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MONTESQUIEU
MARKOVITS
VRIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782711621552
La loi, en général, est la raison humaine, en tant qu'elle gouverne tous les peuples de la terre; et les lois politiques et civiles de chaque nation ne doivent être que les cas particuliers où s'applique cette raison humaine. Elles doivent être tellement propres au peuple pour lequel elles sont faites, que c'est un très grand hasard si celles d'une nation peuvent convenir à une autre. Il faut qu'elles se rapportent à la nature et au principe du gouvernement qui est établi, ou qu'on veut établir; soit qu'elles le forment, comme font les lois politiques; soit qu'elles le maintiennent, comme font les lois civiles. Elles doivent être relatives au physique du pays; au climat glacé, brûlant ou tempéré; à la qualité du terrain, à sa situation, à sa grandeur; au genre de vie des peuples, laboureurs, chasseurs ou pasteurs; elles doivent se rapporter au degré de liberté que la constitution peut souffrir; à la religion des habitants, à leurs inclinations, à leurs richesses, à leur nombre, à leur commerce, à leurs m?urs, à leurs manières. Enfin elles ont des rapports entre elles; elles en ont avec leur origine, avec l'objet du législateur, avec l'ordre des choses sur lesquelles elles sont établies. C'est dans toutes ces vues qu'il faut les considérer.
Comparé de son vivant à Jésus-Christ ou à Lénine, Gandhi fut et reste un héros de légende en Occident, depuis les écrits de Romain Rolland dans les années 1920 jusqu'au film de Richard Attenborough. Il est aujourd'hui perçu comme l'apôtre de la non-violence, comme une sorte de grand ancêtre de l'écologie politique et des mouvements alternatifs. En Inde, en revanche, notamment dans les masses paysannes, c'est sur un tout autre registre qu'on le percevait. Pour les Indiens de notre temps, Gandhi est avant tout le père de la nation, le leader de la lutte pour l'indépendance. Finalement, c'est au mythe qu'on est en permanence renvoyé. Ce livre explique la transformation de Gandhi en symbole nationaliste ou pacifiste et évalue sa place dans l'histoire indienne et dans le reste du monde. Il fait ainsi ?uvre de novateur car les travaux de qualité sur le Mahatma sont très rares en langue française.
Résumé : Paul Essinger est un joueur de tennis professionnel, classement ATP moyen. Sa compagne, Dana, photographe en formation et ex - mannequin, est la mère de leur fils de deux ans, Cal. A eux trois, ils donnent une image comblée de la famille new - yorkaise issue des classes moyennes supérieures. Mais les orages d'été soufflent sur Manhattan et les parents de Paul sont venus le voir, juste avant que ne démarre l'US Open. Au cours de ce long week - end, plusieurs générations de tension familiale parviennent à leur point d'ébullition. Qu'est - ce que cela signifie, être une famille ? Etre un individu au sein de cette famille ? Et comment gérons - nous les responsabilités que ces rôles nous imposent ? Week - end à New York entremêle gestion familiale et gestion politique pour forger un portrait national lumineux à une échelle brillamment individuelle. Le thème de la famille est ancien, mais l'auteur traite avec brio et profondeur ce sujet, instillant de manière assez naturelle une forme particulière de drame complexe, de suspense, au fil de ces pages denses. A l'instar de célèbres romanciers américains, Benjamin Markovits nous entraîne à l'assaut des sommets que peut atteindre le réalisme social.
Faut-il penser l'unité de "la" philosophie des Lumières comme s'il s'agissait d'un phénomène européen homogène? Lumières, Aufklärung, Enlightment, Illuminismo: ces termes ne sont pas la traduction l'un de l'autre. Unifier ces pensées en leur attribuant un commun recours à l'universel a un caractère profondément problématique et peut avoir un sens idéologique et politique. Le présent ouvrage, en marquant la persistance de l'argumentaire sceptique, propose, selon la formule de La Mothe Le Vayer, un Décalogue sceptique qui ne se réduit pas au doute généralisé: il prescrit et programme une systématicité dans l'étude de la variation des normes. Au temps des Lumières, en effet, l'universel de toutes les normes, théoriques ou pratiques, fait réellement débat et met en question une philosophie de la lumière naturelle et une métaphysique du moi supposé être un point fixe. Cette critique de l'universel s'exprime dans une philosophie du sensible: Diderot étudie la figure paradoxale de l'Aveugle, Condillac érige sa statue, l'abbé de l'Epée restitue les sourds muets à la dimension de la discursivité, La Mettrie invente "Monsieur Machine" tout en invoquant une métaphysique de la tendresse, Rousseau justifie un épicurisme de la raison et un art de jouir, Hume naturalise la religion en l'articulant à des passions fondamentales, Montesquieu, attentif à la logique des histoires singulières, démonte et compare les machines juridiques. Le pluriel des Lumières a été méconnu: il permet pourtant de comprendre le caractère équivoque de leur héritage aujourd'hui, entre la reprise morale d'un universalisme des normes et sa contestation dans un travail juridique et anthropologique.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.