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Exercices
Marquet Jean-François
CERF
24,20 €
Épuisé
EAN :9782204088923
Professeur émérite à l'université de Paris-Sorbonne, l'auteur, depuis plus d'un demi-siècle, a poursuivi des recherches dans différents champs - la métaphysique allemande. le rapport philosophie/littérature, la gnose et la mystique chrétienne. Ces travaux ont été recueillis jadis et naguère dans différents recueils thématiques. Mais plus important peut-être que les champs, il y a le chemin sinueux qui les traverse, les relie. et assez souvent s'en écarte. sans jamais cesser d'être secrètement orienté par une unique étoile dont le nom philosophique pourrait bien être singularité. Les textes composant ce recueil représentent autant de bornes et d'étapes sur ce "sentier de pensée", avec notamment l'ensemble des études consacrées par l'auteur à la philosophie française. Le lecteur bénévole est amicalement invité à suivre ce parcours et, si tel est son plaisir, à en dégager le fil.
Plutôt qu'une étude sur la Phénoménologie de l esprit, cet ouvrage propose une visite complète et commentée du plus imposant et du plus labyrinthique monument de la philosophie moderne. La Phénoménologie de l "esprit est le premier ouvrage philosophique qui ne présente pas des affirmations sur ce qui est (sur Dieu, sur l'âme, sur le monde), mais qui prétend décrire comment ça se présente à une conscience qui fait l'expérience du monde dans son savoir, et qui voit ce savoir se transformer suivant une logique qu'initialement elle ne maîtrise pas. Autrement dit (sur ce point Fichte avait peut-être été le précurseur), pour Hegel nous sommes dès notre naissance, dès notre premier regard sur le monde, jetés dans le savoir, et ce que nous avons à faire, chacun de nous, mais cela vaut également pour l'humanité entière, c'est amener son savoir du dedans, de l'intérieur jusqu'à sa formation ultime. Il ne s'agit donc pas, comme le faisait Kant, d'examiner du dehors ce qu'est le savoir, jusqu'où il va, sur quoi il porte, etc.; il s'agit au contraire de voir comment une conscience, jetée dans le savoir sous ses différents aspects (sensation, perception, entendement, raison, moralité, religion...) parcourt tous ces étages du savoir jusqu'à son sommet, jusqu'à ce point d'arrêt que Hegel désigne par l'expression plus ou moins énigmatique de savoir absolu. Je ne voudrais cependant pas que vous en tiriez la conclusion que la Phénoménologie de l'esprit est un ouvrage tellement riche qu'il en est désordonné: en fait, la Phénoménologie de l'esprit, même si elle donne au premier abord une impression un peu chaotique, est une oeuvre très construite, une oeuvre dotée d'une architecture interne que nous nous attacherons à souligner."
Sous la surface ordonnée de la philosophie et de la théologie classiques court depuis la Renaissance une parole plus secrète, mythique, mystique, qui est comme leur inconscient le plus souvent refoulé, mais revenant parfois éclater en pleine lumière. Souvent ce discours s'origine dans un regard sur le mystère le plus central du christianisme, qui est celui d'une structure - la structure du noeud trinitaire. Dans ce soubassement gnostique se mêlent inextricablement les ruines d'une prisca theologia, d'un antique savoir absolu supposé aboli dans un désastre obscur, et les promesses d'une apocalypse parfois envisagée comme celle de la raison même. L'hermétisme dévot d'un Ficin ou d'un Pic, la quête paracelsienne de la signature des choses, les grandes synthèses baroques d'un Boehme ou d'un Fludd, l'alchimie intérieure des quiétistes, l'exégèse visionnaire de Swedenborg, la hiéro-histoire de Postel ou de Ballanche - autant d'aspects dans le parcours de ce fleuve profond qui, après 1850, va peu à peu s'abîmer dans l'océan d'un syncrétisme orientalisant. Entre la philosophie diurne et son ombre ou son underground ésotérique, il y a du reste un échange constant qui n'est pas sans rappeler la dialectique du moi et du ça : tantôt des matériaux mythiques ou théosophiques sont élevés à l'élaboration secondaire du concept, tantôt au contraire des notions philosophiques sont restituées au processus primaire ("condensation et transfert") de l'imagination productrice. C'est ainsi que la physique de Descartes emprunte à Fludd (connu au moins à travers Mersenne et Gassendi), que Henry More "kabbalise" Descartes avant d'être lui-même retraduit par Leibniz en langage profane, que Swedenborg fascine Kant jusqu'au malaise et inspire discrètement Fichte, ou que Hegel et Schelling transposent en philosophèmes les mythèmes boehmistes. Maintenant que ces deux mouvements semblent bien avoir atteint leur point mort, il devient possible de dresser leur bilan et de pointer ainsi le moteur secret de l'histoire de la pensée occidentale. C'est la voie où s'engage le présent ouvrage, à travers l'étude de quelques oeuvres singulières issues de cette "part maudite" de la pensée."
