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Un petit monde, un monde parfait
Martella Marco
POESIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782955211946
Depuis toujours, l'homme entretient une relation étroite avec le jardin. Espace à la fois clos et ouvert sur le territoire qui l'entoure, il nous offre la possibilité de faire un pas de côté, de tenter d'autres manières d'être au monde, loin des modèles politiques ou existentiels dominants. Aujourd'hui, il se peut que le jardin soit là pour nous rappeler que c'est poétiquement, comme le dit Hölderlin, que nous habitions autrefois cette terre, ou pour nous sortir de la solitude dans laquelle la foi dans le progrès et la technologie nous ont enfermés. Retrouver à contre-courant le chemin du jardin, c'est, dès lors, retourner à nous-mêmes ou à cette marge d'humanité qui résiste en nous. Au fil des pages, on se promène dans des jardins célèbres ? Bomarzo et Ninfa en Italie, Versailles et la Vallée-aux-Loups en France, Sissinghurst en Angleterre ? mais aussi dans des enclos verdoyants plus intimistes et discrets. Par l'évocation de ces lieux et de poètes qui, comme Philippe Jaccottet, Chateaubriand, Hermann Hesse ou Vita Sackville-West, ont exploré la question du paysage et le rapport entre la poésie et la nature, cet ouvrage propose une réflexion sur la place que le jardin occupe dans la modernité. Il nous éclaire sur les raisons qui poussent les hommes à cultiver des parcelles de terre destinées à devenir "des petits mondes, des mondes parfaits".
Cette collection démarre avec Gilles Clément, un de ces paysagistes qui nous ont appris à voir autrement à l'art du jardin. Depuis plus de trente ans, Gilles Clément a développé une véritable pensée paysagère, où le " vivant ", terme désormais entré dans le langage commun, joue un rôle central. Des concepts comme " Jardin en mouvement ", " Jardin planétaire " ou " Tiers paysage " ont révolutionné la vision contemporaine des jardins. Comment l'art du paysage évoluera-t-il dans l'avenir ? Quels défis attendent les jardiniers et les paysagistes de demain ? Quel rôle joueront-ils face au changement climatique et aux évolutions du système économique en place ? Cette conversation est un véritable message d'espoir pour l'avenir du jardin, " enclos destiné à protéger le meilleur ", lieu où toutes les utopies deviennent possibles.
Première traduction française du précis sur l?art des jardins de Jorn de Précy, une des voix les plus énigmatiques et originales de l?Angleterre victorienne. A la fois traité fondateur, manifeste existentiel et réflexion sur le rapport de l?homme à la nature qui préfigure les théories contemporaines de l??écologie profonde?, cet essai rappelle que jardiner est avant tout une façon d?être au monde. Mais il affirme également que le jardin est devenu un lieu de résistance, en rupture avec la société de masse dominée par l?économie. Qui est Jorn de Précy? On sait peu de choses sur cet Islandais mystérieux et solitaire, né en 1837. Il aurait quitté très jeune son pays pour visiter l?Italie et la France, et plus précisément leurs célèbres jardins. Il se serait ensuite établi en Angleterre, pour façonner patiemment, durant près d?un demi-siècle, son célèbre ? jardin sauvage? de Greystone. En 1912, à la fin de sa vie, il rédige ce précis, qui est bien davantage une réflexion sur le rapport de l?homme à la nature et une biographie jardinière qu?un traité technique. Il y expose ses idées sur les jardins mais aussi ses observations sur les mutations sociales d?une époque où se manifestaient les prémisses de la modernité: la perte du spirituel, le matérialisme triomphant, l?urbanisation et la dégradation des paysages. Au fil d?un récit où le lecteur voit défiler les grands jardins de l?époque, des jardiniers et des philosophes amis de l?auteur, Précy laisse apparaître peu à peu sa vision du monde: comment renouer avec la nature, comment comprendre et respecter l?esprit d?un lieu, comment, pour citer Hölderlin, ?habiter le monde en poète?. Chez Jorn de Précy, le jardin devient un espace propre à sauver l?homme des fléaux modernes, seul apte à le ressourcer et à lui faire prendre conscience du fait qu?il appartient à cette Nature qu?il prétend dominer. Tour à tour badin, mélancolique, ironique, féroce et touchant, ce texte frappe par sa stupéfiante actualité. Les idées de Jorn de Précy parlent de notre monde contemporain et semblent paradoxalement très en avance sur leur temps: la solitude de l?homme-masse, la prolifération des ?non-lieux?, le nomadisme de l?individu moderne? En matière de jardins, Précy semble anticiper sur les pratiques ?écologiques? d?aujourd?hui, de même que sa conception du wild garden préfigure des théories contemporaines comme le ?jardin en mouvement? ou le ?jardin planétaire? de Gilles Clément. Depuis sa sortie en 1912, ce court et brillant essai circule presque clandestinement en Angleterre. Aujourd?hui plus que jamais, il indique le chemin d?un nouveau rapport au monde dont le jardin serait le modèle politique, poétique et existentiel. Faut-il s?étonner que ce texte soit resté méconnu en France jusqu?à nos jours? Sans doute. A moins que son ?traducteur?, fin connaisseur de l?art des jardins anglais du xixe siècle, n?en soit le véritable auteur?
