Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le grand livre des Lawson. Les archives d'une famille africaine d'Aného (Togo) Volume 1 (1841-1877)
Sebald Peter ; Jones Adam ; Marguerat Yves
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782343153476
Très rares sont les écrits issus de sources africaines antérieures à la colonisation. C'est dire le caractère exceptionnel du Grand livre des Lawson, qui réunit plus de 700 documents - en anglais - recopiés à partir des années 1840 dans le gros registre ainsi dénommé, ce qui les a sauvés jusqu'à nous. Il appartient à une famille togolaise dont l'histoire est liée à celle de toute la région. Entre les grands pôles commerciaux du littoral de l'actuel Ghana, à l'ouest, et, à l'est, ceux échelonnés de Ouidah à Lagos, la côte aujourd'hui togolaise connaissait, au milieu du XVIIIe siècle, une activité moindre, mais non négligeable. Pour les marchands européens qui y débarquaient sporadiquement, la difficulté était l'absence d'intermédiaires maîtrisant à la fois les langues et les codes pour des échanges consistant en trocs complexes. Selon les traditions locales, un capitaine anglais avait obtenu du roi local qu'il lui confie un jeune homme pour en faire un interprète. Ce dernier, Latévi Awokou, aurait navigué longtemps avec les Européens avant de revenir s'installer à "Petit-Popo" (l'actuelle ville d'Aného, à la frontière du Togo et du Bénin, alors simple comptoir sans véritables structures politiques). Désormais intermédiaire essentiel pour les commerçants européens, Latévi Awokou sut s'enrichir considérablement et devint, à la fin du XVIIIe siècle, l'homme le plus puissant de la ville. Selon un témoignage de l'époque, il avait envoyé en Grande-Bretagne l'un de ses fils pour apprendre l'anglais mais aussi à "lire, écrire et compter". Ce dernier revint en Afrique anglicisé de mode de vie, de pensée, de religion, et se faisant appeler "George Lawson", métis culturel et non biologique. Il est l'ancêtre de la famille. De brefs conflits avec ses rivaux (et cousins) en firent le maître de Petit-Popo pendant la première moitié du XIXe siècle. Il savait que conserver ses archives était un outil de pouvoir. Après l'édition scientifique du Grand Livre publiée à Oxford en 2005, en voici enfin la traduction en français. Les documents regroupés dans ce premier volume sont essentiellement des correspondances commerciales entre les Lawson - en particulier le fils de George Lawson "Ier", qu'on appellera Lawson "Junior" - et leurs partenaires sur la côte africaine et en Grande-Bretagne, de 1842 à 1853. Nous avons ainsi la chance de voir fonctionner au jour le jour un comptoir qui vit avant tout de la fructueuse exportation de l'huile de palme produite par les paysans de l'intérieur. Au fil des lettres échangées, nous découvrons ainsi les réalités les plus concrètes de cette activité, que les textes officiels n'évoquent jamais. C'est pour nous comme une fenêtre qui s'ouvre sur la vie quotidienne d'une partie de l'Afrique côtière avant l'époque coloniale.
La bipédie est apparue au cours de l'évolution du vivant. Mais, si le cerveau semble en avoir été le bénéficiaire pour le meilleur et pour le pire, le pied de l'homme en a été la victime assurément. Antérieurement préhensile, le pied est devenu le support obligé du corps, toujours en train de négocier avec les 28 os aux formes bizarres qui le structurent. Ainsi, le pied s'écrase à chaque pas, soit 6 à 10000 fois par jour. Puis, la chaussure a été le premier véhicule de l'homme et peut-être son premier vêtement. Le pied ne parle pas, mais nous parlons pour lui, établissant un dialogue entre le pied et la tête; il en résulte un riche langage métaphorique. Dans cet ouvrage, les auteurs ont porté un regard attentif sur pied et chaussure, dans les récits mythologiques, les contes, les oeuvres littéraires, celles touchant à la spiritualité, au satanisme, et ont également souligné l'importance du pied et de son contenant dans le comportement de l'homme et dans la vision que "l'autre" en a. La boiterie, qui est souvent consécutive à une malformation congénitale ou acquise du pied, n'a pas été oubliée.