L'aphorisme est un peu le couteau suisse des belles lettres. Court comme un canif, il peut aussi bien trancher dans des considérations communes que dépolir des vérités faciles. Cette piquante polymorphie l'autorise, successivement et avec un culot égal, à prétendre tout et son contraire voire mieux et plus. Ainsi, pour divertir le moraliste, l'aphorisme lui permet de se fâcher, d'un commun désaccord, avec tout le monde sans favoritisme aucun. Toutefois, pour susciter une colère bien sanguine chez le lecteur, il faut savoir s'y prendre et lui déplaire avec tact. Car la mauvaise foi ne se paye pas que de bons mots. En effet, elle a besoin d'éveiller cette clémence trop humaine qui pardonne le pire dès qu'il se présente sous ses plus beaux atours.
Résumé : Des écoles grecques à la philosophie contemporaine, plongez dans un monde réputé difficile et qui n'aura bientôt plus aucun secret pour vous ! Grâce à la Philosophie pour ceux qui ont tout oublié, partez à la découverte du savoir de façon simple, accessible et amusante. Laissez-vous conter la vie et l'oeuvre de près de 100 philosophes, de Socrate à Adorno, en passant par Platon, Pascal, Montaigne, Rousseau, Kant, Nietzsche, Freud, Sartre, Ricoeur, Baudrillard, et bien d'autres encore ! Abandonnez vos idées reçues, vivez et voyez les choses sous un angle inattendu grâce à plus de 30 concepts qui vous aideront à comprendre et à construire des problématiques. L'art obéit-il à des règles précises ou ne relève-t-il que de l'inspiration et du génie ? Le bonheur est-il seulement possible ? Puis-je avoir conscience de moi sans avoir conscience de l'autre ? Comment concilier l'autorité de l'Etat et la liberté des individus ? Peut-on être responsable sans être libre ni conscient ? La politique est-elle un art ou une science ? Les animaux ont-ils des droits ? Enrichi d'anecdotes, d'encadrés insolites, de citations mémorables et de dessins humoristiques, ce livre permet à tous de s'initier à la philosophie, de l'Antiquité à nos jours.
Découvrez ou redécouvrez les oeuvres clés de la philosophie, des Dialogues de Platon à l'Histoire de la folie à l'âge classique de Michel Foucault. Les oeuvres majeures de chaque philosophe sont résumées, et leur apport dans l'histoire de la pensée est mis en avant et explicité. Ce petit livre donne les clés nécessaires pour construire une dissertation ou un commentaire de texte, mais se veut aussi une invitation à lire de la philosophie...
Résumé : L'esthétique est une fois encore à l'ordre du jour philosophique. Notre époque, pressée d'en découdre avec la fin proclamée de l'Art, tient pour évident l'objet de cette discipline. Or l'esthétique est relativement récente : la réflexion sur l'art est une histoire parallèle à celle de la rationalité. Marc Jimenez en retrace ici le développement. C'est au siècle des Lumières que l'esthétique s'autonomise, qu'elle conquiert ses lettres de noblesse, quand devient primordiale la question du Beau comme accès au sens, à la vérité. Alors s'ouvrent des voies diverses : la science du beau (Kunstwissenschaft) n'est pas la faculté de juger kantienne ni la philosophie de l'Art, entre tradition et modernité, imaginée par Hegel. D'où les grands changements de perspective opérés au XXe siècle : le tournant esthétique de la philosophie, inauguré par Nietzsche ; le tournant politique de l'esthétique (Lukàcs, Heidegger, Benjamin, Adorno notamment) ; le tournant culturel de l'esthétique (Goodman, Danto, etc.). Rarement un ouvrage aura dressé un panorama aussi exact qu'utile de l'esthétique d'hier à aujourd'hui, alors que l'art demeure, pour la philosophie, une question essentielle.