Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les fondements anthropologiques de la norme maghrébine
Marouf Nadir ; Berque Jacques
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782747587778
Depuis Le Maghreb entre deux guerres de Jacques Berque, publié au début des années soixante, aucune synthèse significative de l'histoire sociale du " Maghreb après-guerre ", c'est-à-dire de la deuxième moitié du XX° siècle, n'a été faite. En effet on peut se rendre compte que l'œuvre berquienne a laissé derrière elle un vide immense à combler, comme on peut imaginer, mutatis mutandis, la tache titanesque d'un homme, dont le secret de la méthode résidait autant dans l'acuité intuitive et quasi phénoménologique de l'observation, que dans la fréquentation des hommes et des lieux. Le secret de la méthode résidait dans plus d'un demi-siècle d'enquêtes sur les données d'archives, sur le vécu des communautés dans ses multiples dénivellations, comme sur les grandes figures - dont certaines étaient par ailleurs méconnues du public - qui ont façonné l'histoire contemporaine du Maghreb et qui, pour la plupart, ont été côtoyées par l'auteur. Le secret de la méthode résidait enfin autant dans la puissance visionnaire de l'analyse que dans le périple sacerdotal d'une vie tout entière. Il s'agit d'un " kaléidoscope " qui balayait lieux-dits, bourgs et douars, séparés par les frontières et dont est mise en forme une convergence structurelle des rapports au sol, au droit, à la vie. Il va sans dire que cette méthode n'est pas transmissible aux générations suivantes à la manière d'un mode d'emploi. En revanche, il n'est pas impossible de s'inscrire dans une œuvre de synthèse dans le cadre d'un travail d'équipe. La présente contribution constitue une pierre à cet édifice. Bâtir les fondements d'une anthropologie du Maghreb contemporain pose cependant d'énormes problèmes théoriques et pratiques qu'il convient d'abord de recenser, et si possible de résoudre. C'est pour répondre à ces exigences que l'auteur de ce livre - ancien disciple de Jacques Berque pour l'avoir côtoyé trente années durant - pose les jalons préalables de cette entreprise en esquissant, à partir de son propre itinéraire à la fois de chercheur et de " témoin " de son temps, " les fondements anthropologiques de la norme maghrébine ".
L'auteur nous livre un témoignage plus proche du roman historique que du récit de vie proprement dit. Ce texte advient après trente ans d'hésitation. Face à de nombreuses autobiographies d'anciens maquisards de la guerre d'indépendance algérienne, il eut du mal à relater son itinéraire parmi le foisonnement des récits épiques sur le thème de l'héroïsme et de la bravoure. Non pas que le courage n'eut pas sa place dans l'épisode guerrier qu'a connu ce pays, mais il occultait d'autres épreuves que celle du combat dans l'adversité proprement militaire. Pendant longtemps, certaines blessures collatérales constituaient un tabou qui n'était ni audible ni lisible dans le discours édifiant. Depuis le "hirak", les langues se sont déliées grâce à la ferveur juvénile de ceux qui n'ont connu la guerre d'indépendance que par le compte rendu de leurs parents ou grands-parents. Aujourd'hui, ils s'interrogent sur le sens de ce combat, à l'aune de la grande prédation des aînés à laquelle ils ont dû faire face et font face encore, en empruntant la voie d'un autre combat, celui de la désaliénation idéologique et de la restauration de la citoyenneté.
