf de la polémique : moralisme, psychologisme, voire psychiatrisation de l'auteur, le tout dégraissé de la moindre calorie philosophique, alors même que ses propres attaques épousaient point par point la philosophie d'Alain Badiou. Mehdi Belhaj Kacem dresse le bréviaire des monstres qui restent à terrasser : agonistique "communiste" autiste, en l'absence du moindre début de philosophie du communisme ; "machisme transcendantal" doctement ignoré par les dévots ; archaïsmes ridicules de patriarche ; universalisme inconsistant, appuyé sur un positivisme épistémologique délirant ; éthique aussi abstraite dans sa formulation qu'ignominieuse dans ses intentions ; etc.
Que peut la philosophie sur la politique ? Rien, entend-on partout. Au contraire, dit Alain Badiou, la philosophie ne cesse pas de rencontrer la politique, rencontres qui sont autant de ces "circonstances" dont est formé le présent volume. Comme le précédent, celui-ci rappelle que, pour le philosophe, une circonstance n'est pas forcément ce qui fait la une des journaux. Qu'au contraire, c'est lui qui décide de l'importance de ce qui arrive. Autrement dit, qu'il s'agisse, comme c'est le cas ici, de la guerre en Irak, de la querelle du foulard, de l'art contemporain ou des rapports de l'Allemagne et de la France, philosopher consiste à éclairer la distance entre la pensée et le pouvoir (savoir si l'on peut la franchir), à marquer la valeur de l'exception (savoir si l'événement porte à la rupture) ; en dernière instance : à choisir.
Ce qui sert de point de départ au présent recueil, ce qui a suscité son existence, n'est pas l'évidence des antisémitismes anciens et nouveaux. C'est un débat de portée plus générale, ou plutôt un débat qui doit être tranché de manière préliminaire, même entre ceux qui s'accordent à ne pas supporter la moindre allusion antisémite. Il s'agit en effet de savoir si le mot "juif" constitue, oui ou non, un signifiant exceptionnel dans le champ général de la discussion intellectuelle publique, exceptionnel au point qu'il serait licite de lui faire jouer le rôle d'un signifiant destinal, voire sacré. On voit bien qu'on n'aborde pas de la même façon le processus d'éradication des formes de conscience antisémites si l'on pense qu'elles sont essentiellement distinctes de toute autre forme de racialisme discriminatoire, ou si l'on pense que toutes ces formes n'en appellent pas moins des réactions du même type : égalitaires et universalistes. Les textes d'Alain Badiou ici réunis sont suivis, en annexe, de "Signifiant-maître des nouveaux aryens" , de Cécile Winter. enoncer à rien sans déclencher l'alarme.