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Jean-Noël Pancrazi, variations de l'intime
Lhermitte Agnès ; Marié Liger Fabienne
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782336586526
Membre du jury Renaudot, Jean-Noël Pancrazi poursuit depuis 1979 une oeuvre singulière et cohérente, maintes fois récompensée ("Prix du livre inter" pour Madame Arnoul en 1995). Enracinés dans l'Algérie coloniale de l'enfance, ses livres disent à la fois la perte inconsolable, le conflit traumatisant et l'amour indéfectible porté à cette terre et à ses habitants. Ils poursuivent parallèlement une quête mémorielle visant à reconstituer une histoire familiale compliquée et douloureuse. Mais Pancrazi porte également un regard de témoin attentif sur les êtres souffrants, souvent marginalisés : jeunesse des années sida, sans-papiers (Indétectable). Les textes rassemblés dans ce volume se proposent d'aborder les grandes thématiques de l'oeuvre : la perte et la mémoire, les espaces et l'exil. Ils abordent également l'écriture d'une quête de vérité qui allie à une sensorialité précise et musicale une esthétique de l'allusion et du silence.
Comment pourrions-nous agir sur le monde extérieur si nous n'étions pas en possession d'un schéma de nos attitudes et de notre situation dans l'espace, si nous n'avions pas présent dans notre esprit l'idée de notre corps ? Mais cette image, des structures nerveuses la sous-tendent qui sont sensibles à de nombreux agents pathogènes. Aussi devons-nous nous attendre à la voir subir des manipulations, des déformations et des distorsions singulières. émancipation, ou encore évanescence, peuvent se réaliser dans diverses circonstances et sous les formes les plus étranges. Membre fantôme, méconnaissances et hallucinations corporelles, dépersonnalisation... sont autant d'énigmes qui interrogent le clinicien aux limites de la neurophysiologie, de la psychopathologie, mais aussi de la philosophie. Le problème de l'image de soi nous force à considérer dans leur concrétude les relations qui unissent - plus que la matière et la pensée - le cerveau et l'esprit. Cet ouvrage de l'un des plus illustres maîtres de la neuropsychiatrie, Académicien de Médecine, ouvert aux dimensions de l'anthropologie, de la psychanalyse et de l'art, nous offre une exceptionnelle synthèse, la meilleure écrite à ce jour sur le sujet.
De son premier roman La déclaration (1990), à son dernier ouvrage, Depuis toujours nous aimons les dimanches (2024), en passant par Pas pleurer, qui lui valut le Prix Goncourt en 2014, Lydie Salvayre propose une oeuvre originale et variée où sa voix énergique, tantôt satirique tantôt lyrique, se démultiplie pour dénoncer les logiques de pouvoir et défendre les êtres en souffrance. Les textes rassemblés dans ce volume, dont la majeure partie est issue du colloque "Lydie Salvayre : écrire avec" les 14 et 15 mars 2024 à l'Université Bordeaux Montaigne en associant l'équipe de recherches PLURIELLES et l'ARDUA (Association Régionale des Diplômés des Universités d'Aquitaine), se proposent d'aborder les grandes thématiques de l'écrivaine, telles que l'histoire et ses crises, les traumas intimes et intergénérationnels, les artistes qui lui ont servi de "phares", la volonté de défendre une liberté d'esprit et un humanisme "irréductibles".
On écrit le récit d'une vie pour en conserver la trace, pour honorer un personnage ou pour tenter de mieux le comprendre. Célèbres ou moins célèbres. nombreux sont ceux qui font l'objet de biographies. Ces « vies écrites » le sont tantôt avec le scrupule du scientifique, tantôt avec l'admiration du disciple, tantôt avec la liberté du romancier. Reconstruire la trame d'une existence est une entreprise où se mêlent l'investigation, l'interprétation mais aussi l'invention. Et tous les auteurs qui se sont consacrés à cette tâche soulignent les difficultés qu'ils ont rencontrées dans une démarche qui semble parfois irréalisable: connaître l'autre, voire le connaître mieux qu il se connaît lui-même.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.