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BIBLIOGRAPHIE ERASMIENNE T 4, CINQ ANNEES DE BIBLIOGRAPHIE ERASMIENNE (1971-1975)
MARGOLIN
VRIN
66,00 €
Épuisé
EAN :9782711613052
Parallèlement à ses travaux divers relatifs à Erasme et à l'érasmisme (études biographiques et critiques, éditions, traductions), l'auteur poursuit depuis de nombreuses années une bibliographie analytique de tous les erasmiana publiés (voire inédits) depuis 1936 (année du quatrième centenaire de la mort d'Erasme). Avec ce quatrième volume sera couvert le champ de quarante années de bibliographie érasmienne. De nombreux index - notamment les index des éditions et des traductions, et les index thématiques - permettent de déterminer, à travers l'univers, les points de concentration d'études spécifiques, l'importance de quelques "chantiers" ouverts dans l'Ancien et le Nouveau Monde, la plus grande popularité de certaines oeuvres, les intérêts nouveaux suscités par la pensée et les textes de l'humaniste hollandais, avec, à l'occasion des temps forts marqués par les célébrations des anniversaires (1936, 1967-69, 1986 - pour le 450e anniversaire de la mort d'Erasme -) une véritable accumulation de travaux. La poursuite de ses travaux bibliographiques, que l'auteur espère pouvoir mener jusqu'à l'actualité la plus immédiate, semble bien confirmer, une fois de plus, la parole prophétique de John Colet : "Nomen Erasmi nunquam peribit", le nom d'Erasme ne périra jamais.
L'Europe du temps d'Erasme et de Charles Quint, de Galilée et de Grégoire XIII, d'Élisabeth Ière et de Shakespeare est une mosaïque ethnique et culturelle encore inconsciente d'elle-même. La Renaissance conduit ses contemporains " vers plus de science, plus de connaissances, plus de maîtrise de la nature, plus d'amour de la beauté " (Jean Delumeau), grâce à une formidable explosion de tous les savoirs, qui, d'Italie, gagne tout le continent. Traducteurs, professeurs, grammairiens, explorateurs, géographes, astronomes, mathématiciens, naturalistes, médecins figurent ici dans la mesure où ils ont toujours montré dans leurs travaux le souci de l'homme. Ils rejoignent les philosophes, les satiristes, les religieux. Une grande variété de style et de pensée confronte, chez ces cent soixante-neuf auteurs, la réalité contemporaine à l'immense apport culturel des Anciens pour élever ce monument à la dignité de l'homme.
Ami, une jeune avocate, s?interroge sur la véritable identité de son sympathique locataire, Daniel, qui s?est révélé d?une violence inouïe lors d?une bagarre sur un terrain de base-ball. Quand elle voit Daniel sur son écran de télévision, la journaliste Vanessa Kohler n?en croit pas ses yeux. Cet homme, qui passait pour mort, est peut-être le seul à pouvoir témoigner que le général Wingate, candidat à la présidence des États-Unis, est à la tête d?un complot contre l?État. La preuve que Vanessa, qui tente en vain d?alerter l?opinion, attend depuis des années? Mais Ami, engagée par la journaliste pour défendre Daniel, doute: cette femme, que beaucoup tiennent pour folle, et cet homme, qui ne fait pas mystère de son passé de tueur, ont-ils raison d?accuser un des politiciens et militaires les plus respectés de la nation? Complexe, brillant, un suspense terriblement réaliste, qui fait froid dans le dos.
Massacres en masse de prisonniers de guerre, notamment à Nankin ; asservissement de millions d'Asiatiques et d'Occidentaux, entre camps de la faim et chantiers de la mort ; atmosphère de terreur à l'échelle d'un quasi-continent ; débauche de crimes sexuels et prostitution forcée ; utilisation de cobayes humains ; pillage généralisé ; intoxication par la drogue de populations entières. Cela dura huit ans et toucha 400 millions d'hommes. Ce terrifiant volet de la Seconde Guerre mondiale en Asie n'avait jamais fait l'objet jusqu'à présent d'une étude approfondie et globale. Les pratiques de guerre de l'Armée de l'Empereur du Japon sont minutieusement décrites afin d'en comprendre les mécanismes. Comment en arriva-t-on là ? Les explications, trop simples, par la culture ou le contexte ne tiennent pas. C'est la conquête d'une armée par l'ultranationalisme, puis la conquête d'un pays par son armée qui sont en cause. Au-delà, c'est l'ère du fascisme, des totalitarismes, du triomphe de la brutalité qui trouva au Japon un formidable point d'appui. Ces horreurs des années 1940 restent encore au c?ur des mémoires des années 2000. Le Japon s'est-il assez repenti ? La Chine est-elle fondée à s'offusquer des manuels scolaires de son voisin ? Et qu'en pensent les autres Asiatiques, dont l'attitude à l'égard de l'occupant nippon fut loin d'être unanime ? Pour comprendre à la fois les totalitarismes d'hier et l'Asie d'aujourd'hui, il était indispensable de mettre en lumière ces violences massives et méconnues.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.