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Dans la spirale
Margerie Diane de
GALLIMARD
13,15 €
Épuisé
EAN :9782070742400
Au cours des derniers mois de sa vie, ma mère avait placé un portrait d'elle, petite fille, en face de son lit : "Comme c'est étrange de s'aimer à nouveau à travers un portrait de soi enfant", disait-elle, rejoignant ainsi, dans ce tête-à-tête, le dialogue de l'écrivain avec ce qu'il était". La mort rapproche de l'enfance : elle est, dans ce livre, le grand révélateur. Dans l'éclat d'une série de scènes insolites et décapantes, où l'humour se mêle à la compassion, Diane de Margerie se livre à une enquête sur les siens, sur les "mots" du père, sur les frustrations et les désirs des femmes de la famille dont elle se voudrait le scribe. Ecrit dans la solitude, mais en compagnie des documents et photographies qui ressuscitent le passé et dont elle n'a pu se séparer, l'auteur recompose les vies dont elle est issue. Loin du non-dit et des tabous, elle accepte d'affronter ici une recherche presque violente de la vérité. Si Pierre Loti, dans un étrange lapsus, écrivait : "Ma mère vient de m'ouvrir" , au lieu de : "Ma mère vient de mourir" , à travers la blessure d'un triple deuil, Diane de Margerie accomplit son trajet : il faut comprendre, pour sortir de la spirale, que les parents, eux aussi, ont été des enfants. Alors s'abolit ce qui sépare les vivants et les morts.
Résumé : Quelques instants et voilà que la vie craque sous son écorce de mensonges. Duplicités raconte ces failles révélatrices : quinze vignettes, quinze coups de couteau : une petite fille découvre sa vérité en d'étranges rites ; un amant arrive en retard : tandis que grince l'ascenseur, la femme est lassée de son amour. Un homme ment sur son âge et perd ainsi la passion qu'il aurait pu inspirer. Un maître d'hôtel pervers et menteur initie une jeune fille au monde ambigu du regard : une complicité naît entre eux, faite d'amour et de haine. La volière reprend le thème des rapports de force : une femme se languit en province d'avoir dû quitter son premier amour : qui donc lui a volé sa jeunesse et sa vie ? Fort bien accueillis par la critique, ces récits témoignent de la passion portée par Diane de Margerie au texte court et visuel.
La vérité ne se laisse pas cerner. Voilà ce que découvre Sybil - spectatrice fascinée de la vie des autres - à travers les êtres rencontrés et les faits divers qui la hantent. Son amie, l'Andalouse, a été violemment agressée par son mari: quels sont les secrets de cette vie? Quel est le mobile des crimes qui obsèdent Sybil? Lisant ce texte à sa sortie, le critique écrivait: "'Tout esprit sain vu à la loupe, affirmait Valéry, est un grouillement d'éléments de démence." C'est ce que veut nous amener à conclure ce premier roman d'une maîtrise et d'une subtilité étonnantes, dont l'auteur, Sherlock Holmes qui aurait mis les gants de la culture, frappe avec précision sur les petits riens qui font les grands drames de nos vies."(Hector Bianciotti, Le Nouvel Observateur, 1974.) Biographie de l'auteur Après avoir vécu en Chine et en Italie, Diane de Margerie s'établit en France où elle partage son temps entre Paris et Chartres, l'écriture de romans et d'essais. Elle a reçu le prix Prince Pierre de Monaco pour toute son oeuvre en 2001 et le prix Médicis essai pour son livre sur George Sand (Aurore et George) publié chez Albin Michel en 2004."
Réunis, ces deux récits que cinq ans séparent dessinent toute une trajectoire. Dans la spirale, écrit tantôt à Chartres, tantôt aux Antilles, véritable dialogue avec les morts, retraçait l'image du couple parental disparu : on oublie trop souvent qu'un père et une mère ont été, eux aussi, des enfants. Des scènes insolites et décapantes, empreintes d'humour et de compassion, évoquaient les difficultés du deuil, le besoin d'exprimer la douleur liée à son ambiguïté, le désir de quitter la fiction pour l'autobiographie qui, seule, délivre, sans tabous ni transpostion romanesque. Quête-enquête qui se poursuit dans Maintenant, avec la rupture d'un amour qui pourtant perdure au-delà des obstacles, la joie réparatrice que procure la vie à travers ses facettes : enfants, jardins, renaissance de la nature. Avec, aussi, l'importance de la nuit d'où naît une vie seconde. Parler de soi et des autres par petites touches, capter la vérité vécue sans vouloir l'étouffer, tel est le mouvement de ce diptyque qui traverse le temps pour tenter d'apprivoiser, par étapes, la sérénité intérieure. Deux livres ouverts, loin des certitudes, sur l'amour et la mort
Tous les personnages de ces nouvelles rêvent de devenir quelqu'un d'autre dans un ailleurs luxuriant, végétal, musical, où ce qui les mutile et les tient prisonniers est enfin totalement écarté. Ce sont ici surtout des femmes qui cherchent à débusquer, derrière les apparences, la richesse de ces domaines inconnus. : il y a celle qui est fascinée par les secrets de la photographie ; celle qui vit en symbiose avec son enfant mort-née ; celle qui voit les horreurs qui se trament sur une plage un jour d'été ; celle pour qui la musique prend le visage de l'amour ; ou bien, il y a ces amants qui s'abusent à travers l'absence et leur correspondance, ou encore cet homme qui cherche la paix dans l'abolition stridente du silence absolu. : tous se nourrissent d'illusions qui chantent les fastes de l'imaginaire. Mais, tout à coup, de façon cruelle, rapide et insidieuse, le chant s'étrangle, le voile se déchire et le rêveur, pris au piège qu'il s'est lui-même tendu se trouve confronté à une vérité bien plus étonnante, tragique et complexe que celle qu'il avait imaginée.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.