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Le choix d'un poème. La poésie saisie par la musique
Bonnet Antoine ; Marteau Frédéric
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753536975
La musique ne cesse de s'inspirer du texte poétique, que ce soit dans la pratique traditionnelle du madrigal, du lied et de la mélodie ou dans les multiples entreprises de la musique contemporaine. En élaborant son oeuvre, un compositeur s'inscrit dans les parages d'un poète, en accueille les mots ou l'univers scriptural pour les mettre en musique, opération supposant des décisions compositionnelles mais aussi une com-préhension du texte et/ou de la poétique de l'écrivain. Cette com-préhension, cette préhension de l'autre, ce saisissement d'un poème par une musique est déterminé par l'événement d'un choix. Mais ce choix, d'où s'autorise-t-il et que s'autorise-t-il vis-à-vis du poème ? A quelles conditions ce poème ne fonctionne-t-il pas comme un simple pré-texte, oublié/assimilé par une musique qui se l'approprie aussitôt, mais comme la trace comprise par une musique qui la com-pose en une oeuvre nouvelle ? La question est particulièrement légitime - et urgente - dès lors que la musique s'approche textes résistants, ayant leur propre rapport à la musique et se défiant a priori de toute récupération musicale, même s'ils semblent en autoriser le risque. La décision compositionnelle d'une telle incorporation - le choix d'un poème - relève ainsi d'une opération spécifique dont il convient d'analyser les conditions, les enjeux et les limites.
La série Malcolm a été diffusée entre 2000 et 2007 est devenue rapidement culte. Avec un humour trash, décapant, à la Jackass, la série présente une famille de la Middle Class américaine, complètement timbrée, dont l'un des 4 fils est un génie. Tout au long des 7 saisons, nous verrons l'enfance délirante de ce génie : ses réussites, ses amours, son destin... Pourtant, nous aurions tort de ne pas prendre cette sitcom au sérieux. Avec un humour grinçant, elle dépeint l'Amérique des années 2000 avec beaucoup de subtilité et de finesse. Mettant parfois les pieds dans le plat, elle met en lumière toutes les contradictions de la société américaine actuelle : les injustices économiques, les tensions ethniques et la fin du rêve américain. Après avoir présenter la série : ses particularités, des anecdotes sur les personnages, des inspirations, nous débuterons l'analyse de la série sous différents angles. La question sociologique du génie, tout d'abord. Malcolm est définit comme génial avec un QI de 165 au début de la série. Même s'il semble convenir à la définition du génie du sociologue Norbert Elias, il en est, pourtant, très différent au contraire de son frère Dewey et ... du créateur de la série Linwood Boomer ! Ensuite, la série aborde la question du déclassement social : celui du couple, celui de Hal, le père, celui de Loïs, la mère. A travers cet effondrement économique d'une famille, c'est toute l'Amérique et sa Middle Class qui semble être déclassée. Pourquoi cette chute ? Et quelles réponses les personnages font à ce phénomène. Plus politique, nous aborderons l'épineuse question des tensions ethniques d'une Amérique fracturée entre Obama et Trump. "Malcolm" décrit- elle le "ressentiment blanc" que l'on a pu voir sous la présidence Trump ou est- elle une série anti- raciste et très progressiste (droit des femmes, des LGBTI...). Enfin, nous finirons en posant la série Malcolm comme fiction montrant la fin du rêve américain, du progressisme, du self made man, voire une série "anarchiste" ... La morale de l'histoire ? Il faut toujours prendre les comédies très au sérieux !
Un livre de métaphysique ?? D'écologie ?? Encore un truc de bobo parisien... Et bien, détrompons-nous ? ! L'essentiel de nos fractures contemporaines sont métaphysiques et se heurtent aux différentes ontologies dans le monde. Ecologie, climat, lien avec le vivant, l'animal et l'indigène sont des problèmes éminemment métaphysiques, comme l'affirme le philosophe anglais Timothy Morton : "? La menace du réchauffement planétaire n'est pas seulement politique, mais aussi ontologique ? ". Ainsi, cet ouvrage dresse un état des lieux des vingt dernières années philosophiques autour des bousculements métaphysiques qu'opèrent les questions écologiques actuelles. A partir d'un constat d'un retour du "? réalisme ? ", de la fracture dans le rapport Objet/Sujet, il interroge la question de l'humanisme occidental et son dépassement.
Résumé : Découvrez une langue et une culture riches et captivantes ! La LSF se popularise et fascine : à travers La Famille Bélier bien sûr, mais aussi Sophie Vouzelaud, candidate de Danse avec les stars, qu'on a pu voir s'exprimer en LSF sur le plateau de TF1 en primetime ! Les Nuls vous proposent un petit voyage découverte de la communauté sourde et de son histoire. Puis, grâce à une méthode progressive, vous vous familiariserez avec l'alphabet, les chiffres, puis découvrirez le vocabulaire par grandes thématiques : nature, animaux, alimentation, transports, métiers, mais aussi rapport au temps et localisation dans l'espace, avec le support de centaines de photos. Avec en supplément un chapitre consacré aux bébés signeurs : découvrez les signes que vous pouvez apprendre à votre bébé (entendant) pour partager avec lui une autre forme de communication, aussi passionnante qu'insoupçonnée... Avec les Nuls, apprenez à signer les mots et les expressions du quotidien, façonnez vos premières phrases en découvrant la syntaxe, et prenez plaisir à comprendre et vous faire comprendre dans cette langue créative et expressive !
Le livre interroge et explore, en une sorte de circularité de principe, à la fois la théorie mallarméenne de la musique, sa mise en pratique poétique, et les compositeurs, essentiellement de langue française, qui mirent Mallarmé en musique (principalement Debussy puis surtout Boulez qui en fit le coeur irradiant de son entreprise). Il tente de clarifier le sens artistique, poétique, esthétique et philosophique de la référence constante de Mallarmé à la musique et d'examiner à cette aune les musiques qui se réfèrent à Mallarmé. Par-delà l'analyse de ces musiques " mallarméennes ", il s'agit de comprendre la part de l'esthétique musicale et la part de l'esthétique tout court que Mallarmé rend possible pour l'art contemporain. Cet examen se fait tout au long de deux moments principaux que les XXe et XXIe siècles semblent dessiner à titre d'hypothèse : le premier moment étant celui de la mise en musique de la poésie mallarméenne au début du XXe siècle (Debussy et Ravel), le second étant celui de la puissante inspiration du Coup de dés et du Livre sur les musiciens des années cinquante (Boulez), Un troisième moment, plus contemporain ou actuel, élargit l'inspiration ou l'émulation de l'oeuvre mallarméenne aux arts de la scène ou de la performance.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.