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Chérir Port-au-Prince
Marin La Meslée Valérie ; Dieudonné Barnabas ; Dou
REY
19,00 €
Épuisé
EAN :9782848765082
J'étais " imbibée " de littérature haïtienne quand je suis arrivée sur l'île la première fois. A Port-au-Prince, j'ai comme tout " re-connu ". Au gré des séjours, entre 2007 et 2014, j'ai observé, appris, senti, vécu des choses an pil (beaucoup) et qui se sont empilées. J'écris ici en passeuse impliquée pour ceux qui n'imaginent pas les richesses de cette ville, et peut-être aussi pour ce que nous (Occidentaux, pour résumer) avons oublié en termes d'humanité. J'écris pour saluer le courage, la dignité et cet art de s'élever au-dessus du bourbier quotidien en ayant recours à une pléiade de petits et grands dieux dont celui de la création me touche le plus directement. Ce livre associe des scènes données, des rencontres, des parcours. Je regarde Port-au-Prince, et parmi les fenêtres qui se sont ouvertes à moi : la quête de repères dans une ville meurtrie par le séisme ; un passage saisissant au " club des jeunes du monde " de Carrefour via Gary Victor ; un échange sur la condition homosexuelle dans la capitale avec le vidéaste Maksaens Denis ; un portrait de la grande dame de la danse haïtienne, Viviane Gauthier, 97 ans ; une visite chez l'homme-cri, Frankétienne ; des conversations avec les sculpteurs de la grand-rue ; une incursion dans le monde paysan à travers les yeux de Yanick Lahens et Emmelie Prophète ; le tour de la chambre de travail de Makenzy Orcel et des ateliers d'écriture de Lyonel Trouillot ; la poésie chantée, de Georges Castera à James Noël ; le théâtre courant les rues ; les heures passées autour des tables où l'on refait le monde, un oeil sur les cafés-bordels où tant d'écrivains ont trouvé leurs muses... Vu de Port-au-Prince, avec un appel constant à lire les auteurs haïtiens, s'inscrit dans la vision d'un monde qui se mondialise aussi par la circulation des imaginaires : quel que soit le lieu, je m'attache à éclairer les visages et les enjeux de la création dans un paysage où la beauté a comme partout droit de cité.
Résumé : Renommé pour ses essais et ses récits de voyage, Jacques Lacarrière est aussi l'auteur d'une importante oeuvre poétique née de la confrontation avec le surréalisme d'André Breton, le lyrisme d'Aimé Césaire et les grands auteurs de la Grèce antique. Cette anthologie, qu'il a lui-même composée et commentée, rassemble toutes les étapes d'un parcours poétique nourri de traversées, de rencontres, habité par les figures mythologiques et où la contemplation des paysages et l'observation de la nature le disputent aux récits sur la mort d'Empédocle ou l'enfance d'Icare.
Mulet Maria de la Pau Janer ; Fortier-Masek Marie-
Résumé : Carlota grandit dans la maison familiale, la Casa de Albarca, une magnifique demeure dotée d'un jardin luxuriant, profond et mystérieux, à proximité de Palma de Majorque. Elevée par son grand-père et la seconde épouse de ce dernier, Carlota vit aussi entourée des fantômes de sa grand-mère Sofia et de sa mère Elisa, deux femmes d'une beauté rare, disparues l'une et l'autre prématurément. Dans son désir de les comprendre et de marquer symboliquement sa filiation avec elles, Carlota ira-t-elle jusqu'à reproduire la passion interdite de sa grand-mère pour le troublant Ramon, le jardinier de la propriété, et celle, encore plus fulgurante, de sa mère avec le même Ramon ? Parcouru d'une sensualité frémissante, La Maison des femmes est l'histoire émouvante d'une relation fantasmée et pourtant fusionnelle entre trois femmes, par-delà l'absence et la mort, par la grâce d'un même homme, " passeur d'amour " entre les générations.
En 1793, Charlotte, une jeune noble française contrainte à l'exil en Angleterre pour échapper à la guillotine, se retrouve malgré elle en position de gouvernante chez des parents éloignés. Déterminée à retrouver son fiancé et sa place perdue, elle suscite rapidement le chaos dans cette respectable demeure anglaise par ses maladresses et ses faux pas. Dans cette romance qui rend hommage à Jane Austen, plongez dans les péripéties d'une héroïne au verbe acéré, pour une comédie romantique aussi drôle que vive.
