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Exposition de reptiles vivants
Marie Guillaume
LANSKINE ED
14,00 €
Épuisé
EAN :9782359630534
Tout animal a un monde et voici donc celui de Guillaume Marie. Exposition de reptiles vivants est un livre de parade amoureuse, c'est une queue de paon déployée, un brame un peu obstiné, un rite obscur de chasse dans lequel on ne sait plus qui est la proie. C'est un livre de désir autant qu'une exploration du devenir-animal. Pour le composer, Guillaume Marie s'est appuyé sur la force presque chamanique des noms de bêtes : coq, veau, pic, geai, pie... autant de monosyllabes qui ont influencé la musique particulière et le rythme du livre. Mais Guillaume Marie, dont c'est ici le premier recueil en solitaire, a aussi rassemblé des textes plus longs, qui ressortent d'une prose métaphorique infusée par l'expérience de la nature comme par ses lectures. C'est enfin un livre d'une drôlerie constante, d'un poète qui s'amuse de son double besoin perpétuel de délimiter son territoire et de se laisser déborder.
« J?habite chez mon chat. Monsieur me sous-loue un oreiller mais tout le reste lui appartient: les plantes vertes, la poubelle, les piles de pulls dans l?armoire, les radiateurs, le canapé, les parties dodues des copains assis sur le canapé, le frigo, la gamelle du chien, l?ordinateur, et la souris, bien sûr. En échange de quelques menus services (transport de litière, ouverture de boîtes, manucure, pédicure),Monsieur accepte de me tenir chaud l?hiver et aussi l?été? » Ainsi commence l?histoire d?un être envahissant et plein de mystère, dont Marie-Ange Guillaume nous brosse, avec style, un portrait fin, tour à tour sensible et railleur, magnifiquement mis en images par un Henri Galeron surréaliste et complice.
Ce que tu pourras dire à ta psychologue quand tu auras retiré sa main de ta bouche c'est qu'on soigne à Paris désormais la nuit au creux des Catacombes c'est d'ailleurs un peu moins cher et plus exotique mais surtout on y voit des insectes mangeurs d'os.
Qu'est-ce que se perdre, et que perd-on exactement lorsqu'on se perd dans une ville - en l'occurrence Paris - que l'on connaît, aime et sillonne quotidiennement ?? En prenant pour point de départ un moment où les repères habituels semblent tout d'un coup se brouiller, Guillaume Marie interroge la nature de ce rapport à la ville, à ses rues, à sa topographie, à ses cavités et à ses habitants humains et non-humains.
Résumé : Depuis le temps que tout le monde l'annonce, voilà : c'est (enfin) La Fin du monde. Le livre de Samuel Deshayes et Guillaume Marie est un chant prophétique d'aujourd'hui, jouissif et inventif. Une danse de joie sur un volcan en train d'exploser. Partie de la banlieue sud de Paris, leur apocalypse englobe peu à peu toutes les histoires, toutes les géographies. On y croise des créatures fantastiques et immenses, une comète, une prophétesse, des lamantins. La Fin du monde, composée d'une trentaine de courts chapitres, joue des formes de la narration et l'explose avec les armes de la poésie. Deshayes et Marie reprennent des formes existantes (sonnets, sextines, versets, etc.), les détournent, en inventent de nouvelles.
Si nous nous éloignons à la fois du lieu où nous sommes et, en y allant, du lieu où nous allons, en nous rapprochant du lieu d'où nous venons nous arriverons au lieu où nous sommes." Ainsi avance-t- on dans un texte où on parcourt un paysage réduit à ses linéaments, faisant halte tantôt dans l'un, tantôt dans l'autre, échangeant parfois des idées. C'est une aventure au sens où il faut bien qu'il arrive quelque chose.
Résumé : Des poèmes pour les grands, les petits et les autres... Tiens, tiens, voilà qui est curieux. Les grands, on les connaît, ils lisent le journal, gagnent de l'argent et se serrent la main quand ils se rencontrent dans la rue. Les petits aussi on les connaît bien, et comment, puisque c'est nous ! On crie dans la cour, on rit à table et on a plein de questions à poser tout le temps à nos parents. Beaucoup plus de questions qu'il n'ont de réponses. Mais les autres ? Qui sont les autres ? Peut-être les grands restés secrètement tout petits. Ou les petits qui aimeraient être grands, parfois, rien que pour regarder la télévision jusqu'à minuit et aller se coucher sans se brosser les dents. Ou encore ceux qui n'ont pas besoin de fermer les yeux pour rêver. Comme vous. Comme moi. N'est-ce pas ?
L'auteure découvre au détour d'une route en montagne à Taïwan, un miroir convexe qui reflète l'image d'un paysage inversé. Il montre un fragment du paysage auquel le regardeur tourne le dos. Il le cadre en éliminant tout le contexte environnant. Le miroir superpose deux paysages situés de part et d'autre de l'observateur, tout en ignorant son propre arrière-plan, dont il masque une portion. Le miroir montre et dissimule tout à la fois. . Elle va alors parcourir l'île à la recherche de ces objets et de leurs reflets paradoxaux, les photographiant. Elle va alors décrire ce qui se déploie au-delà de miroir, le hors champ.