Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Publier le lointain à l'époque de Louis XIV (1670-1720). Actualité, colonies et littérature
Martignon Maxime
INDES SAVANTES
33,00 €
Épuisé
EAN :9782846546768
Au moment où Louis XIV affirme ses ambitions océaniques, une vague de récits de voyage et d'objets étrangers déferle sur le royaume, manifestant ainsi l'intensification des circulations intercontinentales et un certain goût pour le lointain. Elle accompagne au jour le jour les expéditions militaires dans la mer Méditerranée et l'océan Atlantique, les explorations en Amérique du Nord et les établissements esclavagistes dans les Antilles et à Cayenne. Les récits sont l'oeuvre des agents impliqués dans cette première mondialisation favorisée par Colbert ? : colons, flibustiers, officiers de la Marine, missionnaires et marchands au long cours. Si chaque groupe tente d'infléchir l'agenda de la politique maritime et coloniale du Roi Soleil, tous ont en commun de recourir à l'écriture. En reconstituant les pratiques d'écriture des voyageurs, ce livre met en évidence toutes sortes d'intermédiaires ? : du libraire parisien au commis de la Marine, du traducteur des livres de conquistadors au censeur royal, des premiers journalistes aux collectionneurs curieux. Grâce à ces hommes de lettres, à ces spécialistes de la publication ou à de simples secrétaires, les voyageurs accèdent aux lieux de pouvoir où leur voix peut porter. A la croisée de l'histoire coloniale et de l'histoire du littéraire, l'enquête de Maxime Martignon éclaire d'une lumière nouvelle le rôle décisif de Michel Bégon (1638-1710), intendant de Rochefort et l'une des plumes du Code noir, dans cette entreprise de promotion des outres-mers après la mort de Colbert. Comme d'autres serviteurs de l'Etat royal, il a su tirer parti de ces nouveaux outils de la communication politique qu'étaient les périodiques imprimés pour faire connaître son action et contribuer à façonner l'image d'un Roi Soleil rayonnant sur les rivages lointains.
Ces dernières années, la science a permis de faire évoluer la perception que nous avons des animaux. Ils ne sont plus ces mécaniques d'autrefois mais sont devenus des individus sensibles. Emotion, intelligence, conscience, culture, joie, souffrance, empathie, créativité : le génie animal est partout, chez le plus petit comme chez le plus grand. La frontière entre eux et nous est devenue plus floue. Ce premier tome réunit des contributeurs de renom (Eric Baratay, Mark Bekoff, Gilles Boeuf, Vinciane Despret, Pierre Jouventin, Frans de Waal...) qui décryptent les connaissances actuelles sur les compétences des animaux à la lumière des découvertes les plus récentes.
Résumé : " À la stabilité le salarié, fréquemment, aspire ; l'employeur aussi, en bien des cas. De l'instabilité, les relations de travail sont néanmoins le lieu lorsque par démission (à l'origine de la plupart des ruptures observées dans certains secteurs d'activité) ou licenciement est rompu l'accord naguère (ou jadis) établi. Sur la stabilité conçue comme participant de l'essence du droit, Monsieur Martinon nous propose un essai, mené avec brio, sur le terrain fertile du contrat de travail à durée indéterminée, mais apte, au delà de ce seul contrat, à nourrir la réflexion de tous. En quête des "forces créatrices" de la stabilité, "force vivante du contrat", Monsieur Martinon, plutôt que d'en rechercher la légitimité dans une analyse théorique de la relation de travail, s'attache à "la dynamique de la stabilité", donc aux "forces" qui participent à l'existence et au développement du contrat. D'où il tire un double enseignement : inscrite dans une réalité politique, économique et sociale, la stabilité du contrat de travail à durée indéterminée a valeur d'impératif légal ; jugée quelquefois insuffisante, elle est l'objet de perfectionnements conventionnels. Considérant que "l'impératif légal de stabilité pèse exclusivement sur l'employeur", Monsieur Martinon a pris le parti de ne s'intéresser qu'aux obligations mises à la charge de ce dernier. Optant pour une approche fonctionnelle de la stabilité, il souligne avec talent que, même si elle ne répond pas à toutes les questions qu'elles suscitent, elle a le mérite d'en éclairer le régime, la stabilité étant à la fois moyen (pour la défense de droits ou libertés fondamentaux assis sur des textes internationaux ou de valeur constitutionnelle dont la violation ouvre la voie à une éventuelle réintégration) et fin, proclamée (par la loi), consolidée (par le juge), sanctionnée (par attribution d'indemnités). {...} Servi par une écriture d'une grande élégance, appuyé sur une documentation exemplaire, l'ouvrage proposé est mieux qu'un essai. Sa lecture s'impose à tous ceux qui, au delà du seul droit des relations de travail, portent attention à la théorie générale des obligations. L'?uvre est forte. Elle restera... ".
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
Elles ont régné, elles ont écrit, elles ont inventé, elles ont résisté, elles ont sauvé des vies... En France et dans les Charentes et le Poitou, les femmes ont toujours joué un rôle important dans la société. Actrices de l'histoire, active dans tous les domaines de la vie publique, au fil des siècles et notamment ces deux derniers, elles se sont affirmées. Si l'ouvrage dessine une "condition féminine" en évolution, il montre aussi l'hétérogénéité, la diversité des statuts, des appartenances sociales, culturelles... Par leur personnalité extraordinaire, les deux cents femmes réunies dans cet ouvrage ont eu un destin déterminant pour l'histoire régionale. Femmes d'art, de lettres, de pouvoir, de savoir, d'action ou de foi, elles font chacune l'objet d'une biographie qui illustre leur singularité et un index favorise leur consultation rapide. Dans la Résistance, elles se sont révélées très active et efficaces, payant comme les hommes un lourd tribut. De nombreuses figures féminines émergent, d'Aliénor d'Aquitaine à Isabelle Autissier, en passant par Madeleine Chapsal et Colette Besson. Véritable panorama des grandes femmes, ce livre propose une histoire de la région au féminin.