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Carnets posthumes
Marrou Henri-Irénée ; Dagens Claude ; Prévotat Jac
CERF
70,41 €
Épuisé
EAN :9782204074742
On trouvera ici le contenu de cinq carnets manuscrits d'Henri Irénée Marrou, qui ont été conservés sans être lus pendant vingt-trois années après sa mort. Le premier est daté de 1927, le dernier s'achevant sur la date du 10 février 1911. Ces carnets ne sont pas un " journal " : seuls les débuts et les fins de chacun sont formellement datés ; Henri Irénée Marrou n'y fait que très rarement allusion à sa vie familiale et civique, à peine plus souvent à sa vie de professeur. Leur texte, très peu raturé, se présente comme une suite de rubriques numérotées, de longueurs inégales, fréquemment relues comme en témoignent les renvois d'une rubrique à l'autre, voire d'un carnet à l'autre. Pour l'essentiel, les carnets sont un dialogue d'Henri Irénée Marrou avec lui-même sous le regard de Dieu - ce Dieu qui s'adresse à lui constamment à travers les Écritures, les Pères de l'Église, l'exemple et les écrits de quelques grands saints, ainsi que par la musique, et par la nature contemplée en certains endroits privilégiés. À l'évidence, ces carnets ne sont pas écrits pour d'autres, mais uniquement à l'intention de leur auteur : ils lui servent à jalonner sa vie spirituelle, une vie qui sous-tend et anime toutes ses entreprises terrestres.
Henri Marrou (1904 - 1977) fut un homme assez exceptionnel comme on en voit rarement en une génération. De l'Ecole normale supérieure à l'Institut, en passant par l'Ecole de Rome et la Sorbonne, il eut une très belle carrière. Plus encore il fut un grand savant. Ses livres sur la culture intellectuelle et religieuse de l'Antiquité tardive, ses travaux sur les Pères de l'Eglise, particulièrement sur saint Augustin, ses réflexions sur la "connaissance historique" et la "Théologie de l'histoire", lui valurent une réputation internationale et lui attirèrent de nombreux disciples.
Seize siècles nous séparent de lui (né en 354 ap. J.-C., il est mort en 430). Depuis lors, son rôle fut essentiel, à un titre ou un autre, en pratiquement tous les siècles de l'histoire occidentale. Même aujourd'hui, il est réédité, lu, commenté. Il demeure l'un des rares penseurs chrétiens dont les non-chrétiens savent qu'il existe et à qui ils font une place dans l'évolution de la culture occidentale. Mais on ne prête qu'aux riches: salué comme un génie, il est aussi rendu responsable de nos soubresauts religieux - la Réforme -, de nos malheurs politiques - la prétention de l'Eglise à dominer l'Etat -, de nos désarrois privés - le mépris chrétien du corps et de la sexualité. Cependant, au-delà des " augustinismes " qui ont marqué l'histoire de l'Occident, cet ouvrage d'un grand historien de l'Antiquité tardive revient à Augustin lui-même, à sa vie et à son oeuvre : la seule manière de le connaître vraiment et de porter un jugement équilibré sur sa postérité intellectuelle. Ce livre, repris de la collection " Maîtres Spirituels ", comprend une anthologie de textes choisis, des tableaux chronologiques et une importante bibliographie actualisée. Henri-Irénée Marrou (1904-1977) Il fut l'un des grands spécialistes de l'histoire du christianisme ancien.
Résumé : " L'éducation homérique, l'éducation spartiate, la pédérastie en tant qu'éducation, l'ancienne éducation athénienne, etc. Autant d'ensembles bien centrés sur un problème vivant. Rien de stéréotypé. Beaucoup de grosses questions abordées et, sinon résolues, du moins discutées avec pénétration. Pas de pédantisme. Un réel et solide savoir. Le constant souci de fournir au lecteur le moyen d'en vérifier les sources. D'un mot, un livre éclairant. Capital pour qui veut comprendre, en profondeur, les sociétés de l'antiquité classique. " C'est en ces termes que Lucien Febvre saluait, dans les Annales, la publication, en 1948, de l'Histoire de l'éducation dans l'Antiquité, " ?uvre monumentale, magistrale dans tous les sens du terme " (Jean-Rémy Palanque).
