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L'après divorce. Lien famililal et vulnérabilité
Martin Claude
PU RENNES
21,34 €
Épuisé
EAN :9782868472168
Séparations et divorces bouleversent les histoires de famille. Séquences monoparentales et recompositions familiales fragilisent certaines figures (celle du père notamment), et en introduisent de nouvelles : le beau-parent, les beaux-grands-parents, l'ami de la mère, les demi-frères, etc. La famille se fracture et se réagence comme un puzzle au fil du temps. Les liens familiaux se distendent et se retissent : le lien conjugal, les liens de parenté, le lien de filiation, les liens fraternels et les liens amicaux. Cet ouvrage propose de suivre ces trajectoires post-divorce et les évolutions du lien familial. La famille ne se déploie pas cependant dans un vide social et politique. Elle ne prend pas seulement sens dans l'interaction des personnes. Au-delà de cette lecture sociologique des trajectoires post-divorce, Claude Martin retrace l'histoire des risques associés à l'instabilité des familles : risque d'inadaptation des enfants, risque de pauvreté, risque de solitude. Il analyse aussi les politiques mises en ?uvre pour les réguler. Parce qu'elle est l'objet de politiques, voire un objet politique même, la famille est ici placée au c?ur de la " question sociale ". On comprend ainsi pourquoi la fragilité des couples et du lien familial est devenue une composante du " risque d'exclusion ". Etre ou non inscrits dans un réseau de proximité, dont la famille est l'épicentre, fait parfois la différence, au sens où ce réseau est un écran et une source de protection, d'entraide, de sociabilité. Perdre cette structure élémentaire d'intégration sociale, dans une période où l'accès au travail et aux protections qui lui sont associées, est de moins en moins garanti, peut conduire certains à l'exclusion, à la désaffiliation. Au terme de cette analyse des interactions et des politiques, s'esquisse la " question familiale " contemporaine, entre vie privée et interventions publiques.
Les incertitudes qui continuent de peser en France sur la définition d'une politique à l'égard de la dépendance des personnes âgées montrent tout l'intérêt de comparer notre situation à celle d'autres pays européens. Suite à près de dix années de débats, le choix a été fait en 1994 d'expérimenter un dispositif nouveau dans quelques départements pilotes. Puis, ce fut l'adoption, fin 1996, de la Loi provisoire instituant la prestation spécifique dépendance, qui n'a permis de couvrir qu'une faible proportion des besoins. La récente réforme instituant l'Allocation personnalisée d'autonomie qui, en élargissant les conditions d'accès, semblait une réponse plus assurée n'est pas pour autant une réponse stabilisée. A peine un an après sa mise en ?uvre, les projets de réforme sent déjà à l'examen pour s'assurer de son financement, face à l'ampleur des demandes. Le processus est donc loin d'être achevé. Notre ambition, avec cet ouvrage, est de contribuer à éclaircir les termes de ces choix, de présenter d'autres politiques mises en ?uvre aujourd'hui en Europe et de dessiner ainsi l'horizon des possibles. Les textes que nous regroupons ont tout d'abord fait l'objet d'un séminaire international qui s'est tenu à l'École nationale de la santé publique, regroupant quelques-uns des meilleurs spécialistes de ces questions en France et en Europe ; économistes, juristes, statisticiens, sociologues, politistes. Outre l'examen du cas français, nous avons retenu quelques autres configurations nationales correspondant à quelques-uns des principaux modèles ou régimes d'Etat-providence : les cas britannique, allemand, finlandais et italien. Ces présentations de cas nationaux sont complétées par des textes comparatistes, abordant ces politiques en Europe sous plusieurs angles et perspectives disciplinaires (économie, science politique, sociologie et droit). Cet ouvrage s'adresse à tous ceux, étudiants, professionnels, décideurs, experts et usagers, soucieux de comprendre la manière dont évolue ce secteur d'action publique, aux confins du médical et du social, à l'articulation des politiques de la vieillesse, de l'emploi et de la famille.