Peu après la mort de sa mère, Perla, le narrateur rencontre la femme de sa vie et devient père pour la première fois. Perla a été déportée cinquante ans plus tôt à Auschwitz. Il tente de comprendre son épreuve et lit de nombreux témoignages sur les camps. Etrangement, au même moment, il se sent attiré par les poètes allemands Novalis, Hölderlin, Schlegel, et le peintre Caspar David Friedrich, qui désiraient attraper l'âme du monde. Avec eux, il trouve l'apaisement et s'interroge : comment un même pays a-t-il pu engendrer une poésie aussi pure et la barbarie la plus atroce ? Hymne à la mère, Perla est aussi un livre de correspondances, sur l'amour, la naissance, la mémoire et la transmission.
« La poésie de la terre ne meurt jamais » est un vers extrait d?un poème de John Keats, Voici deux cents ans exactement que le poète anglais nous a quittés, et ce vers résonne encore, quand notre planète semble menacée. La première partie de ce livre est consacrée à sa correspondance avec sa famille, ses amis et sa fiancée, Fanny Brawne. Ses lettres révèlent celles d?un grand poète, fragile mais déterminé. La seconde partie rassemble un florilège de poèmes essentiels pour mieux saisir sa façon si personnelle d?habiter poétiquement le monde. La sensibilité de John Keats a fort heureusement réussi à traverser deux siècles pour parvenir jusqu?à nous, et sa poésie qui ne meurt jamais continue de nous enchanter. Né en 1795 au nord de Londres, John Keats après des études de médecine se consacre pleinement à la poésie. À vingt-deux ans, il publie ses premiers vers. En 1819 paraissent ses célèbres odes. Hélas, la tuberculose l?affaiblit de plus. Il part à Rome, et s?y éteindra en 1821.Notes Biographiques : Frédéric Brun est l?auteur de quatre romans: Perla (2007), Goncourt du premier roman, prix Marie-Claire-Blais au Québec, Le Roman de Jean (2008), et Une prière pour Nacha (2010) pour lequel il a reçu le prix Écritures et Spiritualités. Perla a été traduit dans plusieurs pays.
Résumé : Carl Alexander Simon est un peintre allemand de la première moitié du XIXe siècle, un "petit maître" oublié des anthologies d'histoire de l'art. L'auteur nous invite à faire connaissance avec cet artiste exilé au Chili en 1850, à travers un journal imaginaire auquel le peintre confie ses doutes, ses espoirs, mais aussi ses réflexions sur la peinture, sur la nature avec laquelle il communie, et sur la liberté à conquérir, essentielle à tout artiste, pour trouver sa propre voie. Exalté par sa soif de voir, de ressentir les couleurs, les senteurs, les émotions profondes de ce Nouveau Monde, si loin, si différent de son Europe natale, Carl Alexander Simon pose un regard fraternel sur ce pays qui l'accueille et sur ses peuples autochtones dont il se sent particulièrement proche. Alternant poèmes et prose, Carles Diaz nous emmène dans un voyage initiatique au sud du Chili, par-delà les montagnes et les forêts de Patagonie, où le peintre disparut mystérieusement en 1852.
En 1797, Novalis publie ses premiers fragments dans l'Athenaeum, revue fondatrice du romantisme allemand, et continue à en rédiger durant toute son existence. "La poésie est le réel véritablement absolu. C'est le noyau de ma philosophie." Philosophe, scientifique et poète, il place la poésie au coeur et au-dessus de toutes les disciplines en faisant d'elle celle qui permet d'assurer leur fusion pour mieux comprendre l'univers. Elle est, selon lui, "l'héroïne de la philosophie" et "élève chaque élément isolé par une connexion particulière avec le reste du monde".