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Coréennes
Marker Chris ; Alvarez de Toledo Sandra
ARACHNEEN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782373670141
En mai 1958, Chris Marker participe à un voyage organisé par le parti communiste français en République populaire de Corée, cinq ans après la fin de la guerre. Il rassemble en peu de temps un matériau documentaire impressionnant (photographies et notes), dont il tire un essai photographique en sept chapitres, Coréennes, publié aux éditions du Seuil (où il dirige la collection " Petite planète "). Marker écrit en quatrième de couverture : " Coréennes doit s'entendre ici au sens de Gnossiennes ou Provinciales, c'est-à-dire "pièces d'inspiration coréenne". On y retrouvera, outre les dames de Corée (qui à elles seules vaudraient plus d'un long métrage), des tortues qui rient, des géants qui pleurent, [...] et sur ce décor un pays anéanti hier par la guerre, qui repousse "à la vitesse d'une plante au cinéma" entre Marx et les fées ". La citation ne dénie ni l'attraction de l'auteur pour les visages féminins, pour les regards qu'elles lui rendent (cet arrêt du temps par la rencontre dans le regard est l'un des traits auxquels on reconnaît Marker), ni le réflexe, en quelque sorte naturel, du franchissement des limites entre littérature (contes et légendes inclus), musique, cinéma, photographie, BD, histoire, etc. ; elle est fidèle aux " commentaires " de Marker, dont on ne doit pas oublier à quel point ils rompent, par leur parti pris littéraire et par l'assomption du " je " de l'écrivain, avec le didactisme, et la conception illustrative de l'image des " docucus " de l'époque. Il en va ainsi des " notes " de Coréennes, qui témoignent d'une hallucinante présence d'esprit (mais aussi de corps : être là) aux moindres détails qui font le prix du matériau documentaire quand il est, comme ici, repris dans le mouvement général d'une pensée profondément politique ; pensée politique qui ne dit pas son nom lorsqu'elle restitue à un peuple massacré par les guerres et les idéologies un peu de son histoire et une image de grâce et de force fidèle à sa culture. (La " beauté " des images de Coréennes est - il ne faudrait pas le dire - à elle seule une raison de l'avoir sous les yeux).
Résumé : Bague en diamant, pendentif en quartz rose, bracelet en argent et pierres gemme, collier d'ambre, amulettes de protection, nous avons tous déjà porté ou portons des bijoux faits de pierres. Quel est le mystérieux pouvoir qui se cache derrière ces ornements utilisés par l'être humain depuis la nuit des temps ? Ce livre explique en détails et à l'aide de cas pratiques l'utilisation des bijoux en pierres. Il examine, entre autres, la forme des bijoux, les caractéristiques des pierres et leur influence quand elles sont portées en bijou, le type de monture du bijou, les différentes sortes de bijoux, les critères pour le choix d'un bijou, et bien plus. Quel effet a un bracelet de pierres porté au poignet ou à la cheville ? Comment un pendentif ou un collier de pierres peut-il apporter de la protection, de l'amour ou de l'inspiration à celui qui le porte ? Et qu'en est-il des bagues ? Quelle qualité de pierre devrait-on acheter pour en faire un bijou ? Quel est l'entretien nécessaire afin de garder la pureté du bijou ? La forme d'un bijou ainsi que sa composition exercent une influence notable sur notre bien-être au quotidien. Découvrons quels bijoux pourraient nous soutenir lors des différents défis que la vie nous présente !
Les ruines de Delphes / Emile Bourguet,... Date de l'édition originale : 1914 Sujet de l'ouvrage : Fouilles archéologiques -- Grèce -- Delphes (ville ancienne) Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF. HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande. Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables. Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique. Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
Rosenberg Pierre ; Cordellier Dominique ; Märker P
Le Hessisches Landesmuseum de Darmstadt abrite un remarquable fonds de dessins anciens, dont une importante série de la main d'artistes français des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles constituée à partir des prestigieuses collections du duc de Dalberg, du marquis de Lagoy et du grand-duc de Hesse. Ce catalogue raisonné présente, pour la première fois, l'intégralité des quatre cent quatre-vingt-neuf dessins français de cette collection. Chacune des feuilles, dont certaines ont fait l'objet d'une réattribution, est largement commentée et accompagnée d'une notice détaillée. Outre une bibliographie complète, les annexes incluent les biographies de plus de cent quarante artistes et font de cette publication un véritable ouvrage de référence sur le dessin français. A l'occasion de cette parution, une sélection des soixante-quatre plus belles feuilles de ce fonds est présentée au musée du Louvre.
