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Pied, chaussure, boiterie. Le pied ne parle pas, et pourtant...
Sebald Madeleine ; Hoellerer Robert
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782296996182
La bipédie est apparue au cours de l'évolution du vivant. Mais, si le cerveau semble en avoir été le bénéficiaire pour le meilleur et pour le pire, le pied de l'homme en a été la victime assurément. Antérieurement préhensile, le pied est devenu le support obligé du corps, toujours en train de négocier avec les 28 os aux formes bizarres qui le structurent. Ainsi, le pied s'écrase à chaque pas, soit 6 à 10000 fois par jour. Puis, la chaussure a été le premier véhicule de l'homme et peut-être son premier vêtement. Le pied ne parle pas, mais nous parlons pour lui, établissant un dialogue entre le pied et la tête; il en résulte un riche langage métaphorique. Dans cet ouvrage, les auteurs ont porté un regard attentif sur pied et chaussure, dans les récits mythologiques, les contes, les oeuvres littéraires, celles touchant à la spiritualité, au satanisme, et ont également souligné l'importance du pied et de son contenant dans le comportement de l'homme et dans la vision que "l'autre" en a. La boiterie, qui est souvent consécutive à une malformation congénitale ou acquise du pied, n'a pas été oubliée.
Biographie de l'auteur Né en 1944 en Bavière, W. G. Sebald vivait depuis 1966 à Norwich, en Angleterre, où il enseignait la littérature à l'université d'East Anglia. Décédé en 2001, il laisse une oeuvre importante - publiée en France par Actes Sud - qui lui a valu une reconnaissance internationale.
Avec un prégnant lyrisme teinté de mélancolie, Sebald se remémore - et inscrit dans nos mémoires - la trajectoire de quatre personnages de sa connaissance que l'expatriation (ils sont pour la plupart juifs d'origine allemande ou lituanienne) aura conduits - silencieux, déracinés, fantomatiques - jusqu'au désespoir et à la mort. Mêlant investigation et réminiscence, Sebald effleure les souvenirs avec une empathie de romancier, une patience d'archiviste, une minutie de paysagiste, pour y découvrir le germe du présent. A la lisière des faits et de la littérature, son écriture est celle du temps retrouvé.
L'ultime roman de W. G. Sebald nous fait connaître la vie de Jacques Austerlitz, un homme hanté par une appréhension obscure, lancé dans la recherche de ses origines. Par ce portrait saisissant d'un émigrant déraciné, fragile, érudit et digne, l'auteur élève une sorte d'anti-monument pour tous ceux qui, au cours de l'Histoire, se retrouvent pourchassés, déplacés, coupés de leurs racines - sans jamais en comprendre la raison ni le sens. La vulnérabilité douce et secrète de Sebald et de ses personnages hors du commun, leur façon d'être tour à tour gagnés par la beauté du monde et la souffrance qu'il engendre font que ses ?uvres s'inscrivent dans la mémoire comme des événements majeurs.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.