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L'avenir du capitalisme
Maris Bernard ; Lecourt Dominique
LIENS LIBERENT
7,80 €
Épuisé
EAN :9791020904058
L'avenir du capitalisme, est le texte intégral et inédit de la conférence que Bernard Maris prononça à l'Institut Diderot, il apparait comme la quintessence de la pensée de feu Oncle Bernard. Dans ce court essai, Bernard Maris apporte un éclairage limpide et efficace sur la « puissance la plus décisive de notre vie moderne », le capitalisme. De ses plus lointaines origines à son état actuel, l'auteur définit et retrace avec brio l'évolution du modèle économique de référence de nos sociétés. Avec une ouverture pleine d'espoir pour le dépasser.4e de couverture : L'auteur revient aux fondements du capitalisme, avec l'émergence des concepts d'assurance et de marchés dérivés, du système d'actions ou encore de la comptabilité, qui aboutissent à sa condition actuelle : « la rationalisation du monde par le calcul et l'économie ». Il analyse avec précision quatre éléments spécifiques à nos sociétés modernes, qui se distinguent des sociétés précapitalistes : le travail libre, la généralisation du crédit, l'explosion du progrès technique et le rapport au temps. Le travail représentant ce qui fait la valeur de la vie et le crédit apparaissant comme un jeu à somme positive, la monnaie est devenue, de fait, une alternative à la violence entre les hommes. Et si la machine cristallise l'accumulation sans fin et que le temps devient linéaire, et non cyclique comme l'est celui de la nature (pour le travail, plus de distinction des saisons, il en va ainsi pour le jour et la nuit), alors tous ces facteurs créent ce monde uniformisé, régi par la toute-puissance de la croissance, fait de besoins à jamais insatisfaits et de frustration perpétuelle.Quel avenir pour le capitalisme ? La croissance fait excellent ménage avec la dictature politique, le contrôle étatique de la monnaie, la soumission des entrepreneurs à la fois au pouvoir en place et aux marchés publics. En d'autres termes l'extinction de l'individu sujet de droits, devenant apolitique et n'existant dans l'unique but que de se réjouir, sacrifiant sa citoyenneté à son profil de consommateur. Tout en participant à l'émergence de régimes despotiques d'apparence bienveillante.Après avoir rappelé plusieurs « sorties » de grands économistes (Marx, Keynes, Malthus...) proposant la résolution des quatre grandes questions posées par le capitalisme, Bernard Maris conclut son propos par une belle ouverture, riche de sens : et si l'homo oeconomicus, qui a depuis lors pris le pas sur l'homo hierarchicus, se voyait défait par l'homo benignus, son « au-delà pacifié », triomphant des pulsions de mort qui reste au coeur du capitalisme ?
L'économiste, en cette fin de XXe siècle, a, dans notre société, le statut du médecin au XVIIe. Les Giscard, Barre, Stoleru, Bérégovoy, Attali et autres Fabius sont les descendants directs des Diafoirus père et fils. Nous nous en doutions, Bernard Maris le démontre, preuves en main. Née de l'utilité, l'économie est devenue la science de l'inutile. Une fausse science au demeurant, plutôt l'exercice préféré des casuistes contemporains. Comme leurs religieux prédécesseurs, ils nous racontent savamment des choses invérifiables. Ils se sont progressivement installés dans une fonction magique, substituant la dictature du chiffre au discours politique et tarissant ainsi le débat démocratique. Bernard Maris traque les sophismes, lieux communs, approximations, contre-vérités qui constituent la trame des oracles que nous dispensent nos économistes. Une oeuvre salubre et réconfortante. Enfin nous pouvons rire, sans fausse honte, de nos pontifiants mentors. Bernard Maris, 43 ans, est docteur d'Etat ès sciences économiques, maître de conférence à l'université des Sciences sociales de Toulouse et chroniqueur au mensuel Dynasteur.
Résumé : " - Ne croyez pas ça, Henri, Joan n'est ni une garce ni une évaporée. Et elle a les plus belles jambes de l'Ouest. La bonne humeur était générale, celle d'Henri extraordinaire. Il avait le sentiment d'être le nègre qui n'a pas encore été repéré dans la réunion du Ku-Klux-Klan. Tous commandèrent une bière Miller strong et un bourbon, sauf le pilote qui reprit un double bourbon. " Henri, jeune scientifique parti les yeux emplis du rêve américain, découvre le Dakota du Nord, pays de la frustration, du racisme, mais aussi du comique sexuel et religieux incarné par son sénateur, le Révérend Parsons. Malgré lui, il se laissera pourtant absorber par les magouilles, l'argent, la sensualité du quartier immigré, et finira dans les bras de la plus étrange femme de Salisbury. Dans ce premier roman picaresque et drôle, Bernard Maris libère la verve présente dans ses essais. Il peint une Amérique cynique, obsédée de religion et de sexe, l'Amérique triomphante.
Marx a tout expliqué, tout analysé à la perfection. Mais il s'est complètement trompé sur ses conclusions! La plus-value, la loi de la concentration, la mondialisation: tout est lumineux, tout est parfaitement actuel. Mais le capitalisme n'accouche de rien, sinon d'une société cynique et désabusée, tournant sur elle-même dans un univers saccagé sous le fouet du marché. Le communisme, lui, n'est qu'un christianisme athée, une rédemption des humbles, une version de l'Evangile où l'argent, après avoir remplacé Dieu, serait à son tour aboli par la fraternité. Marx est mort, et le socialisme aussi! Nous pouvons enfin penser le monde! Après une analyse très pédagogique de la pensée économique de Marx, Bernard Maris montre l'impasse définitive où conduisent ces théories remarquables autant qu'impuissantes, et donne des clefs pour analyser la mondialisation... Et pour envisager un au-delà du capitalisme.
