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OSKAR JUPITER SUIVI DE INSTANCES INDECISES
MARSAUD ALAIN
ROUGE PROFOND
22,00 €
Épuisé
EAN :9791097309091
Ce recueil, constitué d'un récit et de notes théoriques, interroge les territoires de formes investis par la photographie amateur. Le premier texte, Oskar Jupiter, fondé sur des souvenirs matérialisés et archivés, privilégie l'errance, le découpage énumératif et la liberté prise avec les lieux et les temps du récit pour raconter cet exercice des plus commun : photographier pour soi. Alain Marsaud insiste sur la discontinuité du tissu du visible, raconte sa pratique qui consiste à maintenir la précarité, la fragilité et la spontanéité de ses images. Le second texte, Instances indécises, questionne la discontinuité du tissu du visible, mettant en avant des principes d'ajustement, de collusion ou d'évocation. L'enjeu est bien de réactiver le mouvement des images, souvent par un geste perturbateur, de les sortir de leur sommeil archival pour libérer en elles un nouveau potentiel. Il leur revient alors de se recomposer avec des temporalités et des espaces inédits - ce qui s'apparente à une sorte de montage au sens cinématographique -, d'acquérir de nouvelles conditions de visibilité. Tout est histoire de construction, d'agencement de fragments épars et discontinus et la magie, s'il en est une, tient à ces équilibres de formes et à ces dispositifs toujours imprévisibles.
Résumé : Charles III de Bourbon est-il traître à son roi, comme l'affirment de nombreux historiens ? La situation de premier prince de France a suscité bien des jalousies. L'atteinte aux revenus des fiefs convoités par le roi et sa mère Louise de Savoie ne pouvait que conduire Charles de Bourbon à prendre le parti de l'étranger, car il n'avait plus rien à perdre. En dehors des questions de personnes, le conflit entre les Valois et les ducs de Bourbon fut aussi la dernière péripétie de la lutte entre la royauté renforcée et les États princiers qui s'étaient constitués à la fin du Moyen Âge. Après "En labourant les terres d'Auvergne, du Périgord et du Bourbonnais", Richard Alain Marsaud de Labouygue confirme sa passion et son talent à faire revivre le passé. À mi-chemin entre roman et essai biographique, l'auteur revisite une page d'histoire de France à travers le destin de Charles III de Bourbon Montpensier, dont le cas a souvent été jugé de manière expéditive. Richement documenté, cet ouvrage nuancé pose un nouveau regard sur le Bourbonnais et saura séduire au-delà du cercle des amoureux de l'histoire grâce à son évidente portée romanesque.
Aujourd'hui, que tout est modifié qu'une nouvelle société tend à s'organiser sur les débris de l'ancienne, il est bon de rappeler les souvenirs anciens ceux de ce village dans la Combraille bourbonnaise entré depuis, dans la modernité du temps. Les activités essentielles étaient celles d'un monde rural qui vivait quelque peu en autarcie. Prédominaient l'élevage des bovins, pour le lait et la viande, les ovins et les porcins, quelques chevaux pour les labours, les ânes, ainsi que les ruches laborieuses, la culture des plantes fourragères pour l'alimentation du bétail et des hommes, le blé et l'orge. La maréchalerie avec sa forge et son Travail, entretenait les attelages et les fers des chevaux, des ânes et des boeufs. La boulangerie fabriquait le pain avec les levures et les farines du moulin. La vigne rarissime produisait sur les coteaux une mauvaise piquette qui remplissait les barriques en chêne rangées dans les caves du marchand de vins. La chasse, sous toutes ses formes, constituait le plaisir des villageois. C'est une vraie jeunesse qui habite aujourd'hui encore, la pensée de ces hommes et de ces femmes dans ce village bourbonnais qui garde l'antique vertu de son âme : l'ESPERANCE !
