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Mémoires d'un nouveau-né
Maricourt Thierry ; Claeys Marion
CHANT D ORTIES
10,20 €
Épuisé
EAN :9782953020335
Il n'est pas encore né, que dans son crâne une " espèce de pâte grise " rayonne de manière extraordinaire. Son cerveau se développe alors sans tenir compte de l'évolution de son corps. Pourquoi ? Parce que neuf mois plus tôt il y a eu un petit boum dans la région. Rien d'officiel, rien d'alarmant. Un tout petit boum dans un tout petit tuyau dans une toute petite usine nucléaire d'un tout petit village des environs. Dès sa naissance, il comprend tout, perçoit tout. Il observe ses parents et le monde, en tire des conclusions sans concessions. Et pourtant, alors que la douleur le dévore, il cherche l'amour et l'absolu. Dans ce roman, Thierry Maricourt nous livre, à travers les mémoires de ce nouveau-né au QI exceptionnel, un réquisitoire poétique et philosophique contre notre société.
Pourquoi souffre-t-elle autant? Physiquement, en ce moment, mais aussi dans sa caboche depuis si longtemps... Rien ne se passe comme elle le voudrait. C'est un échec, un échec sans borne, sa vie. Elle a quel âge? Vingt-cinq ans! Qui le croirait? Sa tronche, c'est un mouchoir sale. Un mouchoir à jeter. Vingt-cinq ans et quel avenir? Les semaines, les mois futurs? Des fagots trop humides pour s'enflammer... Elle est seule? Elle ne sait pas. Des amis? Fréquente-t-elle des collègues? Son boulot, comme elle s'en fiche! Elle se dit tout à coup qu'elle n'y retournera peut-être pas. Mais que faire, alors? Que faire pour se loger, pour bouffer? Pas même un petit ami, un galant régulier qui l'accueillerait trois jours chez lui, qui lui prêterait sa clé, juste des lourdingues de temps à autre, quand la solitude est trop épuisante, quand le corps réclame son lot de caresses. Biographie de l'auteur Morceau d'histoire des oubliés, ce roman suit le parcours d'une jeune alcoolique dans sa tentative d'échapper au naufrage auquel la condamne un ordre social funeste et archaïque. Essayiste et romancier, Thierry Maricourt s'inscrit dans un courant prolétarien, qui a fait de la littérature un outil d'émancipation. Il a notamment publié Adèle au-delà de l'ombre (Ressouvenantes, 1997), Ne me tuez pas (Le Cherche-Midi, 1998) et un Dictionnaire des auteurs prolétariens (Encrage, 1994).
Elle va vous emporter : un roman d'amour ? Au travers du parcours d'un éditeur issu du monde ouvrier et de sa rencontre avec une jeune femme, attachée de presse, ce livre ne constituerait-il pas plutôt l'étude clinique d'une histoire d'amour ? Une mise en regard de ses enthousiasmes fous et de ses folles dépressions ? Un livre presque iconoclaste, de fait ?Auteur d'essais (Ateliers d'écriture : un outil, une arme), d'ouvrages pour enfants (Petit penaud, Les Belles babouches) et de romans (Adèle au-delà de l'ombre, Le Coeur au ventre), Thierry Maricourt nous livre ici une histoire dont l'apparente brutalité n'est, heureusement, pas dénuée d'émotions.
Les ateliers d'écriture ne sont-ils qu'un agréable passetemps, un loisir destiné à ceux qui maîtrisent cette forme d'expression, qui ont plaisir à manier le stylo? Cela a-t-il un sens de proposer une action de ce type à des personnes, illettrées ou analphabètes, qui éprouvent d'immenses difficultés à aligner quelques mots? Thierry Maricourt tient ce pari: l'écrit représente, précisément, un instrument de libération pour les oubliés d'une société d'opulence et de réussite devenus spectateurs d'un monde qui leur échappe. Écrire peut alors être le levier d'une lutte contre l'exclusion
- L a première fois qu'on m'a dit que j'allais partir, j'ai été malade la nuit. J'ai vomi. Mais j'avais pas mal au ventre comme quand j'ai mangé quelque chose de mauvais. C'était pas le même mal. Je te demande si tu paries aux éducatrices de tes soucis. - C'est difficile. J'ai peur d'elles. J'ai peur d'être prise pour une menteuse et qu'on accuse Tata. Et tu conclues: - Ils me la foutent en l'air, ma vie, c'est une poubelle à déchets. Si c'était pour retourner chez mes parents, d'accord. Mais pour changer de famille d'accueil, ça ne veut rien dire. La misère sociale, et souvent la misère affective, enferment dans la solitude les enfants mis en scène dans ces récits. Ils vivent en cité avec leurs parents ou sont confiés à l'Aide Sociale à l'Enfance. Il suffit parfois d'une rencontre pour qu'ils expriment leurs peurs, leurs interrogations sur l'existence, leur refus de grandir, et partagent leurs rêves. Leur parole se dénoue, elle se révèle unique, tout simplement humaine, après s'être crue insignifiante. Ces récits, entre témoignages et fiction littéraire, ont pour ambition d'être l'écho de cette parole.
Résumé : Lorsque la guerre vient déposer son masque gris, toutes les couleurs s'effacent, et la musique vivante de la ville disparait à son tour, remplacée par le bruit des pompes. Une petite fille courageuse résiste à sa façon, son monde a ses côtes, pour tenter de ramener les vibrantes couleurs de la vie.
Arrivé d'Afrique avec sa mère pour rejoindre son père, Demba découvre son nouveau lieu de vie, un HLM qui lui paraît bien étrange. Les sept étages le séparant de son futur appartement suscitent des rencontres avec, entre autres, de drôles de gardiens, Fatou et Soraya, une femme acariâtre, Kevin, Abou et leur ballon. Le HLM et ces personnages plus ou moins attachants contribuent à son apprentissage de la vie.