H. -I. Marrou décrit remarquablement ces formes populaires de piété qui s'élaborent, ces nouvelles relations, au plan politique, qui se nouent entre les chrétiens et le pouvoir, bref l'éclosion de ces Christiana tempora, de certaines structures de chrétienté dont le Moyen Age gardera le souvenir nostalgique et souvent erroné." "Le soin qu'il met d'emblée à décrire le cadre politico-social où se développera la vie de l'Eglise pendant le Bas-Empire, puis sous les Byzantins, la multiplication de cartes très opportunes, l'insistance mise sur la description des cérémonies du culte ou des formes de dévotion apportent autant de touches concrètes (...). Ce maître des études religieuses ne sacrifie point l'étude du mouvement des idées ni l'oeuvre des maîtres de la pensée chrétienne. Les péripéties de la crise arienne, les querelles christologiques des Vème et VIème siècles, les efforts des grands conciles, si souvent traversés par l'esprit de secte ou de domination, font l'objet de chapitres très solides et précis."
La collection Une pensée par jour accueille, avec Edith Stein, une figure spirituelle et philosophique injustement méconnue. Née en 1891 dans une famille juive, fortement marquée par l'image maternelle, elle s'éloigne cependant, un temps, de toute croyance religieuse et entreprend de chercher la vérité par ses propres moyens. Elle s'inscrit à l'université pour suivre les cours qui l'intéressent et devient la première femme docteur en philosophie avec sa thèse sur l'empathie. Elle devient élève puis assistante d'Edmund Husserl, dont les travaux en phénoménologie rendent la jeune femme attentive au phénomène religieux. En 1921, la lecture de l'autobiographie de Thérèse d'Avila la décide à demander le baptême dans l'Eglise catholique. Dès lors, elle se consacre pendant une dizaine d'années à la recherche et l'enseignement avec le souci de mettre en valeur une vision chrétienne de la personne humaine. Interdite d'enseigner en raison de son origine juive, elle entre au Carmel de Cologne en 1933 et y prend le nom de Thérèse Bénédicte de la Croix. En décembre 1938, elle doit quitter l'Allemagne et rejoindre le Carmel d'Echt, aux Pays-Bas, où elle est arrêtée par la Gestapo et déportée à Auschwitz où elle meurt le 9 août 1942. Ces dernières années sont difficiles du fait de la montée du nazisme et de l'opposition de sa mère à ses engagements chrétiens. Cela la conduit à approfondir le sens de la présence de Dieu face au déchaînement du mal. Edith Stein fut reconnue bienheureuse en 1987 et canonisée le 11 octobre 1998 par le pape Jean-Paul II et proclamée co-patronne de l'Europe. Son oeuvre philosophique et spirituelle, rassemblée en quelque 25 volumes, est maintenant largement traduite et étudiée dans le monde entier.
Résumé : "Si je devais dire quelque chose sur ma foi, pour être plus avancé dans la vie et plus proche de ma mort, je reconnaîtrais simplement que je me sens plus profondément croyant et que j'ai de moins en moins de croyances". Ce livre est une méditation sur l'errance inattendue d'une vie de prêtre, fidèle à l'émerveillement initial, défaite des certitudes premières, modeste et prudente, comme en attente d'une confirmation venue d'autres hommes. On reconnaîtra la musique de l'auteur des Fils dépossédés et de La Nuit et le Fou, mais aussi l'autorité d'un homme qui dit "je" sans orgueil stérile ni modestie feinte. L'authenticité d'une expérience spirituelle témoignant d'une foi silencieuse et pacifiée. Prêtre, homme d'écriture et de conviction, Bernard Feillet a traversé au plus profond les ruptures, les mutations du catholicisme et de la société contemporaine, thèmes qu'il développe dans cet essai.
Jean-Yves Leloup est docteur en théologie, philosophie et psychologie. Fondateur de l'Institut pour la rencontre et l'étude des civilisations et du Collège international des thérapeutes, il a publié de nombreux ouvrages chez Albin Michel, dont Ecrits sur l'hésychasme, Paroles du mont Athos, l'Enracinement et l'ouverture, Manque et Plénitude, Prendre soin de l'Etre, L'Absurde et la Grâce, Un art de l'attention, etc.). Surtout, il a donné des traductions innovantes d'Evangiles canoniques (Jean) et apocryphes (Philippe, Marie, Thomas) ainsi que, en 2011, de l'Apocalypse de Jean.