Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'économie des passions. Essai sur le Décaméron de Boccace
Mariani Zini Fosca
PU SEPTENTRION
23,00 €
Épuisé
EAN :9782757403990
Contre l'historiographie dominante, qui réduit le Décaméron à un projet poétique en langue vernaculaire, marqué par le principe de plaisir, ou à l'expression d'un parcours chrétien du vice à la vertu, cet essai propose une interprétation philosophique de l'oeuvre de Boccace. Ses nouvelles sont une " expérience de pensée " sur les conséquences extrêmes, voire l'échec, de l'introduction de l'utilité, de l'intérêt et de l'amour-propre dans l'éthique. L'économie des passions, le calcul entre le dû et le don, la recherche d'un surcroît minent la morale de la " grande âme ", caractérisée par la générosité et la magnificence. Contre cette logique, Boccace oppose le désintéressement et la désappropriation de soi des personnages des derniers récits. Son interprétation se caractérise par l'interrogation sur la vertu, empruntée à Cicéron et à Sénèque, mais reprise par les milieux laïques des cours italiennes, qui a revendiqué la place des biens secondaires (comme la renommée, le pouvoir ou la richesse) dans la réalisation de la sagesse et de la félicité. Cette approche philosophique, qui lie étroitement la réflexion morale à la forme poétique de la nouvelle, est inédite, et non seulement en France. Elle comble également un vide, puisque les deux autres grands poètes du XIVe siècle italien, Dante et Pétrarque, ont été récemment réintégrés dans l'histoire de la philosophie médiévale.
Marsile Ficin ne fut pas seulement le traducteur et le commentateur de Platon et des néoplatoniciens, comme Plotin et Proclus. Ce fut un philosophe à part entière, qui puisa de manière créative aux ressources de la tradition platonicienne pour résoudre les questions agitées dans la Florence de son temps ou héritées de discussions universitaires médiévales. Il élabora sa pensée à partir des possibilités conceptuelles inédites offertes par la philosophie de l'Un pour repenser l'ontologie. Cette monographie analyse l'originalité et la cohérence de sa philosophie aussi bien sur le plan métaphysique qu'anthropologique, répondant ainsi à l'exigence d'une étude systématique qui fait défaut depuis longtemps. On y examine autant la spécificité du projet ficinien de renouvellement philosophique et religieux que les aspects qui dévoilent sa profonde incompatibilité avec le christianisme.
Son retour en mars 2007 a été le plus spectaculaire come-back de l'histoire de la scène pop, armé de succès légendaires, repris en choeur par un public conquis. Ze (re)Tour a réuni plus d'un million de personnes, toutes générations confondues. Icône incandescente, compositeur redoutablement doué, Michel Polnareff n'a jamais laissé personne indifférent depuis la sortie de son premier disque, le 26 mai 1966: La poupée qui fait non. Son style inégalable, entre pop et mélodies classiques, ses looks, ses musiques de films et ses succès ont accompagné un pays en pleine mutation, à l'assaut d'un nouveau siècle. Michel Polnareff et ses chansons font partie de notre patrimoine et de notre histoire. Artiste sensible, champion du perfectionnisme - ce qui explique le temps qu'il faut parfois attendre pour avoir accès à ses nouvelles oeuvres - Michel Polnareff s'est créé un personnage iconoclaste protégeant une grave myopie par d'épaisses lunettes blanches célèbres dans le monde entier. Son anticonformisme a fait voler en éclats la bien-pensance, inscrivant ainsi son empreinte dans une France en mouvement. Une France qu'il aime et à qui il a si bien chanté sa mélancolie, quand il a été contraint de la quitter pour s'exiler aux Etats-Unis en 1973. Pour la première fois, grâce à ce Polnabook illustré de photos rares et exceptionnelles, vous allez pouvoir pénétrer dans l'intimité de la star à travers des objets qui constituent son univers et qui jalonnent son histoire. Ce livre, conté par Jean-René Mariani, ravira tous ceux qui suivent l'artiste depuis de nombreuses années. Une sorte de chasse aux trésors retraçant le formidable parcours d'un homme enfant, provocateur et passionné de techniques nouvelles. Un livre à lire et surtout à regarder.
La calomnie est la falsification volontaire du discours d'autrui : elle fait dire à quelqu'un ce qu'il n'a pas dit. A la Renaissance, lorsque la grammaire se transforma en philologie, la calomnie devint un "philosophème", l'unité focale d'un réseau de notions et de problèmes, exprimant la nouvelle conscience des écarts entre la pensée, son expression dans une langue historique et sa communication. Contre les lectures fautives, le philologue rétablit le sens authentique des oeuvres du passé. Par son pouvoir de miner la crédibilité d'autrui, la calomnie fut également un objet de réflexion politique et religieuse, incitant même Botticelli à en donner une représentation picturale. Cet essai se propose d'analyser les dispositifs de la calomnie, ainsi que ses effets et ses remèdes, dans ses lieux historiques d'apparition. Ainsi, après avoir examiné l'émergence de la calomnie à la Renaissance, on en étudiera la réélaboration dans la défense de Descartes contre ceux qui l'accusaient d'hérésie. Le problème humaniste de la communication se transforme ici dans celui de la juste compréhension des idées et dans l'examen des passions négatives et les vertus qui les contrecarrent, notamment la générosité. Si ces éléments constituent la préhistoire de l'herméneutique, l'étude de l'herméneutique générale du XVIIe-XVIIIe siècle, visant à contrer les calomnies de l'interprète malicieux, en représente sa première forme. On verra enfin comment la calomnie fut réduite ensuite à la médisance.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.
Les articles suivent trois directions d'étude : ils cherchent d'abord à expliquer la façon dont Pozner " monte " ses livres au sens quasi cinématographique du terme, ouvrant ainsi la voie à une poétique de la littérature de montage. Ils explorent ensuite la dimension politique de cette recherche formelle pour montrer que ces récits se muent en fresque dynamique qui révèle la douloureuse expérience des événements politiques. Enfin, ils resituent Pozner dans l'Histoire littéraire du XXe pour lui donner sa juste place. L'ouvrage essaie donc de redonner toute sa place à ce frère talentueux de Boris Pilniak et de John Dos Passos qu'est Vladimir Pozner - une place à la fois considérable et insuffisamment reconnue - dans le contexte d'une littérature contemporaine aujourd'hui soucieuse d'explorer les territoires de la non-fiction.