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Jacques Roubaud. Prose de la mémoire et errance chevaleresque
Marsal Florence ; Berthelot Anne
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753511750
La littérature médiévale inspire et informe l'oeuvre du poète et romancier oulipien Jacques Roubaud depuis les années 1970. Ses essais La fleur inverse et Graal Fiction, ou encore Graal Théâtre, ambitieuse adaptation dramatique de la légende arthurienne écrite en collaboration avec Florence Delay, en sont les signes les plus évidents. L'Inter-texte arthurien, s'il est plus discret dans le cycle du grand incendie de Londres, n'en éclaire pas moins les errances de la mémoire et de la prose. Le lecteur doit exercer une mémoire immense devant ces milliers de pages qui relatent et relient des événements survenus à de nombreuses années d'intervalle. Car le narrateur, comme les meilleurs chevaliers d'Arthur, fait preuve d'une extrême disponibilité, mais aussi d'une grande persévérance, pour suivre tous les chemins mémoriels qui s'offrent à lui, sans jamais perdre de vue la droite voie de la prose. Sa principale stratégie narrative est l'entrelacement imité du cycle du Livre du Graal, en particulier de la branche centrale qu'est le Lancelot en prose. Dans le grand incendie de Londres, la mémoire est aussi aventureuse que la forêt médiévale, et le texte volontairement digressif, en arborescence. La fonction du récit est de continuer d'exister, malgré les souvenirs les plus douloureux, qui fonctionnent dans le texte comme un autre Graal, c'est-à-dire un signe qui met la prose en marche, mais qui la menace lorsqu'A apparaît trop clairement. Le présent volume étudie les nombreuses stratégies d'" érotisme " mises en oeuvre par la prose arthurienne pour que l'aventure de l'écrit ne s'achève pas, parce que ces stratégies servent de modèle à Jacques Roubaud, qui trouve dans le grand incendie de Londres une nouvelle forme-prose de la mémoire.
Dans un contexte d'évolution des modalités de recrutement des bénévoles, le secteur associatif se dote de nouveaux outils de gestion. Ceux-ci conduisent à introduire la notion de "management du bénévolat" . Cet ouvrage interroge ce qui se cache sous ce terme et les effets des nouvelles pratiques sur les systèmes de valeurs des bénévoles. Il s'attache à comprendre en profondeur les représentations, les perceptions et les vécus des acteurs du monde des associations bénévoles à travers les discours de cinq bénévoles. Cette étude révèle également une évolution des modalités d'engagement et les enseignements issus de la crise sanitaire. En effet, cette dernière a conduit, en situation exceptionnelle, à initier des expérimentations innovantes à faire perdurer pour remobiliser les bénévoles. Les résultats font émerger des constats et des pistes d'action à explorer pour permettre au secteur associatif de s'adapter aux attentes des bénévoles.
Résumé : " Maître, je t'ai menti. L'homme que je cherche à retrouver est un officier français. Il est parti combattre les Chinois quelque part dans le Nord. Je voudrais qu'il devienne mon père et je tremble pour sa vie. Il scruta la face impassible de Thô, appréhendant d'y lire du mépris. Il n'y reconnut que de la résignation. Le vieillard commenta sans le moindre accent d'amertume : - Fils d'un officier français ? Voilà un bien étrange désir ! Mais comment pourrais-je te blâmer alors que, dans ce chaos, il n'est plus un seul d'entre nous qui soit capable de reconnaître les véritables aspirations de son âme ? " Dans le Tonkin des années de la conquête française, la lutte contre les éléments et les fléaux de la guerre rythment la vie. Cent peuples aux m?urs étranges se disputent les forêts profondes des immenses chaînes de montagnes qui encadrent le delta. C'est de cette contrée farouche, repaire de la piraterie, royaume des fièvres et de la brume, que le lieutenant Julien Lassalle voit un jour arriver le jeune Thiou, adolescent au passé mystérieux. Dès lors, leurs destins seront liés...
Résumé : " C'est le verbe de Claire qui m'a ressuscité. Je veux dire que c'est sa voix qui m'a ramené à la vie. Je ne sais quel mot elle a prononcé, qui m'a réchauffé et libéré de mon linceul. Je n'étais qu'un corps inerte sur un lit d'hôpital. Et soudain, mon esprit s'est animé, remué par un flot de pensées, pareil à un fleuve à l'heure du dégel. Quelle part mystérieuse de moi-même sa parole a-t-elle réveillée ? Quelle formule ésotérique employa-t-elle à son insu, qui fit rouler la pierre du caveau où je gisais ? Plus tard, quand le devins l'amant de Claire, il m'arrivait d'affirmer, pour la taquiner : " Au fond, je suis ta créature. Tu m'as donné une deuxième vie ". Mais, J'ai toujours évité de lui confier combien ce retour à la conscience, je l'avais immédiatement ressenti non comme un don, mais comme une souffrance. Car, je dois en faire l'aveu : c'est le c?ur meurtri par un déchirant sentiment de culpabilité que le revins parmi les vivants. En quoi étais-je coupable ? Sur cette énigme douloureuse, butèrent mes toutes premières pensées. "
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.