Marsaud de Labouygue Richard Alain ; Tihy Jean-Côm
Pour la première fois, ce livre envisage de replacer le moment gaullien (1958-1969) dans l'histoire longue de l'héritage capétien. Il dépasse en effet une vision souvent trop courte et cloisonnée de l'histoire. Dans la pensée des auteurs, la Révolution française de 1789 n'a pas mis un terme à la monarchie française mais a tout simplement introduit une parenthèse d'instabilité politique délégitimant l'autorité et la légitimité du monarque, figure de l'Etat. A l'opposé des théories maurrassiennes et républicanistes, ils démontrent les similitudes du régime capétien et de la République gaullienne, jusqu'à penser celle-ci comme la fille mort-née, mais légitime de la monarchie française. A l'heure où la chose publique est trop souvent dévoyée par la communication et le marketing politique, les auteurs proposent une grille de lecture originale de notre histoire permettant de mieux comprendre la parenthèse gaullienne à laquelle se réfèrent, si souvent, nos hommes politiques, de gauche comme de droite.
Résumé : Les jacqueries, les révoltes, et les révolutions ainsi que les séismes sociaux de toute nature, grands ou petits, dévastent les organisations humaines, qu'elles soient d'Eglise ou de la Cité. Les civilisations ne sont pas épargnées, elles meurent aussi, si elles ne sont pas défendues. Le roi de France Philippe le Bel, et le pape Clément V, ont cru pouvoir faire disparaître l'ordre du Temple, en brûlant le Grand Maître Jacques Mollé et ses templiers ; de la même manière, les révolutionnaires de 1789, guillotinèrent le roi Louis XVI et sa famille, en croyant ainsi mettre à bas la Monarchie française. Les bolcheviques, en 1917, sur le sol de la Sainte Russie, ont imité les révolutionnaires français, et massacré le Tsar Nicolas II et sa famille. Tous ignoraient qu'un roi ne meurt pas ! et selon le rituel qui lui est consacré à l'instant du trépas, l'acclamation annonce : " Le roi est mort, vive le roi ! ". Que reste-t-il aujourd'hui, de l'âme des défunts ? Les esprits et les fantômes errent autour de nous et hantent les peuples régicides, que la raison n'habite plus ; des îlots de résistants en France et en Occident se constituent pour rétablir le règne social d'un monde avec Dieu et non sans Dieu. Ils sont les nouveaux templiers.
The Walking Dead. Un succès planétaire avec des records d'audience aux Etats-Unis. Cette série nous fascine et nous tient en haleine parce qu'elle traite notre plus grande hantise. Toute son histoire s'inscrit au point précis où commence et finit le temps des hommes : le moment post-apocalyptique. Tout a disparu de nos manières incorporées de dire le bien et le mal, de distinguer l'humain et l'inhumain. Nos institutions et nos conventions se sont désintégrées. Il ne s'agit plus de chercher comment nous pourrions nous sauver mais de considérer lucidement la possibilité d'un nouveau départ. Avons-nous besoin d'un chef ? Chacun a-t-il le droit de punir et de tuer ? Peut-on être père dans un univers sans mère, sans école et sans travail ? Devons-nous fuir ou nous enraciner ? Qu'est-ce au fond qu'une vie d'homme ? Cette série est âpre et souvent douloureuse. Elle ne pose pas d'autres problèmes que les nôtres mais les pose autrement en cassant le monde qui nous offrait ses solutions de fortune. Elle établit ainsi une nouvelle distance focale avec tout ce que nous avons bâti. C'est l'intégralité des rapports humains qu'elle intime de réinventer. A la façon propre d'une série, à coup de flashes philosophiques, elle nous contraint à penser. Aucun dogmatisme, nulle volonté de fonder ou légitimer. Cet essai sera votre guide de survie conceptuel dans un monde catastrophé.