Ce livre est le fruit d'une rencontre avec Kamal Malti, à Tlemcen, la ville natale de l'auteur. Ayant lu quelques articles parus dans la presse nationale algérienne (un hommage, entre autres, à Germaine Tillion), l'agrégé de lettres classiques qu'était Kamal Malti l'encouragea à réunir tous ses articles pour en faire un ouvrage. Flatté par un grand érudit, dont l'humilité force le respect, l'auteur a retenu l'idée mais en élargissant le projet à la réunion de toutes ses préfaces et avant-propos aux ouvrages qu'il a pilotés à titre divers au cours d'une carrière universitaire de 47 ans (de 1968 à ce jour). A première vue, ce projet devait répondre à un objectif pédagogique : faire connaître ses travaux, publiés notamment en France, au lectorat algérien qui, contrairement à celui des pays voisins, n'en a pas connaissance, et ce pour des raisons qui tiennent à la politique éditoriale réservée au livre "étranger". Mais voilà que, ô paradoxe, ce livre est publié par un éditeur que l'auteur n'a pas quitté depuis l'existence de la collection CEFRESS. Des raisons techniques expliquent ce choix, néanmoins il y a lieu d'espérer que cette oeuvre patrimoniale fasse l'objet d'une diffusion relativement large en Algérie et au Maghreb, en mettant à contribution la Maison des Sciences de l'Homme de Tlemcen, qui est, pour l'heure, en gestation et avec laquelle une coédition pourrait être envisagée.
Dans un entretien avec Nadir Marouf, professeur émérite de l'université de Picardie-Jules Verne, ayant occupé divers postes d'enseignant-chercheur dans les universités françaises et algériennes, ont été abordées les grandes thématiques qu'il avait développées au cours de sa carrière de sociologue et d'anthropologue, l'auteur explique, entre autres, les raisons de son invisibilité auprès des jeunes générations de chercheurs de son pays natal et les raisons pour lesquelles il est publié dans d'autres pays, notamment en France. Auteur de véritables trésors en sciences humaines et sociales, il dresse un bilan sur l'histoire de la sociologie en Algérie et relate sa vision quant à l'avenir de l'anthropologie au Maghreb. Une interview de plusieurs heures à permis de mettre en relief les grandes étapes de sa vie personnelle, intellectuelle et professionnelle, de sa démarche sociologique, en sus de ses diverses enquêtes empiriques qui lui ont permis de conceptualiser sa propre vision des choses en donnant vie à des paradigmes propres à notre société. Le présent ouvrage se compose de deux parties : une première partie porte sur un entretien sollicité par deux collègues de l'université de Tlemcen, à savoir madame Lynda Abdellaoui et monsieur Mohammed Bachir. Cette partie est intitulée : "Regards sur la sociologie en Algérie : entretien avec Nadir Marouf, l'homme, le sociologue et l'anthropologue". La deuxième partie réunit quelques articles de presse publiés dans les quotidiens nationaux depuis les six dernières années et qui portent aussi bien sur des points de doctrine académique que sur des questions d'actualité.
La pression foncière péri-urbaine et ses formes de gouvernance s'exercent de différentes manières selon le pays, voire la région considérée. En Algérie, l'urbanisation à marche forcée (même si le taux d'occupation en milieu rural semble se stabiliser) bouscule la gouvernance foncière, notamment sur le plan juridique. Les plus-values potentielles sur les zones péri-urbaines, jadis terres agricoles, suscitent des convoitises et, mutatis mutandis, des procédures de contournement de la loi, pour des raisons qui tiennent plus de l'imbroglio juridique ambiant résultant du précédent législatif colonial et/ou de la méconnaissance du terrain qu'à des intentions coupables : état du cadastre et du service des domaines, état de la conservation des hypothèques, compétence des experts fonciers en matière de litiges judiciaires, maîtrise de la situation de la part de l'acteur judiciaire lui-même, sans oublier les contournements volontairement frauduleux en matière de transaction immobilière (pratiques notariales, pratiques des promoteurs immobiliers, pratiques des spéculateurs rachetant illégalement des droits à des tiers en situation litigeuse se faisant fort de les régler à leur manière, etc.), enfin, les ruptures de mentalité de ce qu'il convient d'appeler la "culture du foncier". En effet, les actes notariés indiquaient jadis que l'acquéreur connaissait la chose vendue, ce qui dispensait le notaire d'investiguer sur l'origine de la propriété. Aujourd'hui, en revanche, les ayants droit n'ont plus la mémoire du toponyme, et restent tributaires de la "raison graphique", qui n'est cependant pas toujours disponible au niveau de l'administration domaniale...
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.