Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Chartres. La femme en pierre
Margerie Diane de
ARLEA
9,00 €
Épuisé
EAN :9782363082312
Diane de Margerie écrit dans un éblouissement sa passion pour la cathédrale de Chartres. La pierre ici est métaphore de vie. " Immuable ? Qui a dit immuable ? Elle n'est jamais la même. Je l'ai vue transparente, son toit vert suspendu dans le givre ; je l'ai vue luisante et noire et nue comme le dos d'un dauphin bondissant ; je l'ai vue poreuse, ravagée, grise de bruine comme une série de cavernes grignotées par la mer ; je l'ai vue telle une pieuvre lumineuse, les bras prédateurs, avide et blanche de soleil ; je l'ai vue droite et pure comme une falaise à pic. Peut-être est-ce à cause de ces incessantes métamorphoses que, sans pouvoir en préciser l'instant, je me suis laissé prendre. Parce qu'elle n'est jamais la même. Seuls les lieux ne cessent de changer. Les êtres ont beau avoir des facettes multiples, si bien qu'il leur arrive de ne pouvoir s'y reconnaître eux-mêmes, ils ne sont pas, à chaque instant du jour, capables de changements qui ont la force, la durée, la légèreté et la violence des métamorphoses séculaires. Le seul fait de savoir que, sans erreur possible, la Femme en pierre me survivra, me rassure. " Diane de Margerie écrit dans un éblouissement sa passion pour la cathédrale de Chartres. La pierre ici est métaphore de vie. Ce livre fut le premier de la collection "L'un l'autre" de J. -B Pontalis.
Clara Savelli a perdu ses parents dans la tourmente des années 40 en Chine. Enfant, elle revient en France avec Drusiane, la soeur de sa mère. Les deux femmes demeurent envoûtées par le souvenir cruel de l'Orient. Lorsque Clara comprend le secret lié à sa naissance, l'opacité de l'univers ne fait que s'accroître. Elle se marie avec Ludovic Bersan, pour fuir tout ensemble la violence de son adolescence et un passé dans lequel l'histoire de Tseu-Hi, l'impératrice despote, se mêle à la nostalgie de son père, Jean Savelli, dont la mort n'a jamais été prouvée.
Résumé : Quelques instants et voilà que la vie craque sous son écorce de mensonges. Duplicités raconte ces failles révélatrices : quinze vignettes, quinze coups de couteau : une petite fille découvre sa vérité en d'étranges rites ; un amant arrive en retard : tandis que grince l'ascenseur, la femme est lassée de son amour. Un homme ment sur son âge et perd ainsi la passion qu'il aurait pu inspirer. Un maître d'hôtel pervers et menteur initie une jeune fille au monde ambigu du regard : une complicité naît entre eux, faite d'amour et de haine. La volière reprend le thème des rapports de force : une femme se languit en province d'avoir dû quitter son premier amour : qui donc lui a volé sa jeunesse et sa vie ? Fort bien accueillis par la critique, ces récits témoignent de la passion portée par Diane de Margerie au texte court et visuel.
La vérité ne se laisse pas cerner. Voilà ce que découvre Sybil - spectatrice fascinée de la vie des autres - à travers les êtres rencontrés et les faits divers qui la hantent. Son amie, l'Andalouse, a été violemment agressée par son mari: quels sont les secrets de cette vie? Quel est le mobile des crimes qui obsèdent Sybil? Lisant ce texte à sa sortie, le critique écrivait: "'Tout esprit sain vu à la loupe, affirmait Valéry, est un grouillement d'éléments de démence." C'est ce que veut nous amener à conclure ce premier roman d'une maîtrise et d'une subtilité étonnantes, dont l'auteur, Sherlock Holmes qui aurait mis les gants de la culture, frappe avec précision sur les petits riens qui font les grands drames de nos vies."(Hector Bianciotti, Le Nouvel Observateur, 1974.) Biographie de l'auteur Après avoir vécu en Chine et en Italie, Diane de Margerie s'établit en France où elle partage son temps entre Paris et Chartres, l'écriture de romans et d'essais. Elle a reçu le prix Prince Pierre de Monaco pour toute son oeuvre en 2001 et le prix Médicis essai pour son livre sur George Sand (Aurore et George) publié chez Albin Michel en 2004."
Noémie, très attachée à sa fille Barbara, apprend que celle-ci veut la quitter pour vivre avec Daniel. Bouleversée à l'idée de cette séparation après l'intensité de leur vie commune à la campagne, elle s'interroge sur son propre passé. Noémie revoit ainsi son enfance marquée par l'absence (ses parents sont morts en déportation), par la violence de tante Sabine, remarquable musicienne, par la présence de Joachim, homme mûr, envieux de son corps de jeune fille. Elle revit ses premiers attachements amoureux, la grisaille progressive où s'est enlisé son mariage avec Jacob, la folie de sa belle-soeur Rachel à laquelle Noémie n'a cessé de s'identifier. Tour à tour, elle devient les personnages qu'elle évoque et plus que jamais la frappe de néant de ce qu'on appelle expérience. Méditation sur la souffrance, livre des questions sans réponse qui harcèlent et morcèlent l'identité de chacun, ce roman, comme déjà Le Paravent des enfers, capte et préserve la riche complexité de chaque instant d'une vie vécue, irréversible, inconnue des autres, transfigurée par la poésie, solitairement resongée dans un lieu secret, élu. Ici, la cathédrale de Chartres où la lumière se fait à travers le superbe vitrail de l'arbre de Jessé.
Comme l'affirmait Montaigne, les Lettres à Lucilius constituent sans discussion le chef-d'oeuvre de Sénèque. Plus que ses traités ou son théâtre elles dévoilent sa pensée et toute sa philosophie. Elles sont un fleuve souterrain qui a nourri de nombreuses vies de ses limons. Beaucoup de grands auteurs ont puisé en elles la plus essentielle des leçons: apprendre à vivre. Véritable courrier de l'âme, plaidoyer pour la vraie vie, manuel de détachement, invitation à la sagesse et au bonheur, elles sont à mettre sur les tables de chevet, ou plutôt dans les trousses de secours, à côté des Pensées pour moi-même de Marc Aurèle, de L'Ecclésiaste, des Quatrains d'Omar Khayyârn, ou de quelques autres livres essentiels, et nécessaires.
Aphorismes et Insultes présente la pensée de Schopenhauer sous ses modes d'expression favoris : l'insulte, l'apostrophe, l'imprécation. Aphorismes et Insultes présente la pensée de Schopenhauer sous ses modes d'expression favoris : l'insulte, l'apostrophe, l'imprécation. On verra que, derrière la drôlerie apparente de ce choix d'insultes, perce la pensée sombre du philosophe sur les hommes et sur le monde. Sa gaieté de façade, relayée à chaque instant par le rire, un rire exterminateur, ne doit pas nous faire oublier le désespoir inguérissable du grand pessimiste.
Chez nous, c'est-à-dire dans notre famille, toute maladie était mortelle. Toute maladie sauf l'angine, qui était sans équivoque à cause de ses petites plaques blanches... Une fille de médecin grandit avec le Vidal et la peur panique de savoir que toute maladie est potentiellement mortelle. Sont alors passées au tamis de la cellule familiale les grandes terreurs du possible et de l'improbable des infections et bactéries qui nous cernent en permanence. Pathologies est l'aveu d'une délicieuse et bouleversante hypocondriaque : le cours des jours épouse alors la trame d'un film noir !