En décembre 1976, dans le mythique Filmstudio de Traste-vere à Rome, un jeune homme de vingt-trois ans projetait lui-même son premier long métrage tourné en Super 8. Il s'agissait de Nanni Moretti et le film s'intitulait de manière prémonitoire Je suis un autarcique. Ainsi, dans un cinéma italien marqué par la difficulté à se renouveler, faisait irruption un surdoué égocentrique, un cinéaste passionné qui allait s'imposer très vite comme la figure dominante de sa génération. Metteur en scène exigeant que la conscience de son talent et la rigueur de ses positions morales et politiques rendent souvent incommode, Moretti a d'abord exploré l'introspection autobiographique cristallisant les angoisses existentielles d'un individu plongé dans une société privée de repères éthiques et idéologiques. Sous l'identité de Michele Apicella, il a été membre d'une troupe de théâtre (Je suis un autarcique), étudiant (Ecce Bombo), cinéaste (Sogni d'oro), professeur de lycée (Bianca), prêtre (La messe est finie), homme politique joueur de water-polo (Palombella rossa). Dans Journal intime et Aprile, Michele Apicella cède la place à Nanni Moretti lui-même. Il sera désormais à la fois un homme public intervenant dans le débat politique et un homme privé évoquant le cadre de ses préoccupations intimes (La Chambre du fils, Le Caïman, Habemus Papam, Mia madre). Dans cet ouvrage, l'artiste se confie à Jean A. Gili, éminent spécialiste du cinéma italien, et revient sur toute sa production cinématographique, s'imposant comme un créateur protéiforme, un intellectuel vigilant et un producteur, distributeur, directeur de salle, opérateur culturel omniprésent.
Résumé : Aux confins du monde humain, en Antarctique, un organisme mystérieux est découvert dans la glace par une équipe de scientifiques. Exhumée et réanimée, la Créature de The Thing de John Carpenter constitue une énigme pour le regard. Chacune de ses manifestations à l'écran la présente sous un jour différent : un malamute de l'Alaska, des restes humains bicéphales calcinés, un chien dont le faciès explose en déhiscences florales, une tête humaine mobile dotée de cornes d'escargot et de pattes d'araignée. L'impossibilité de saisir une forme stable de cette Chose porte le doute sur la nature de tout corps représenté à l'image. Il faut, en de telles circonstances, délaisser la question du monstre au cinéma pour envisager celle du monstre de cinéma. Que signifie, au-delà du simple ressort fictif, la nature métamorphique de la Créature ? Que peut-elle nous donner à penser sur la nature des figures filmiques ? En endossant une perspective attentive à la question du matériau, cet ouvrage propose, à partir du film de John Carpenter, une réflexion traversant l'histoire de l'art, la littérature fantastique, l'esthétique et la philosophie de l'art, se renouvelant au contact d'opérateurs empruntés à la biologie et à la physique.
Déployant une analyse détaillée et illustrée des films, des Prédateurs à Unstoppable, en passant par Top Gun, Jours de tonnerre, True Romance, Domino, Le Fan, Spy Game, Le Dernier Samaritain, Le Flic de Beverly Hills 2, Ennemi d'Etat, Man on Fire, USS Alabama, Déjà vu, Revenge, L'Attaque du métro 123, l'ouvrage embrasse toute la carrière de Tony Scott, disparu le 19 août 2012. Frère cadet de Ridley Scott, le metteur en scène britannique a redéfini durant trois décennies les codes du cinéma d'action hollywoodien. Son approche technique précise et rigoureuse du métier de réalisateur, tout comme sa démarche artistique référentielle et innovante font de son oeuvre singulière un ensemble riche et intense traversé de motifs hyperboliques récurrents. On reconnaît bien le style du cinéaste, qui n'a cessé de tendre vers une recherche épurée sur la forme, puisant dans la peinture du XVe siècle ou dans l'expressionnisme du XXe siècle. Tel un plasticien, Tony Scott a peaufiné ses préférences esthétiques pour atteindre un cinéma essentiellement sensitif et a fait de notre monde contemporain une mécanique à laquelle ses protagonistes doivent se confronter, par l'action : "Harder, Better, Faster, Stronger", pour reprendre les Daft Punk. Le livre est préfacé par Harry Gregson-Williams qui a composé la musique de six films de Tony Scott.