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13 chefs plus une
Raboud Marie-Josèphe ; Simon Jean-Charles
GINKGO
20,00 €
Épuisé
EAN :9782846792387
Ce livre devait être MON livre, défi lancé par deux éditeurs iconoclastes et un peu fous peut-être, à une épicurieuse invétérée : Recueil de coups de coeur, de coups de gueule, inventaire de belles rencontres, méli-mélo d'émotions, papilles et pupilles en éveil, oreilles en alerte, à l'affût d'un émerveillement, d'une seconde de plaisir pur, un joli mot, une musique, un parfum, un plat, la couleur soyeuse d'un fruit, un rayon de soleil sur une tomate, quelques étincelles captées dans les yeux d'un client ravi ayant reçu son plat comme une offrande, la surprise d'un vrai baiser claqué sur ma joue en remerciement d'une émotion gourmande... Par paresse ou par générosité, qui sait ? J'ai eu envie de partager ce livre avec mes "compagnons du goût", les Chefs Goutatoo de Genève, association étonnante par la diversité de ses membres, cuisiniers passionnés au grand coeur réunis une fois par an pour la bonne cause autour du dîner de gala de Frères de nos frères. Leur mot d'ordre, partager et transmettre leur plaisir : le goût avant tout ! Ce livre n'a pas la prétention d'être un livre de cuisine de grand chef, il pourrait être une mise en bouche, une porte entrouverte sur des chaudrons magiques... entrouverte assurément sur d'autres livres, reflets de la créativité culinaire de cette joyeuse équipe. A travers un questionnaire impromptu et trois recettes mises en images comme des portraits, chacun se dévoile peu ou prou, espérant vous donner envie de découvrir son univers en vous accueillant à sa table.
Chaque année, un tunnel est creusé à la tronçonneuse dans le glacier du Rhône pour les touristes et un photographe y a longtemps fait commerce de portraits en compagnie de faux ours blancs. A partir d'une telle photo d'enfance où il pose avec sa fratrie, Thierry Raboud se demande ce qu'est venu faire ce symbole polaire dans les Alpes. Suivant les traces de ces ours, il arpente le territoire de la grande fonte depuis la Suisse jusqu'au Svalbard, et récolte au passage mythes, légendes, récits et souvenirs dans lesquels se dessine un nouvel imaginaire : celui de l'ère postglaciaire. Le constat est implacable, mais l'émerveillement demeure possible dans le regard de sa fille où se reflètent les derniers lambeaux de glace. Dès lors, comment habiter un monde en liquidation ?
Raboud Nicolas ; Pajak Frédéric ; Devaux Alexandre
Pavel Schmidt fait se rencontrer des objets. De prime abord, ils n'ont rien en commun : des fémurs et des clés à molette, des Vénus callipyges et des tubes de pommade Anusol, un pistolet Beretta et un saucisson des frères Beretta, charcutiers au service de l'épicerie fine depuis 1812. Mais parce que le sculpteur les confronte, ils entrent en dialogue. Un autre objet, alors, voit le jour, un objet invisible et cependant palpable — un sens nouveau, qui nous ouvre à un monde, lui aussi, nouveau. Avec une féconde obstination, Pavel Schmidt s'attaque aux piliers de la société de consommation et aux stéréotypes de la mentalité petite-bourgeoise. Explosions de nains de jardin, de Vénus et de David en plâtre, assemblages de tampons de chemin de fer surmontés de paratonnerres, feux d'artifice, fumigènes, tout lui est bon pour détruire et reconstruire en musique les archétypes de notre culture. Dans la lignée de Marcel Duchamp et de Daniel Spoerri, le sculpteur poète, infirmier destructeur et réparateur, applique ses bandages et ses béquilles sur des agglomérats de mains, bras, jambes, torses, têtes et tubes pour construire patiemment le lexique loufoque et inspiré de son propre langage. Ce livre, réunissant quelque deux cents sculptures, est accompagné d'un entretien qui donne une clé cette oeuvre encore trop méconnue.
Harang Jean-Baptiste ; Raboud Nicolas ; Starobinsk
Depuis plus de trente ans, Olivier Estoppey s'est fait connaître par ses installations monumentales, notamment La Course au sac, Le Jour des larmes, Le Souffleur, et, récemment, Les Loups. Cette dernière ?uvre sert de décor au film Le crime est notre affaire de Pascal Thomas, et a été exposée dans le jardin du Palais-Royal à Paris, en décembre 2008. Olivier Estoppey est un artiste prolifique, ses idées ont peu de limites. Son ?uvre commence toujours par le dessin: c'est sur le papier que les formes se cherchent, se trouvent, s'éloignent et s'imposent. C'est sur le papier que, chaque jour, le rapport au monde se risque, le paysage s'affronte, l'espace se conquiert. Des formes viennent et repartent, des idées se mettent en place, de vraies sculptures se font et se défont. Ensuite la terre et le plâtre, ensuite le volume et la forme, le béton, la présence physique de la matière sensible. Ce Cahier présente une sélection de dessins qui ont inspiré douze installations, et des ?uvres sur papier de grand format qui contribuent à éclairer son univers. Les textes qui accompagnent cet ouvrage sont signés Jean-Baptiste Harang, longtemps journaliste au "Cahier livres" de Libération et romancier récompensé par le prix Inter 2006 pour son roman La Chambre de la Stella; Nicolas Raboud, historien de l'art, commissaire d'expositions indépendant et directeur artistique de la triennale de la sculpture en plein air Bex & Arts; et Pierre Starobinski, créateur d'événements artistiques et responsable de l'édition des ?uvres de Nicolas Bouvier chez Gallimard, ainsi que de plusieurs expositions internationales qui lui ont été consacrées.
