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La Licorne N° 116/2015 : Cinéma, littérature : projections
Martin Marie
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753541870
Il ne s?agit plus ici de ce que le cinéma fait à la littérature, ou inversement, mais de ce que l?imaginaire polysémique de la projection suscite d?allers et de retours entre les deux disciplines, y compris dans les éventuelles dérives "projectives" du geste interprétatif, du moment qu?il entraîne un véritable gain heuristique dans la réception des oeuvres (lecture et spectature) et travaille au croisement de l?optique et du psychique. A partir de ces prémisses se dessinent les contours d?un nouveau chantier interdisciplinaire dont cette publication collective espère déployer l?extension maximale et donner les premières clés de compréhension : généalogie théorique de l?hypothèse projective au carrefour de la littérature et du cinéma ; distinctions entre emploi facile d?une métaphore et critères scientifiques de sa pertinence comme opérateur intermédiatique ; études de cas et essais de corpus où abondent les surimpressions audiovisuelles d?images et de textes ; fictions qui, à partir d?un écran, font affleurer le refoulé, dans une dialectique toujours relancée de figure et d?irreprésentable, d?écriture et de projection.
Créé en 1988, à l'Opéra de Paris Palais-Garnier, La Célestine tragi-comédie lyrique d'après Fernando de Rojas est l'unique opéra composé par Maurice Ohana (1914-1992). En abordant l'opéra tant du point de vue de sa genèse que de sa perception, cette étude se fonde sur l'observation des relations entre dramaturgie et composition pour décrire et commenter les conditions spécifiques et l'orientation originale d'un mythe projeté sur la scène lyrique contemporaine.
Les philosophies de l'existence ont leur point de départ dans l'étonnement de l'homme face au mal qui se manifeste dans les catastrophes, la maladie, la mort, les actions mauvaises et la volonté pervertie des hommes, enfin à travers l'histoire. Ce mal se traduit à la fois dans une déchirure du moi existant et par la perte de toute possibilité d'altérité. Et l'absence de Dieu retourne l'accusation sur l'homme dont la responsabilité semble être totale, y compris dans la faillite de la raison universelle à instaurer "une vie bonne". Dès lors, la philosophie n'a-t-elle pour seule issue que la description sans cesse réitérée de ce mal ou est-ce l'occasion pour elle de se poser la question de l'homme, non plus comme concept universel, mais comme singularité concrète, comme personne ? Si le moi conscient cherche à se connaître d'abord à travers la multiplicité de ses vécus par une phénoménologie qui est aussi psychanalyse existentielle, il se découvre ensuite, non pas en tant qu'être posé, mais comme personne unifiée, un "je suis", par un jugement analogique de l'intelligence à partir de la recherche de ce qui est un bien pour l'homme, qui est métaphysique de la personne. Philosophie de l'existence qui devient philosophie de l'exister concret de la personne, regard sur le mystère qu'elle est comme profondeur de la rencontre et exister philosophique qui s'achève dans l'unité réalisée par l'amour.
Toutes les techniques du vendeur efficace, dans un état d'esprit d'ouverture vers le client et de satisfaction mutuelle. Ce livre est construit autour des techniques de base du métier de commercial et est illustré de nombreux exemples concrets et vécus. Adapté aux formations supérieures commerciales, cet ouvrage est notamment destiné aux étudiants de BTS Force de Vente, mais aussi aux professionnels soucieux d'avoir une nouvelle réflexion sur leur métier.
Du management au leadership est un ouvrage qui porte un regard novateur sur la fonction managériale. Il s'adresse aux managers qui sont à la recherche de méthodologies concrètes et directement applicables. Son approche systémique de la relation managériale donne les clés du leadership. Le livre propose des outils pour que le manager, plus qu'un gestionnaire de ressources, devienne un leader visionnaire et performant. Ce livre est recommandé par l'association des Dirigeants Commerciaux de France qui regroupe plus de 3 000 entrepreneurs et experts de la fonction commerciale.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.