Résumé : Après un ensemble d'études sur Les débuts littéraires, d'André Walter à L'Immoraliste (I, 1969) et la Correspondance Gide-Mauriac (II, 1970), le troisième Cahier André Gide publie l'ensemble des communications présentées lors des "Rencontres André Gide" , colloque qui s'est tenu en octobre 1970 au Collège de France. Ces études, nombreuses et diverses, dues à des spécialistes venus du monde entier, sont ici précédées d'un panorama des manifestations qui ont marqué, en France et à l'étranger, le centenaire de Gide, ainsi que de deux textes inédits de Marguerite Yourcenar et du grand poète serbe Dusan Matic.
Résumé : Etablis dans le cadre du Centre d'études gidiennes, ces table et index de La Nouvelle Revue française pour les années 1908 à 1943 constituent un indispensable outil de travail pour ceux que l'histoire de la littérature et de la vie intellectuelle et artistique intéresse. La première moitié du vingtième siècle est encore très favorable à l'épanouissement des revues littéraires, qui sont l'un des principaux rouages du dispositif éditorial et culturel alors en vigueur. Celle qui a été créée par André Gide et cinq hommes de lettres de ses amis, puis animée par Jacques Rivière et Jean Paulhan, y jouit très tôt d'une grande autorité et d'une audience élargie, en France comme à l'étranger. Elle le doit autant aux auteurs qu'elle parvient à rassembler autour d'elle (de Claudel à Sartre, de Proust à Malraux, de Saint-John Perse à Supervielle, Ponge ou Michaux...) qu'à son considérable apport critique. Aventure collective aussi attentive aux postes avancés et marginaux de la pratique littéraire qu'à l'héritage des siècles passés, La NRF n'aura d'autre dessein que d'abriter une défense et illustration de la littérature, reconnue, parmi tous les autres ordres du discours, comme le haut lieu de la révélation et de l'épanouissement de l'humain. "Un groupement d'esprits libres", disait Gide à propos des premières années de La NRF; "sans prévention d'école ni de parti" ajoutait Rivière. Cet index, republié dans le cadre de la commémoration du centenaire de la création de la revue, en apporte un sûr témoignage. 352 livraisons mensuelles -1 100 auteurs et contributeurs - 9500 textes et articles - 600 revues et journaux cités - 2 000 écrivains cités. Historique de la revue, avec des passages inédits des Cahiers de la Petite Dame, et bibliographie.
Pourquoi l'Allemagne ? " m'avait demandé Jacques Chirac lorsqu'il avait eu connaissance de mon voeu d'affectation. "Vous ne souhaiteriez pas plutôt retourner en Chine ? Vous y seriez certainement plus heureux ! " Et il avait ajouté, d'un air un peu désabusé : "Vous savez, les Allemands, en ce moment, ils ne sont pas faciles ! " Né dans les derniers jours de la guerre, Claude Martin n'a cessé de s'intéresser à l'Allemagne, de l'observer, de chercher à la comprendre. B a étudié sa langue, sa littérature. B a choisi d'entrer au Quai d'Orsay pour travailler avec elle à la constitution d'une Communauté qui rendrait nos pays plus solidaires. Pendant trois décennies, il a participé ainsi à toutes les négociations européennes dans lesquelles le "moteur franco-allemand" a permis à l'Europe d'avancer. Jusqu'à ce jour de 1997 où l'Union Européenne parait définitivement bloquée, incapable de se réformer, alors que treize nouveaux candidats frappent à sa porte. Claude Martin est alors nommé ambassadeur à Berlin, où il restera neuf ans. Dans la nouvelle capitale de l'Allemagne réunifiée, sa mission prioritaire : aider à reconstituer un "couple" franco-allemand solide. Après de violents affrontements, les dirigeants des deux pays trouvent le chemin de l'entente. L'intervention américaine en Irak, qu'ils refusent l'un et l'autre, les rapprochent. C'est "l'embellie franco-allemande", que l'ambassadeur s'efforce de consolider en parcourant inlassablement le pays et en rencontrant toutes les personnalités marquantes du monde politique. Parmi celles-ci, il distingue très vite la jeune Angela Merkel, dont il suit pas à pas l'ascension. Une longue page d'Histoire, une galerie de portraits, un récit haletant, conduit avec la vivacité et l'élégance de plume qui ont fait le succès du premier ouvrage de Claude Martin, couronné par quatre prix littéraires.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.