L'oeuvre de François Tosquelles (1912-1994) n'est connue jusqu'à maintenant que des milieux de la psychiatrie et de la psychanalyse. Il fut, en effet, le génial "? inventeur ? " (mot qu'il récusait) d'un courant de la psychiatrie qui contribua à sa révolution, la "? psychothérapie institutionnelle ? ". Ce courant naquit à l'hôpital de Saint-Alban, en Lozère, pendant la deuxième guerre mondiale. L'histoire a déjà fait légende de ce lieu où, à la faveur de la guerre, se retrouvèrent psychiatres progressistes (Lucien Bonnafé, Paul et Germaine Balvet, André Chaurand, Jean Oury, Franz Fanon), poètes surréalistes (Paul éluard, Tristan Tzara), artistes (les patients Auguste Forestier, Aimable Jayet, Marguerite Sirvins, mais aussi Gérard Vuillamy et Jean Dubuffet, qui y puisa de quoi réunir sa collection d'art brut), philosophes (Georges Canguilhem), et de nombreux résistants réfugiés. De cette conjonction surréaliste et communiste libertaire se dégagea une nouvelle manière d'envisager la folie, comme une dimension proprement humaine, et l'institution psychiatrique comme un organisme à "? soigner ? ". Les murs de l'asile furent abattus (par les patients eux-mêmes), l'espace de l'hôpital fut ouvert sur l'extérieur et réorganisé, la vie repensée avec le travail et l'ergothérapie, la vie collective rythmée par des activités dans et hors l'hôpital et par la tenue de "? clubs ? " autogérés par les patients. Cette révolution puisait en réalité ses ressources d'intelligence dans l'histoire de la Catalogne des années 1920 et 1930, à laquelle Tosquelles avait activement participé. Psychiatre progressiste, immédiatement intéressé par la psychanalyse (influente à Barcelone grâce à la présence de nombreux psychanalystes juifs chassés d'Europe centrale par le nazisme), il avait également fait l'expérience d'un militantisme concret (il était membre fondateur du Parti ouvrier d'unification marxiste [POUM], anarcho-syndicaliste et antistalinien). Il tira de son expérience de la guerre civile comme psychiatre de l'armée républicaine la plupart de ses convictions (dont l'une, la nécessité de "? soigner sur le lieu du trauma ? ", fut à l'origine de la psychiatrie moderne dite "? de secteur ? "). Il fut appelé à Saint-Alban en 1940, alors qu'il était réfugié au camp de Septfonds, au nord de Toulouse, où il avait improvisé un service de psychiatrie dans une cabane et "? dans la boue ? ". Le remarquable travail de recherche de Joana Masó donne lieu à un ouvrage à la fois pédagogique et éclaté, dans lequel alternent ses synthèses historiques et des extraits des textes majeurs de Tosquelles, accompagnés d'une iconographie documentaire exceptionnelle. Le portrait du personnage, dans laquelle se conjuguent la rage et le pragmatisme politiques, le grotesque catalan, l'érudition et la passion de la langue et de la folie, est le premier à restituer son oeuvre dans toutes ces dimensions.
Deligny Fernand ; Alvarez de Toledo Sandra ; Migue
Dans le cadre de ses tentatives pédagogiques, ou anti-pédagogiques, Fernand Deligny (1913-1996), éducateur, écrivain, a manifesté de tout temps un intérêt pour le cinéma. Dans les textes de ce recueil, il s'interroge d'abord sur ce qu'une certaine pratique cinématographique, qu'il appelle "camérer" (plutôt que filmer), peut bien signifier. Puis, dans un dialogue serré avec lui-même et avec l'énigme de la perception autistique (il a vécu pendant trente ans avec des enfants autistes), il aborde l'image, une et multiple, celle qui ne se voit pas, celle qu'ont en partage le poète et le cinéaste, celle qui fait "repère" , celle qui ne se laisse pas prendre. La quasi-totalité des textes de Deligny et l'iconographie qui les accompagne sont inédits, de même que les essais critiques proposés par les meilleurs connaisseurs de son oeuvre.
Enfantillages outillés : le premier mot dirait plutôt le jeu, le second plutôt le travail, ou du moins l'activité utile. Mais il y a rime intérieure... Quels enfantillages ? Ceux de quarante enfants de la vallée de la Dordogne, leurs gestes, leurs pensées d'enfants. Quels outils ? Ceux du dessin, de la photographie, de la gravure. Pour quoi faire ? Pour dessiner et photographier des machines. Les machines attirent les enfants.