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Apollinaire, Cendrars, Maïakovski. Esthétique du monde moderne et quête identitaire
Marié Liger fabienne
L'HARMATTAN
36,00 €
Épuisé
EAN :9782140330599
Apollinaire, Cendrars et Maïakovski vivent une époque de changements dont le progrès technique est l'illustration la plus évidente. Le monde est le cadre de l'errance poétique de poètes marqués par la conscience aiguë de la nouveauté, mais pris entre un monde ancien et un avenir incertain. C'est dans ce contexte que se met en place la problématique quête du moi. De l'observation du monde moderne arpenté par le poète naît une esthétique de la trivialité poétisée. Rendre le réel dans son immédiateté induit un lyrisme intense et douloureux où la quête prend la forme d'une plainte, d'une supplique et d'une révolte en même temps qu'elle pose un questionnement sur la poésie. L'ouvrage se propose de comparer, de manière inédite, ces trois poètes par l'examen de leur écriture poétique et de leur imaginaire, apportant ainsi un regard nouveau sur l'apport essentiel de ces auteurs à l'art du xxe siècle.
Claude Margat est longuement revenu dans ses écrits sur ces moments de jeunesse où, dans l'immensité silencieuse du marais rochefortais, un dialogue profond s'engageait lentement entre lui et la nature. En même temps qu'il en percevait la beauté, un état d'éveil prenait place en lui. Cette présence l'accompagnait souvent lors d'une marche, la respiration se faisait plus lente et il lui semblait vivre au rythme de cette nature, loin des bruits de la ville. Il était âgé de vingt-cinq ans lorsqu'il découvrit le livre La Voie et sa vertu de Lao-tzeu : pour la première fois il reconnaissait l'expérience de ce rapport intime avec soi-même, à travers la question du souffle vital. On connaît la suite de l'histoire : Claude Margat a rencontré François Cheng, puis bénéficié de deux missions Stendhal pour séjourner en Chine, où il a approfondi ses connaissances de la culture chinoise auprès de grands maîtres de la calligraphie et de la peinture, dans la province de Guangxi, saisi par la beauté de ses paysages montagneux et ses rivières. C'est alors à son retour en France que Claude Margat a peint le marais charentais. Saluons par le présent ouvrage le grand courage de cet homme qui a su établir la distinction entre deux formes de recherches existentielles, l'une extérieure et limitée, l'autre intérieure et illimitée, l'une souvent génératrice de déception, l'autre tenant nos attentes à distance, procurant éveil, conscience, espoir et liberté. Claude Margat (1945-2018) était un homme à la fois "ordinaire" et fort peu ordinaire, quelque part entre écriture et peinture, comme entre France et Chine : ce volume entend lui rendre pleinement hommage.
Membre du jury Renaudot, Jean-Noël Pancrazi poursuit depuis 1979 une oeuvre singulière et cohérente, maintes fois récompensée ("Prix du livre inter" pour Madame Arnoul en 1995). Enracinés dans l'Algérie coloniale de l'enfance, ses livres disent à la fois la perte inconsolable, le conflit traumatisant et l'amour indéfectible porté à cette terre et à ses habitants. Ils poursuivent parallèlement une quête mémorielle visant à reconstituer une histoire familiale compliquée et douloureuse. Mais Pancrazi porte également un regard de témoin attentif sur les êtres souffrants, souvent marginalisés : jeunesse des années sida, sans-papiers (Indétectable). Les textes rassemblés dans ce volume se proposent d'aborder les grandes thématiques de l'oeuvre : la perte et la mémoire, les espaces et l'exil. Ils abordent également l'écriture d'une quête de vérité qui allie à une sensorialité précise et musicale une esthétique de l'allusion et du silence.
Cet ouvrage se compose de pensées fragmentées, de souvenirs s'inscrivant au fil d'une déambulation. Les photographies révèlent ces instants de conscience.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !