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DEUX MILLE ANS D'EGLISE EN QUESTION. Tome 3, du schisme d'occident à Vatican II
Martelet Gustave
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204041270
Dès la fin du XIIIe et au cours du XIVe siècle se font jour des fissures dans l'Eglise : distance grandissante entre Ecriture et apostolicité, naissance du rationalisme à la faveur d'une théologie de type plus philosophique que scripturaire, grand schisme d'Occident, etc. Au XVIe siècle, la réforme protestante conclut autant un processus de rupture qu'elle l'inaugure. Mais, sur le ministère apostolique, elle marque clairement la fin d'un certain consensus ecclésial. La réforme catholique, après le Concile de Trente, bâtit un catholicisme renouvelé, aux bases trop étroites cependant pour répondre aux défis de l'époque moderne. De nos jours, la conscience chrétienne stimulée par les nécessités oecuméniques mettra du temps à rééquilibrer toutes ces aspirations au renouveau, dans la fidélité à l'Eglise des Origines. La rénovation doctrinale du ministère sacerdotal, telle que l'opère Vatican II, ne se comprend qu'à la lumière parfois cruelle de cette longue histoire. Celle-ci remet en plein jour évangélique l'apostolicité du ministère ordonné. Au terme d'une telle enquête historique et d'une telle réflexion doctrinale, les questions les plus délicates - de la " crise du sacerdoce " à l'ordination des femmes - peuvent être abordées sereinement et avec liberté.
Trop souvent, l'Évangile est considéré comme un livre de spiritualité, et le lecteur y cherche plus un ensemble de prescriptions morales qu'une personne. Pourtant, c'est le lieu par excellence de la rencontre avec le Christ. C'est en lisant les Évangiles que l'on peut découvrir jésus pour bâtir une relation personnelle avec lui. Sans elle l'enseignement de l'Église est réduit à un système de pensée comme un autre. Ce n'est que par une telle rencontre que l'enseignement du Fils de Dieu peut véritablement irriguer la vie des chrétiens. L'effet est saisissant : on ne sort pas indemne d'une rencontre avec l'homme-Dieu !
Retrouver le chemin d'une " Théologie du sacerdoce " est une urgence dans l'Eglise du XXe siècle. Gustave Martelet a longuement mûri une telle oeuvre. Débordant les études purement sociologiques, il estime que la crise du prêtre relève d'une crise bien plus profonde dont la foi chrétienne est l'enjeu. Comment, en effet, une Europe que l'on croyait chrétienne a-telle pu enfanter, au cours des derniers siècles, les formes les plus virulentes de critique ou de dépassement des données de la foi ? La crise du sacerdoce retentit des échos d'une contestation culturelle dont l'ensemble des prêtres ressent, de nos jours, non sans quelque retard, le contrecoup brutal. L'auteur opère donc un discernement patient et délicat, une sorte de psychanalyse spirituelle autant que doctrinale. II retrouve ainsi un contact nouveau avec la source de la foi, telle que le Nouveau Testament, et, en tout premier lieu, l'Evangile nous la présente en la Personne de Jésus. Il dégage aussi de la sorte la reconnaissance d'un ministère propre aux Apôtres, du sein duquel le sacerdoce, compris à la lumière du dernier concile, émerge lentement. Le mystère du Seigneur, présent par son Eglise à notre monde jusqu'à la fin des temps, se révèle alors dans toute son ampleur.
Résumé : Au cours de cette oeuvre ultime et décisive, Gustave Martelet traverse la Bible afin de nous faire redécouvrir qui est le Dieu qui s'y révèle et pourquoi cette révélation est messianique. D'Abraham à Job, des rois, des sages et du poète des psaumes aux prophètes d'Israël, et de l'Horeb à Jérusalem, ce sont les fils d'un dialogue sans cesse recommencé que renoue le jésuite Martelet. L'Eternel qui se manifeste a pour message que rien de l'homme, de sa temporalité et de sa mortalité, ne lui est étranger. La messianité de Celui qui est tient dans son engagement inconditionné envers tous ceux et toutes celles qui semblent condamnés au néant mais que son amour même appelle à faire valoir leur droit absolu d'exister. Bouleversement de perspective : le péché n'explique pas la mort, c'est la mortalité naturelle de l'homme qui est l'occasion du péché. C'est à l'homme de la mortalité que le Dieu de la messianité s'allie afin de transfigurer l'entropie de l'histoire. Les grandes figures du Messie inaugurent ainsi un rapport de réciprocité au sein d'une communion dont la promesse de résurrection est notre première et dernière réalité.