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Le désir fantôme
Marsan Hugo
MERCURE DE FRAN
13,15 €
Épuisé
EAN :9782715221345
Depuis plus de trente ans, Catherine et Edgar partagent une histoire d'amitié que les soubresauts de leurs amours respectives n'ont pu altérer. Le jeune et mystérieux Branwell - ange de la mort ou fantôme du désir - réveille le passé de ce couple insolite. Le désir fantôme est une méditation sur le temps et l'amour. Les disparus nous harcèlent autant que les vivants. Pourquoi Lucien, le jeune ami d'Edgar, s'est-il suicidé ? Pourquoi Catherine aime-t-elle si maladroitement sa fille Emilie ? Pourquoi Branwell, le criminel, ne peut-il guérir de la tragédie qui a incendié son enfance ? De son écriture hiératique et pudique, Hugo Marsan tend les filets de la lucidité et de l'humour. Il réconcilie les événements douloureux d'un apparent chaos. La passion amoureuse est la pièce fragile, parfois manquante, du puzzle qu'est toute vie. " Il faudrait tout savoir de l'enfance, de l'amour, de la vie... Il n'y a pas de réponse à la douleur ni de répit. Il n'y a pas de réponse à la passion. Il y a pourtant une certitude : on ne peut pas vivre sans amour. "
Franz se penche sur le fauteuil et glisse ses bras sous les épaules et les cuisses d'Aliocha. Il s'empare de sa proie. Aliocha rit lui aussi, tourne la tête vers moi, et amplifie son rire. Il s'accroche au torse de Franz, ses bras enserrent le large cou, et - je ne rêve pas - sa joue se colle à celle du bourreau. Il m'observe du coin de l'?il. Sans le moindre effort, Franz soulève Aliocha de son fauteuil, et tous deux s'envolent, s'éclipsent dans les ténèbres des couloirs. Longtemps leurs rires et leurs cris résonnent dans l'escalier. J'ai pensé alors : Caïn rapte Abel, il va le tuer. Infirme de naissance, Aliocha vit reclus dans un château du sud-ouest de la France, entouré de serviteurs dévoués à sa cause qui arpentent comme des ombres les couloirs silencieux : le monde extérieur ne doit pas l'atteindre. Pour l'assister, Franz, beau et vigoureux jeune homme, lui prête ses jambes et son énergie. Ce " couple " étrange intrigue Denis, le précepteur d'Aliocha. Le sentiment de jalousie qu'il sent naître en lui le trouble... Quels liens unissent réellement Franz et Aliocha ? Quels secrets le château dissimule-t-il ? Naissance du désir, confusion des sentiments et manipulations tissent la trame du roman d'Hugo Marsan, qui plonge avec délice au c?ur des passions humaines.
Au bout d'une heure de guet, il le repéra. Ce serait celui-là. Il s'offrit un premier plaisir : détailler sa proie avant que le jeune homme s'aperçoive de son manège. Il était plus près des vingt ans que des trente, estima André, mais il était difficile de donner un âge précis à ces hommes sur la touche. Les jeunes chômeurs se camouflaient dans une grisaille défensive. Cependant, André savait par expérience que, pour peu qu'on leur portât un intérêt, ils retrouvaient vite une deuxième adolescence d'autant plus impétueuse qu'ils craignaient d'en perdre le souvenir. Dégagés de la course à la réussite, délivrés d'un combat qu'ils savaient inutile, les chômeurs s'alanguissaient peu à peu dans une disponibilité dont ils finissaient par apprécier la coupable liberté. La seule servitude était le retour à la maison, d'autant plus redouté qu'ils en retardaient l'échéance.
Au bout d'une heure de guet, il le repéra. Ce serait celui-là. Il s'offrit un premier plaisir : détailler sa proie avant que le jeune homme s'aperçoive de son manège. Il était plus près des vingt ans que des trente, estima André, mais il était très difficile de donner un âge précis à ces hommes sur la touche. Les jeunes chômeurs se camouflaient dans une grisaille défensive. Cependant, André savait par expérience que, pour peu qu'on leur portât intérêt, ils retrouvaient vite une deuxième adolescence d'autant plus impétueuse qu'ils craignaient d'en perdre le souvenir. Dégagés de la course à la réussite, délivrés d'un combat qu'ils savaient inutile, les chômeurs s'alanguissaient peu à peu dans une disponibilité dont ils finissaient par apprécier la coupable liberté. La seule servitude était le retour à la maison, d'autant plus redouté qu'ils en retardaient l'échéance. "
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.