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Mallarmé et la musique, la musique et Mallarmé. L'écriture, l'orchestre, la scène, la voix
Bonnet Antoine ; Frangne Pierre-Henry
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753548565
Le livre interroge et explore, en une sorte de circularité de principe, à la fois la théorie mallarméenne de la musique, sa mise en pratique poétique, et les compositeurs, essentiellement de langue française, qui mirent Mallarmé en musique (principalement Debussy puis surtout Boulez qui en fit le coeur irradiant de son entreprise). Il tente de clarifier le sens artistique, poétique, esthétique et philosophique de la référence constante de Mallarmé à la musique et d'examiner à cette aune les musiques qui se réfèrent à Mallarmé. Par-delà l'analyse de ces musiques " mallarméennes ", il s'agit de comprendre la part de l'esthétique musicale et la part de l'esthétique tout court que Mallarmé rend possible pour l'art contemporain. Cet examen se fait tout au long de deux moments principaux que les XXe et XXIe siècles semblent dessiner à titre d'hypothèse : le premier moment étant celui de la mise en musique de la poésie mallarméenne au début du XXe siècle (Debussy et Ravel), le second étant celui de la puissante inspiration du Coup de dés et du Livre sur les musiciens des années cinquante (Boulez), Un troisième moment, plus contemporain ou actuel, élargit l'inspiration ou l'émulation de l'oeuvre mallarméenne aux arts de la scène ou de la performance.
Comment un discours se phrase-t-il ? Cette question, venue de la musique - elle opère au coeur du jeu musical, en particulier dans toute lecture interprétative d'une écriture arrêtée -, semble adressable à bien des disciplines. La musique l'adresse traditionnellement aux autres arts avec lesquels elle s'allie : à la poésie dans le lied, au théâtre dans l'opéra, à la danse dans la chorégraphie, au discours de l'image dans le cinéma. Dans chacune de ces occurrences, il s'agit de faire résonner deux logiques discursives hétérogènes, et donc deux manières de phraser en sorte qu'elles s'entrelacent et se rehaussent. Mais plus généralement, la musique ne pourrait-elle adresser le même type de question aux disciplines scientifiques ? Si, en première approche, on appelle phraser une manière de nouer momentanément un corps à un discours, nouage qui oriente le découpage linéaire du discours en unités régionales de sens (selon une dynamique des profils, des attaques et des chutes), de telles opérations - une telle logique du phraser, donc - ne sont-elles pas également à l'oeuvre dans la compréhension d'une démonstration, dans la transmission d'une expérience, dans la lecture d'une équation ou d'une formule, dans l'appréhension d'un graphe ou d'un diagramme, que chacune de ces pratiques relève alors de la mathématique, de la physique, de la chimie, de la biologie ou d'autres sciences encore ?
La musique ne cesse de s'inspirer du texte poétique, que ce soit dans la pratique traditionnelle du madrigal, du lied et de la mélodie ou dans les multiples entreprises de la musique contemporaine. En élaborant son oeuvre, un compositeur s'inscrit dans les parages d'un poète, en accueille les mots ou l'univers scriptural pour les mettre en musique, opération supposant des décisions compositionnelles mais aussi une com-préhension du texte et/ou de la poétique de l'écrivain. Cette com-préhension, cette préhension de l'autre, ce saisissement d'un poème par une musique est déterminé par l'événement d'un choix. Mais ce choix, d'où s'autorise-t-il et que s'autorise-t-il vis-à-vis du poème ? A quelles conditions ce poème ne fonctionne-t-il pas comme un simple pré-texte, oublié/assimilé par une musique qui se l'approprie aussitôt, mais comme la trace comprise par une musique qui la com-pose en une oeuvre nouvelle ? La question est particulièrement légitime - et urgente - dès lors que la musique s'approche textes résistants, ayant leur propre rapport à la musique et se défiant a priori de toute récupération musicale, même s'ils semblent en autoriser le risque. La décision compositionnelle d'une telle incorporation - le choix d'un poème - relève ainsi d'une opération spécifique dont il convient d'analyser les conditions, les enjeux et les limites.
Résumé : Découvrez une langue et une culture riches et captivantes ! La LSF se popularise et fascine : à travers La Famille Bélier bien sûr, mais aussi Sophie Vouzelaud, candidate de Danse avec les stars, qu'on a pu voir s'exprimer en LSF sur le plateau de TF1 en primetime ! Les Nuls vous proposent un petit voyage découverte de la communauté sourde et de son histoire. Puis, grâce à une méthode progressive, vous vous familiariserez avec l'alphabet, les chiffres, puis découvrirez le vocabulaire par grandes thématiques : nature, animaux, alimentation, transports, métiers, mais aussi rapport au temps et localisation dans l'espace, avec le support de centaines de photos. Avec en supplément un chapitre consacré aux bébés signeurs : découvrez les signes que vous pouvez apprendre à votre bébé (entendant) pour partager avec lui une autre forme de communication, aussi passionnante qu'insoupçonnée... Avec les Nuls, apprenez à signer les mots et les expressions du quotidien, façonnez vos premières phrases en découvrant la syntaxe, et prenez plaisir à comprendre et vous faire comprendre dans cette langue créative et expressive !
Maître du jeune Léon Bloy, admiré de Barbey d'Aurevilly, pierre d'angle de la pensée légitimiste et du catholicisme contre-révolutionnaire, Antoine Blanc de Saint-Bonnet (1815-1880), nous reste avant tout pour ce bref texte, publié en 1848, hymne à la valeur sanctifiante de la souffrance, véritable bréviaire du Dolorisme chrétien. Paru alors que le débat sur l'anesthésie battait son plein dans les milieux médicaux, il réaffirme les liens consubstantiels entre l'existence humaine et la souffrance, le rôle de cette dernière comme force de réveil et d'accomplissement de l'être qu'elle sculpte véritablement au fil d'une permanente ascèse. Ecrit dans un style proche des fulgurances d'Ernest Hello, ce court traité trouve des résonances jusque dans la pensée d'une Simone Weil, la même qui écrivait: "la douleur seule est un contact avec cette nécessité qui constitue l'ordre du monde".
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.