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Shakespeare et le désordre du monde
Marienstras Richard ; Marienstras Elise ; Goy-Blan
GALLIMARD
28,01 €
Épuisé
EAN :9782070138890
Et ce qui stupéfie comme un comble de l?art, écrit Richard Marienstras, c?est que Shakespeare semble avoir voulu suggérer tout à la fois que la violence appartient à l?ordre même des choses, qu?il est possible de la dépasser, et que ce dépassement n?a qu?un caractère fragile ou illusoire. L?ordre n?est pas dans la nature, il n?est pas non plus dans l?homme, il est impossible dans le cadre de la réalité. Il n?existe que comme un mirage, analogue à ces figures du masque qu?un mouvement de colère suffit à faire disparaître. L?ordre est un effet de l?art, qui s?oppose à la vérité du monde et qui la révèle ". Commencé du vivant de Richard Marienstras, ce projet de recueil d?essais a été poursuivi après sa disparition, en février 2011, par Élise Marienstras, sa veuve, et Dominique Goy-Blanquet, son ancienne élève et collègue, qui l?a mené à son terme et lui a donné sa cohérence et son unité. Augmenté de nombreux textes inédits ou inachevés (thèse, conférences, séminaires, notes de cours, etc.), le projet prit la forme d?un puzzle dont les pièces, une fois rapprochées, dessinent une image vivante et forte non seulement de la pensée politique de Shakespeare, mais de la philosophie politique de Richard Marienstras lui-même.
Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : des repères : un rappel des faits qui constituent la trame événementielle de la question ; des synthèses sur les personnages et lieux qui jalonnent le sujet ; des outils méthodologiques : chronologie, glossaire, bibliographie ; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques qui complètent l'index.
La tragédie shakespearienne nous présente des destins que l'histoire écrase et dont un trait constant est qu'ils cherchent, contre la violence du plus fort, à trouver des raisons de ne pas abdiquer toute qualité humaine. Comment, dans l'abjection extrême, ne pas devenir abject ? Alors l'absolu théologique n'est d'aucun secours, l'homme est seul, il doit réinventer son humanité au moment de perdre sa vie. Si nous sommes aujourd'hui fascinés par Macbeth et par Lear, par Cléopâtre et par Coriolan, c'est que les événements dont ils sont les maîtres et les jouets les conduisent chacun vers un lieu d'épreuve et de désespoir où il n'est plus possible de composer, où plus rien ne s'interpose entre l'être et son imminente dissolution, où chacun peut dire avec la reine d'Egypte : " Tout est néant. La résignation est stupide et la révolte pareille à l'aboiement d'un chien fou. " Alors l'univers se défait, les rouages de la violence deviennent frénétiques - alors la démence ou le suicide apparaissent comme l'ultime recours. Un cadavre s'effondre sur le bois de la scène, tandis qu'au-dessus de lui se dessine une image encore jamais vue de l'homme. Telle fut la splendeur de Shakespeare dans le passé, telles ses représentations la manifestent encore en de rares occasions. Mais un siècle dont les événements principaux sont le génocide, le goulag et la mort atomique ne possède plus les vertus transcendantes sans lesquelles la tragédie parfois se réduit au rang d'une reconstitution archéologique.
Une intellectuelle juive rassemble les de ? bris d'un monde englouti Tout commence dans le ghetto. Tout commence a` Slonim, en actuelle Bie ? lorussie. En un an et demi d'occupation, les nazis y massacrent pre`s de 30 000 juifs. Parmi eux figuraient des tre`s proches d'E ? lise Marienstras. Mais comment parler d'un lieu quand il n'existe plus ? d'une e ? poque quand elle s'est e ? vanouie ? de Slonim quand il n'en subsiste que quelques images qu'il faut exhumer, autrement dit presque rien ? Slonim est "un symbole plus qu'un objet, une e ? vocation plus qu'un souvenir, un mythe plus qu'une re ? alite ? ". Cette re ? alite ? , E ? lise Marienstras tente de la reconstruire au fil du re ? cit de sa vie. Derrie`re les souvenirs et les e ? ve`nements se de ? ploie l'itine ? raire d'une intellectuelle juive, du ghetto au neuvie`me arrondissement de Paris, du kibboutz des de ? buts d'Israe ? l aux amphithe ? a^tres de la New York University. Des visages entrevus - celui d'Elie Wiesel, persuade ? d'avoir rencontre ? , au de ? tour d'une rue parisienne, l'un de ses anciens compagnons de camp - aux e ? ve ? nements traverse ? s - mai 68 dans les de ? file ? s, la ferveur communiste et les de ? sillusions ine ? vitables - c'est tout un pan de l'histoire du XXe sie`cle que le lecteur arpente. Sans oublier l'histoire d'un couple : E ? lise et Richard. Mais Slonim n'est jamais loin. Ce texte touffu, souvent intime, toujours subtil, se penche sur les blessures que l'Histoire laisse dans son sillage. Les te ? moignages e ? mergent du brouillard. Ceux qui survivent a` la destruction et a` la ne ? gation des hommes portent, malgre ? eux, le poids de visages et de mondes engloutis.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.