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Hiroshige - Les éventails d'Edo. Estampes de la collection Georges Leskowicz
Marquet Christophe
IN FINE
125,60 €
Épuisé
EAN :9782382030868
Cet ouvrage est la première publication en langue française consacrée aux estampes d'Utagawa Hiroshige (1797-1858) destinées à décorer des éventails plats, les uchiwa-e. Ces oeuvres produites parallèlement aux célèbres séries de gravures sur le Tokaido ou sur la ville d'Edo, qui ont fait la réputation universelle de l'artiste , restent très mal connues, car elles ont été rarement conservées, à cause de leur support éphémère. Leur corpus est néanmoins estimé à environ six cents. La collection réunie par Georges Leskowicz, avec près de 120 pièces réalisées entre 1836 et 1858, constitue le plus important ensemble jamais constitué, avec celui du Victoria & Albert Museum de Londres. La qualité des tirages, comme leur rareté une quarantaine étant des pièces uniques, publiées pour la première fois font de cet ouvrage une contribution majeure à la connaissance d'un pan méconnu de l'oeuvre d'un des derniers grands imagiers de l'époque d'Edo. Les gravures pour éventail, de par leur format et leur usage, sont des productions originales, souvent innovantes graphiquement, qui se distinguent des traditionnelles ukiyo-e, les estampes en feuilles volantes.
Artiste majeur de la première moitié du XIXe siècle, Utagawa Hiroshige (1797-1858) est l'un des derniers grands imagiers du Japon de l'époque d'Edo. S'il se fait connaître par ses séries de paysages, Hiroshige révèle tout particulièrement son inventivité et sa créativité dans ses estampes pour éventails plats, qui couvrent une large palette de thèmes : sites célèbres d'Edo et des provinces japonaises, subtiles compositions de fleurs et d'oiseaux, ou encore scènes historiques, littéraires ou parodiques. Ces éphémères feuilles d'éventails comptent parmi les plus rares et les plus élaborées de l'oeuvre gravé de Hiroshige ; peu d'entre elles sont parvenues jusqu'à nous. La fondation Jerzy Leskowicz en possède l'une des plus importantes collections, quelque cent vingt pièces dont une cinquantaine sont uniques.
Utamaro Kitagawa ; Marquet Christophe ; Morelon Do
Le peintre Utamaro, célèbre pour ses merveilleuses estampes de courtisanes des quartiers (le plaisir, publia entre 1788 et 1791 une trilogie consacrée au règne animal, dont les deux pièces maîtresses sont l'Album (les insectes choisis et le Concours de poèmes burlesques des myriades d'oiseaux. Pour la délicatesse du dessin et le raffinement de la gravure, ces deux albums réunis dans ce livre sont considérés comme les chefs-d'oeuvre inégalés de l'estampe polychrome japonaise. Edmond de Concourt les tenait pour les meilleures réalisations d'litamaro et en loua, dans sa biographie de l'artiste, la "perfection miraculeuse des impressions". Chaque album est accompagné d'une trentaine de poèmes, épigrammes truffées de calembours et d'allusions, qui sont autant d'exercices de style dans lesquels une cinquantaine de poètes rivalisent pour décrire leurs sentiments envers des courtisanes, tout en mettant en scène insectes et oiseaux.
Kuwagata Keisai (1764-1824), peintre japonais de l'école ukiyo-e, signa d'innombrables estampes, ainsi que les illustrations de plus de deux cents livres de genres variés. Il fut surtout l'inventeur à la fin du XVIIIe siècle d'un style minimaliste d'une étonnante modernité et plein d'humour, qui lui valut d'être copié par nombre de ses contemporains. Hokusai, son grand rival, s'en inspira lorsqu'il entreprit la réalisation de sa célèbre Manga. Oiseaux et animaux dans le style du dessin abrégé (1797) et Personnages dans le style du dessin abrégé (1799) sont ses deux albums les plus inventifs et ils connurent un immense succès populaire. En France, le style unique de Keisai fut remarqué dès la fin du XIXe siècle par des artistes comme Rodin ou le graveur Isaac, et par le critique Théodore Duret, défenseur de Manet, qui y vit le "triomphe de l'impressionnisme".