Résumé : Quand j'ai vu le jour, Internet n'existait pas. Quand je serai mort, je vivrai toujours. Je fais partie d'un temps inquiet : un futur augmenté nous est promis, un avenir incertain nous attend. Nous avons accompagné de notre enthousiasme les balbutiements du siècle neuf, cru à ses promesses. Mais l'humanité tremble d'une révolution comme elle n'en a plus connue depuis qu'elle a fait tomber ses dieux. Il y avait un avant, nous voici dans l'après. Au seuil d'un monde liquide et interconnecté. Le royaume numérique a colonisé les territoires intimes. Il repousse la mort, il défie la vie. En ce palais des glaces, la présence s'efface dans l'omniprésence. Entourés de transparences trompeuses, oublieux du réel, grisés de ce qui lui fait écran, nous vivons. Asservis et virtuellement heureux. Pourtant, nulle joie ne peut se feindre durablement. Alors retrouver l'homme, se souvenir de ce qu'il était, surveiller ce qu'il devient. Ne pas craindre ce qu'il sera. Au poète de se glisser dans la vigie des mots.
Bienvenue en République populaire démocratique de Corée. La plus étrange des destinations, l'état le plus isolé au monde. Pendant une année, notre famille a été domiciliée au com-pound diplomatique, Munsundong, Taedonggang district, à Pyongyang. Nous avons pu soulever un coin du rideau, nous glisser dans le décor, et nous vous proposons de nous suivre dans cette exploration surréaliste et souvent drôle. Libres de conduire et de circuler seuls dans la capitale la plus mystérieuse du monde, nous rapportons dans nos textes des moments forgés par un choc culturel de puissance 12 sur l'échelle de l'absurde. Une banale partie de tennis, l'achat de nouilles, une réunion de travail, un cours d'anglais, une simple conversation... Tout prête là-bas à rire ou à désespérer. Notre petite histoire s'est également frottée à la grande, quand Kim Jong-il est mort, plongeant le pays dans un deuil "terrible". Nous vous embarquons pour une traversée du miroir, au son des chants de soldats ouvriers, des mégaphones grésillants et des roues des trottinettes de Colin et Maxime, nos enfants, sur les pavés de Pyongyang.
Une histoire basée sur des faits réels, sur fond de lutte pour l'indépendance au Rwanda et au Burundi, sur la décolonisation et sur l'atmosphère du Rwanda-Burundi à la veille du chaos.
Elisabethville, Congo belge, fin des années cinquante. Léopold Kitoko Wilson, le jeune métis, adopté par Harry Wilson " un Blanc " et Mania Malkia, la nourrice, africaine au c?ur d'or et " forte gueule " forment une famille improbable et singulière. Roman à trois voix, " Sang mêlé " aborde avec délicatesse et réalisme l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. Il nous parle de la quête d'identité de Léo, pris entre deux mondes. Il nous parle aussi de l'homosexualité de Harry, cause de son exclusion du cercle des colons. Il nous parle de Mama Malkia, plus tout à fait africaine, mais noire aux yeux de tous. Il nous parle aussi de la décolonisation et évoque de manière saisissante l'atmosphère du Congo belge à la veille de l'indépendance. Chacune de ces voix nous parle de la difficulté à vivre sa différence. Chacune de ces voix nous livre sa vision de l'époque coloniale dans un questionnement sans outrance mais, sans compromis.
Roman à trois voix, "Exils africains" évoque de manière saisissante l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. Sandro Romano-Livi, le juif italien, qui quitta son île méditerranéenne, à destination du Congo belge et qui nous entraîne dans la région du Katanga et des Grands Lacs à la découverte de cette Afrique coloniale et de ses populations. Florence Simpson, sa fiancée anglicane, ayant grandi en Rhodésie du Sud (le Zimbabwe d'aujourd'hui). Elle nous parle de son enfance et de son mariage avec Sandro, de la naissance de leurs deux filles, Astrid et Dalia. Mais aussi de leur nouvelle vie en Italie après les sanglants événements survenus au Congo, après l'Indépendance. Elle et son mari auront ainsi vécu un double exil. Enfin, la parole est donnée à David-Kanza (Daviko), l'enfant métis que le meilleur ami de Sandro a eu avec une Congolaise, et que Sandro adoptera. Chacune de ces voix, avec délicatesse mais réalisme nous livre sa vision de l'Afrique coloniale et nous questionne sur les blessures de l'exil.