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Gandhi
Markovits Claude
SCIENCES PO
13,00 €
Épuisé
EAN :9782724608205
Comparé de son vivant à Jésus-Christ ou à Lénine, Gandhi fut et reste un héros de légende en Occident, depuis les écrits de Romain Rolland dans les années 1920 jusqu'au film de Richard Attenborough. Il est aujourd'hui perçu comme l'apôtre de la non-violence, comme une sorte de grand ancêtre de l'écologie politique et des mouvements alternatifs. En Inde, en revanche, notamment dans les masses paysannes, c'est sur un tout autre registre qu'on le percevait. Pour les Indiens de notre temps, Gandhi est avant tout le père de la nation, le leader de la lutte pour l'indépendance. Finalement, c'est au mythe qu'on est en permanence renvoyé. Ce livre explique la transformation de Gandhi en symbole nationaliste ou pacifiste et évalue sa place dans l'histoire indienne et dans le reste du monde. Il fait ainsi ?uvre de novateur car les travaux de qualité sur le Mahatma sont très rares en langue française.
Résumé : Pur Coton est le surnom d'une jeune femme qui arrive à New York. Elle fuit une famille qui veut lui interdire de poursuivre se études. Aux U.S.A. , elle est majeure, en France pas. Elle sillonne la campagne en vélo. Elle rencontre un musicien. Elle vit de petits boulots et de larcins qui lui permettent de passer son bac au Lycée Français. Elle gagne San Francisco à bord de trains de marchandises. Revenue à Paris, sa famille veut la reprendre. Elle est obligée d'épouser le musicien pour pouvoir retourner aux Etats-Unis, où elle finit ses études. Après divers voyages, diverses aventures, elle tombe passionnément amoureuse de Jean, un homme marié beaucoup plus âgé qu'elle. Elle fuit une dernière fois. A Los Angeles, elle subsiste dans les bas-fonds de la ville, refuse les meilleurs jobs. Que pense Pur Coton ? Anouk Markovits décrit seulement ses faits et gestes. Cette narration objective et ce mouvement incessant illustrent un nouveau mal du siècle dont Pur Coton est l'héroïne angoissée et errante.
Leucci Tiziana ; Markovits Claude ; Fourcade Marie
L'Inde et l'Italie, l'Italie et l'Inde ! Les études ici réunies mettent en lumière les liens anciens et féconds que ces deux pays ont tissés : Vénitiens et Génois, artisans du commerce des épices entre l'Europe et l'Asie du Sud dès la fin du XIIe siècle ; Sikhs du Panjab venus fabriquer de la mozzarella au sud de Naples aujourd'hui ; orfèvres italiens enrôlés pour leur savoir-faire à la construction du Taj Mahal ou bien encore le Risorgimento pris comme modèle politique par les patriotes indiens à partir des années 1830. Les exemples d'une attirance mutuelle et d'une influence réciproque au plan intellectuel, politique et artistique sont nombreux, donnant lieu à des relations d'une teneur originale, inspiratrice de cet ouvrage. Historiens, spécialistes de littératures sanskrite, hindie et tamoule, conservateurs de musée et anthropologues témoignent du croisement de courants ou de personnalités qui ont incarné cette connexion de longue durée : des échanges nourris et variés s'illustrent à travers les voyageurs, missionnaires, hommes politiques, professeurs, écrivains et artistes en un kaléidoscope où l'on croise Gramsci, Gandhi, Ranajit Guha aussi bien que De Gubernatis, Maria Montessori, Tagore, Satyajit Ray, De Sica et bien d'autres. N'est-ce pas cette communauté des acteurs de l'histoire qui permet par le dialogue de favoriser un art de la rencontre toujours en devenir ? Marie Fourcade, Claude Markovits & Tiziana Leucci.
Résumé : Berceau d'une civilisation millénaire, l'Inde, par ses richesses, a toujours attiré l'étranger. L'aube du XVIe siècle voit arriver les premiers navigateurs portugais. Tandis qu'ils édifient sur ses rivages un empire maritime et que Goa se couvre d'églises, d'autres conquérants venus d'Asie centrale, des Turco-Mongols, pénètrent dans le nord de la péninsule. Babur, leur chef, fonde un Etat qui, sous le règne d'Akbar, devient l'un des puissants du monde, l'Empire moghol. Une brillante civilisation s'épanouit, dont témoignent encore tant de splendeurs architecturales. La prospérité de l'Inde émerveille les voyageurs européens et suscite la convoitise des compagnies de commerce qui établissent des comptoirs. Au XVIIIe siècle, l'Empire moghol, en proie aux querelles de succession, s'affaiblit, et de nouveaux Etats indiens se forment. Anglais, et français, profitant de ce déclin du pouvoir, se disputent la suprématie commerciale et politique de la péninsule. A Pondichéry, Dupleix cherche à établir un protectorat sur le Deccan, mais ses rêves échouent. Les anglais sont libres de s'emparer de l'Inde. En un demi-siècle, après avoir conquis le Bengale, ils vont édifier un gigantesque empire à la fois terrestre et maritime. Celui-ci atteint son apogée sous la reine Victoria, proclamée impératrice des Indes pour incarner la légitimité britannique aux yeux de deux cents millions de sujets indiens. Le premier siècle colonial n'entraîne pas de bouleversements radicaux dans la société rurale. Mais au lendemain de la Grande Guerre, Gandhi, dont l'image messianique se répand dans le monde des campagnes, mobilise des mouvements de protestation spectaculaires. Bientôt le Congrès nationaliste, sous l'impulsion de Nerhu, conteste la domination coloniale tandis que Jinnah revendique un Etat séparé pour les musulmans. En 1947, le Raj britannique s'effondre, laissant place à l'union indienne et au Pakistan. Naissance douloureuse, la partition clôt dans le sang et dans les larmes ce qui aurait pu être la victoire exemplaire d'un mouvement anticolonialiste non violent.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.