Peintre, dessinateur et graveur japonais, maître de l'estampe au style d'une beauté stupéfiante, Hokusai (1760-1849) a laissé une oeuvre d'une grande modernité, qui a inspiré de nombreux artistes européens et qui est encore admirée aujourd'hui dans le monde entier. Cette enveloppe contient huit reproductions d'estampes de Hokusai de très grande qualité, issues notamment de collections d'amateurs d'art japonais du XIXe siècle, comme Isaac de Camondo et Henri Rivière. Elle est accompagnée d'un livret qui comporte des commentaires des oeuvres par Christophe Marquet, spécialiste de l'histoire de l'art japonais.
Sarmant Thierry ; Barbier Muriel ; Caude Elisabeth
Résumé : Premier consul de la République puis empereur des Français, Napoléon Bonaparte a fait siennes les "maisons royales" de l'Ancien Régime. Entre 1800 et 1815, architecture, beaux-arts et arts décoratifs ont été convoqués pour offrir à un nouveau maître résolu à "finir la Révolution" un cadre tout à la fois luxueux et porteur d'un message d'ordre et de grandeur. Au désir de créer un écrin prestigieux pour Napoléon et son entourage s'est ajouté un dessein politique et économique : occuper artistes, artisans et ouvriers des manufactures, c'était pacifier une société à peine sortie de la tourmente révolutionnaire tout en promouvant l'industrie française face à ses concurrentes européennes. Trois des principaux palais ainsi réinventés - les Tuileries, Saint-Cloud et Meudon - ont brûlé en 1870 et 1871, durant la guerre franco-allemande et la Commune. De nombreux meubles et éléments de leurs décors mis à l'abri avant le conflit sont parvenus jusqu'à nous. Leur réunion, dans la galerie des Gobelins, ressuscite pour la première fois ces palais disparus et révèle l'inventivité des créateurs du premier XIXe siècle : de nouveaux types de meubles apparaissent, les arts du métal atteignent une sorte d'apogée, les murs des salons et les garnitures des sièges se parent de coloris acidulés d'une fantaisie absolue ; reconstitutions in situ et restitutions virtuelles évoquent les ensembles décoratifs surprenants conçus sous l'égide des architectes et des administrateurs du Garde-meuble. Palais disparus de Napoléon nous ramène ainsi deux siècles en arrière, dans le grand théâtre d'un Empire entre deux mondes, étonnante synthèse de l'ancienne monarchie et de la France nouvelle.
L'objet de ce catalogue est l'étude des soixante- quatre aquarelles illustrant les Fables de la Fontaine par Gustave Moreau (1826-1898) à la demande d'Antony Roux (1833-1913), l'un de ses principaux collectionneurs. Jamais exposées depuis 1906, trente-cinq d'entre elles reviennent aujourd'hui au musée Gustave Moreau où elles ont été créées dans ce qui était alors l'atelier de l'artiste. Cette publication, qui rend compte dans le plus grand détail de la genèse de cette extraordinaire série, est une avancée majeure dans la connaissance de l'artiste. Grâce à un sujet populaire s'il en est, on découvre un Moreau rare et inédit, tout en lumière et en simplicité, qui sut, après Jean-Jacques Grandville et Gustave Doré au XIXe siècle, renouveler de manière magistrale l'illustration de ces chefs- d'oeuvre de la littérature française.
Résumé : Réflexions sur l'esthétique léonardienne est un essai sur les rapports entre la science et l'art, entre la théorie et la pratique, dans l'oeuvre de Léonard de Vinci. Léonard de Vinci, qui a pensé esthétiquement la science et scientifiquement l'esthétique, a toujours mêlé les différentes branches du savoir dans sa quête de la perfection : mathématiques, géométrie, optique, mécanique, physique... En s'interrogeant sur tout, il a mis au point un mode de pensée révolutionnaire qui a affranchi la peinture de la servitude de l'artisanat pour l'élever au rang des arts libéraux grâce aux sciences.
Unica Zürn (1916-1970) est une artiste du XXe siècle et une femme d'exception. C'est toute l'ambition de cet ouvrage que de redonner une place d'artiste à part entière à celle dont le destin, souvent qualifié de tragique, a pris le pas sur la création. Malgré une oeuvre aujourd'hui très dispersée dans de nombreuses collections, c'est près de soixante-dix dessins et gravures qui sont rassemblés ici, la plupart ayant été réalisés pendant son séjour à l'hôpital Sainte-Anne, au début des années 1960. Documents d'archives et photographies permettent de mieux appréhender encore son travail de dessinatrice, de peintre et d'écrivain.