Résumé : Le professeur Frans de Waal, éthologue et primatologue de renommée mondiale, explore le monde mal connu des émotions animales et fragilise toutes nos certitudes sur la spécificité de l'espèce humaine. Si les yeux sont une fenêtre sur l'âme alors le regard que pose Mama ? la matriarche de la colonie de chimpanzés du zoo d'Arnhem au crépuscule de sa vie ?, sur Jan van Hooff, un professeur de biologie qui l'a côtoyée pendant plus de quarante ans, en dit long sur la sensibilité animale. C'est le point de départ du voyage auquel nous convie Frans de Waal. Une véritable plongée au coeur de l'émotion animale, qui nous invite à reconsidérer toutes nos certitudes. Les recherches récentes sont en effet sans appel : les mammifères et la plupart des oiseaux ressentent des émotions : joie, peur, colère, désir, tristesse, besoin d'intimité, deuil, soif de pouvoir ou sens de l'équité... Aux accusations d'anthropomorphisme ? cette tendance à assimiler l'attitude des animaux à celles des hommes ?, Frans de Waal oppose l'"anthropodéni", c'est-à-dire la croyance vaniteuse des hommes en l'incomparabilité de leur espèce. Le primatologue américano-néerlandais apporte son expérience aux grands débats éthiques et philosophiques contemporains. Il conteste la séparation entre corps et esprit, entre émotion et raison, ainsi que la rupture humain-animal. Tout au long de cet ouvrage fascinant, il montre combien l'intelligence émotionnelle structure la vie de tous les animaux sociaux.
S'inspirant des travaux du Prix Nobel de médecine Otto Warburg, Laurent Schwartz analyse les mécanismes cellulaires et leur dérèglement. Ses recherches montrent que le développement des tumeurs passe par un changement du fonctionnement de ces petites usines à énergie qui vivent dans chacune de nos cellules : les mitochondries. En particulier, la décomposition du sucre par fermentation est identifiée comme centrale. Cet aspect du cancer, bien qu'il ait fait l'objet de nombreuses études, n'avait encore jamais donné lieu à des traitements. Cette découverte révolutionne l'approche du cancer et des maladies. Loin d'être un adversaire redoutablement intelligent ou d'incarner le combat du Bien et du Mal, le cancer serait une simple erreur d'aiguillage. Et ce sont des milliers de patients incurables qui font, aujourd'hui, le pari d'une approche différente de la maladie. Des points communs apparaissent d'ailleurs entre le cancer et la maladie d'Alzheimer, voire celle de Parkinson. Encore soignées par des spécialistes différents aujourd'hui, ces pathologies recevront demain les mêmes traitements. Pour des milliers de patients incurables, cette nouvelle manière de comprendre le vivant et les maladies constitue un pari et un formidable espoir.
Baisse de libido, douleurs, dépressions, migraines ou risques plus graves de type embolie, cancer ou AVC... Chaque femme ou presque a affronté durant sa vie les effets indésirables d'une contraception. Pourtant, le phénomène reste encore largement invisibilisé voire banalisé, quand il n'est pas nié. Trop heureuses de pouvoir faire l'amour sans peur au ventre, nos mères et grands-mères sont passées outre l'inconfort et les effets indésirables des pilules et autres stérilets. Mais les choses changent. Les jeunes générations considèrent aujourd'hui la contraception comme un acquis largement perfectible. L'immense majorité des contraceptions efficaces actuellement proposées sont médicalisées et exposent, de facto, à des effets indésirables, qui vont de la simple migraine à la mort. De plus en plus de femmes refusent d'affronter ces risques. Leur demande de solutions alternatives est rarement entendue et elles se heurtent au manque de considération de leurs partenaires et du monde médical.
Pourquoi nos sociétés développées engendrent-elles autant de mal-être ? Mal-être personnel, mais aussi collectif. Et si l'augmentation des richesses n'était pas le gage d'une prospérité sociale et individuelle ? Kate Pickett et Richard Wilkinson, spécialistes mondialement reconnus, proposent une thèse révolutionnaire sur les rapports entre inégalité et bien-être. Les auteurs présentent des preuves accablantes indiquant que les inégalités matérielles ont des effets psychologiques puissants : quand l'écart entre les riches et les pauvres s'accroît, nous avons bien plus tendance à nous définir et à nous évaluer en termes de supériorité et d'infériorité. En analysant à la fois l'épidémie d'anxiété actuelle, les comportements de classe, les stéréotypes sociaux, les rapports de domination ou encore les logiques consuméristes, ils élaborent une thèse d'une rare pertinence. Ils démontrent ainsi qu'un faible statut social entraîne des niveaux plus élevés de stress. Ou bien que les taux d'anxiété et de dépression sont étroitement liés aux inégalités. Ils contestent surtout ardemment la croyance selon laquelle les humains sont naturellement compétitifs et égoïstes, de même que celle qui voit dans les inégalités le résultat de différences "naturelles" en termes de capacités individuelles. Ils proposent enfin de nombreuses pistes pour construire ensemble les fondations d'un monde plus égalitaire... et donc plus heureux.