Un texte de compassion et de soutien pour les millions de solitaires en France " La solitude est un fléau moderne, elle gagne du terrain en France. En trente ans, la proportion des solitaires a doublé, et cela dans toutes les catégories sociales et dans toutes les classes d'âge. Aujourd'hui, 5 millions de personnes de plus de quinze ans vivent seules, soit un Français sur dix. On peut y rajouter environ 1 million de personnes qui, selon une étude de la Fondation de France, se sentent seules tout en vivant en couple. Ces personnes n'ont que très peu de contacts avec les cinq réseaux de sociabilité : famille, milieu professionnel, amis, communautés d'affinité ou de voisinage. On vit de plus en plus vieux, on est autonome plus longtemps, les parents ne vivent presque plus sous le toit des enfants. Sur dix hommes seuls, six sont célibataires, trois sont divorcés et un est veuf. Dans 85 % des cas de divorces, les enfants sont confiés à la mère, et le père se retrouve seul. Mais les femmes seules sont plus nombreuses que les hommes car sur dix d'entre elles, cinq sont veuves. Alors, dans ce livre, j'explore les raisons de la solitude aujourd'hui et je donne des pistes pratiques et spirituelles pour en sortir ou y faire face. Il y a urgence à agir en solidarité. " Guy Gilbert
Premier texte complet et engagé sur un sujet explosif Les guerres ont toujours entraîné des spoliations d'objets et de trésors au détriment des pays vaincus. La France quant à elle a été particulièrement active au cours de ses conquêtes coloniales au xixe siècle. Dès cette époque, de prestigieuses voix s'élèvent en Europe pour condamner ce que la prétendue "civilisation" inflige à la "barbarie". Victor Hugo "espère qu'un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée" renverra ses butins. On compte actuellement dans les collections publiques françaises au moins 88 000 objets provenant de l'Afrique subsaharienne. Malgré de nombreuses réclamations de pays africains depuis les indépendances, l'Etat français n'a pas jugé bon d'évoluer sur cette question, arguant de l'inaliénabilité du patrimoine national. Jusqu'au discours du 28 novembre 2017 du président Emmanuel Macron à Ouagadougou, qui annonça la mise en oeuvre dans un délai de cinq ans de "restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique". Il confia alors à Felwine Sarr et Bénédicte Savoy la mission de consulter les spécialistes en Afrique et en France, et de mener une large réflexion sur ce sujet. Le fruit de cette mission est le présent ouvrage, qui reprend le contenu du rapport remis le 23 novembre 2018 au président de la République. Il raconte les spoliations à travers l'histoire mondiale, évalue la part de la France, dresse un premier inventaire des oeuvres spoliées, fait le récit des tentatives des pays africains pour se réapproprier leur patrimoine, analyse les questions juridiques qui se posent, et énonce un certain nombre de recommandations pratiques pour la mise en oeuvre des restitutions, un des chantiers les plus audacieux de ce XXIe siècle. Un ouvrage passionnant, qui fera date. Car le mouvement de restitution du patrimoine vise non seulement à redonner accès aux Africains à leurs oeuvres, mais aussi à fonder une nouvelle ère dans les relations entre l'Afrique et la France, à écrire une nouvelle page d'histoire partagée et pacifiée.
Johannes, le narrateur, naît à Vienne en 1927. L'Histoire a tôt fait de venir se mêler de sa vie ordinaire, et de celle de sa famille. Johannes devient un partisan enfiévré d'Adolf Hitler : parce qu'il est soumis, à l'école, à un lavage de cerveau permanent, mais aussi, sans doute - la suite le laisse supposer -, parce qu'il est instinctivement porté vers le Mal. Il revient très vite du combat, défiguré et manchot à 17 ans. C'est alors qu'il découvre que ses parents, antinazis, cachent au grenier une jeune Juive, Elsa. Lui, l'antisémite farouche, est d'abord séduit par l'idée de contrôler le destin d'un de ces êtres qu'il a appris à haïr. Puis il se laisse toucher par le regard de la jeune fille, qui n'exprime aucun dégoût pour son infirmité. Commence alors une passion dévorante, et une cohabitation qui durera toute une vie : la mort frappe la famille de Johannes, jusqu'à ce qu'il se retrouve seul avec sa proie. A la fin de la guerre, il lui fait croire que les Nazis ont gagné, et qu'elle ne peut sortir de la maison sans courir à sa perte... Tout Le ciel en cage est dans cette relation étrange, d'une ambiguïté vertigineuse entre les deux héros. Qui trompe l'autre ? Johannes qui, par amour mêlé de haine, retient la jeune femme prisonnière ? Ou Elsa que l'on devine forcément complice de ce jeu de masques, manipulatrice suprême sous ses airs de victime ? Le monologue de Johannes, la description de la vie à Vienne durant ces années noires, la narration d'un huis clos de cauchemar mènent le lecteur au bord du précipice. Car le dégoût et la fascination se mêlent, irrésistibles, signe d'un livre d'une puissance très rare.
Le récit saisissant de l'innocence corrompue. Une prestigieuse université féminine de la Nouvelle-Angleterre dans les années 75. On conteste plus que jamais les valeurs bourgeoises sur fond de drogues, de cigarettes, d'art et de poésie. Gillian Brauer, vingt ans, brillante étudiante de troisième année, voudrait briller encore davantage aux yeux de Andre Harrow, son charismatique professeur de littérature, qui a décidé de faire écrire et lire en classe à ses élèves leur journal intime. Il n'octroie ses compliments qu'aux confessions les plus osées, ce qui génère surenchères malsaines et incidents ravageurs parmi des filles survoltées, avides de retenir l'attention ? et plus ? du maître. Tentatives de suicide, incendies inexpliqués, anorexie, somnifères, tous les éléments d'un drame annoncé sont réunis avec, dans un rôle d'une épaisseur glauque, la mystérieuse Dorcas, l'épouse ? française ? d'Andre, sculptrice, collectionneuse d'affreux totems. Et grande prêtresse de ces amours vénéneuses dont Joyce Carol Oates nous offre ici le récit haletant, à la morale superbement perverse.