Quarante ans après les premières pages du Grand livre, le contexte a bien changé. Son contenu aussi : il est maintenant avant tout politique. Au début des années 1880, la pression des nations coloniales s'accroît sur cette partie de la côte africaine. A Aného ("Petit-Popo"), l'équilibre politique précaire établi après la disparition du vieux Lawson Ier est remis en question. Inquiets de la menace anglaise, les hommes forts de la ville s'adressent à la France pour demander sa protection ; du coup, les Lawson, anglophones et anglophiles, en appellent à la Grande-Bretagne (à l'époque, personne ne peut imaginer ce que sera la réalité brutale de la colonisation : chacun ne cherche qu'à assurer ses propres positions grâce à un "protectorat" étranger). Paris et Londres, soucieux d'éviter un conflit diplomatique, ne répondent pas. Mais le gouverneur de Gold Coast, lui, veut annexer la côte aujourd'hui togolaise. Comme son ministre le lui interdit, il tente de lui forcer la main : en 1883, il envoie à Petit-Popo un petit-fils de Lawson Ier) William Lawson, alors employé dans son administration, avec pour mission secrète d'y prendre le pouvoir pour faciliter une intervention britannique. William Lawson entreprend aussitôt d'imposer son autorité sur la ville et fait désigner comme "roi" son jeune cousin sous le nom de Lawson III. En réaction, les adversaires des Lawson renouvellent leurs appels à la France, puis, celle-ci ne réagissant toujours pas, à un nouveau venu, dont les commerçants sont de plus en plus présents : l'Allemagne. Comme dans la fable, c'est le troisième larron qui emportera l'objet du litige, faisant ainsi naître le Togo. Les pages du Grand livre rédigées dans les années 1883-1885 sont vibrantes de ces passions politiques. On y voit jour après jour William Lawson accroître le pouvoir des siens, ce qui provoque une première intervention allemande, qui le met hors-jeu. Laissé seul, Lawson III, acharné à défendre ce qu'il croit ses droits de souverain, se débat pathétiquement pour essayer de naviguer entre Anglais, Français et Allemands, et finalement perdre : il ne sera plus, pour ces derniers, qu'un simple chef de quartier de la ville — ce qui n'empêchera pas les soubresauts ultérieurs des "querelles" d'Aného. Dès lors, le Grand livre n'est plus parcouru par le souffle de l'Histoire en train de se faire ; il sera le "livre de raison" où la famille Lawson enregistre ses évènements majeurs, ce qui est moins palpitant mais ne manque pas d'intérêt pour comprendre la vie réelle d'une famille africaine que l'on peut ainsi suivre sur près d'un siècle.
Quatre récits de voyage illustrés à la manière particulière de l'auteur, où Sebald, sur les traces de Stendhal et Kafka, découvre, dans un vertigineux jeu de pistes et de doubles qui le mène de l'Italie jusqu'à son pays d'enfance, les racines et parentés de sa propre mélancolie.4e de couverture : Quatre récits de voyage illustrés à la manière particulière de l'auteur, où Sebald, sur les traces de Stendhal et Kafka, découvre, dans un vertigineux jeu de pistes et de doubles qui le mène de l'Italie jusqu'à son pays d'enfance, les racines et parentés de sa propre mélancolie.Notes Biographiques : Winfried Georg Maximilian Sebald, Max pour les intimes, est né le 18 mai 1944 à Wertach, en Bavière du Sud. Exilé volontaire, il quitte définitivement l'Allemagne à vingt-deux ans pour étudier en Suisse et en Angleterre, où il se fixe et poursuit une carrière universitaire jusqu'à sa mort accidentelle, le 14 décembre 2001.W. G. Sebald a d'abord publié des essais, parus sous forme de livres ou dans des ouvrages collectifs. Il a quarante-quatre ans lorsque paraît sa première publication littéraire, le "poème élémentaire" D'après nature» (1988), qui a été récompensée par le prix Fedor-Malchow. Le succès international de l'auteur est au rendez-vous quatre ans plus tard, après la publication des Emigrants». Par la suite, W. G. Sebald a reçu de nombreuses distinctions, notamment le prix littéraire de Brême, le prix Heinrich-Heine, le prix du Meilleur livre étranger (pour l'édition française de son livre Les Anneaux de Saturne»), le National Book Critics Circle Awards et l'Independent Foreign Fiction Prize.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.