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Edvard Benes, de la gloire à l'abîme. Un drame entre Hitler et Staline
Marès Antoine
PERRIN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782262036232
Edvard Bene? (1884-1948) est une des figures majeures de l'histoire tchèque du xxe siècle. Ministre des Affaires étrangères pendant dix-sept ans puis deuxième président de la République tchécoslovaque, il a joué un rôle capital pour avoir été confronté à trois grandes expériences historiques : la fin des empires européens en 1918, la confrontation avec le monde hitlérien et la division de l'Europe en deux avec le passage de sa moitié orientale sous la tutelle soviétique. Si Bene? a été l'objet de très nombreux travaux en Pays tchèques, c'est qu'il est au c?ur d'interrogations et de polémiques centrales pour les identités nationale et étatique. Au niveau européen, son nom est lié à la fin de l'empire austro-hongrois, à la Conférence de la Paix de la région parisienne, à la politique de l'entre-deux-guerres. Il est aussi en relation avec le système international de l'époque, qu'il s'agisse des relations bilatérales avec la France, de la sécurité collective ou des grands événements qui ont marqué cette période. Ce sont surtout les accords de Munich des 29-30 septembre 1938 qui sont associés à son nom, comme victime de l'abandon des puissances occidentales, et le basculement de son pays lors du " coup de Prague " de février 1948. Figure décisive de l'Europe centrale et de l'Europe pendant trente ans, Bene? n'a fait l'objet d'aucune biographie en français. C'est dire l'intérêt d'une biographie attachée à croiser les archives françaises, tchèques et slovaques et à utiliser les centaines d'ouvrages parus sur cette personnalité.
Résumé : Hubert Masaryk, un des deux diplomates tchécoslovaques présents à Munich le 30 septembre 1938 lors de la signature des accords du même nom, s'est toujours trouvé à des postes d'observation remarquables : à Prague, au début des années vingt, il est aux premières loges de la politique intérieure de son pays naissant ; à Bruxelles, il suit la politique européenne et la position d'un " petit " pays comparable au sien ; à Sofia, il assiste à la montée de l'Allemagne hitlérienne ; de nouveau à Prague, il est le témoin du processus de destruction de son pays, véritable sismographe de l'Europe. Après les tragédies des années 1938-1939 - la Tchécoslovaquie devient Protectorat de Bohême-Moravie sous la coupe nazie -, il est, jusqu'à l'automne 1941, un des proches collaborateurs du général Elias, à la fois chef du gouvernement d'un pays asservi et organisateur de la Résistance. Sur fond de rivalité tchéco-allemande, sa trajectoire est émaillée de rencontres et de portraits surprenants : Paul-Henri Spaak, Mgr Roncalli, futur Jean XXIII, Hubert Beuve-Méry, Édouard Daladier, Adolf Hitler et ses acolytes, et bien entendu l'ensemble du personnel politique tchécoslovaque, à commencer par les présidents Masaryk et Benes. Ses Mémoires, passionnants, font voir l'Histoire de la première moitié du vingtième siècle d'un point de vue européen autre.
L'Europe médiane est un espace négligé par l'historiographie française. Située entre Allemagne et Russie d'une part, entre Baltique, Adriatique et mer Noire d'autre part, cette région a été réduite à un enjeu géopolitique ou à une périphérie secondaire et stigmatisée. Or, pour les auteurs réunis ici, c'est un objet singulier et complexe. Il leur sert souvent de sismographe, à l'échelle du continent comme du monde, en raison des flux qui s'y entrecroisent. Cette réintégration de l'Europe médiane dans la réflexion historique globale permet d'aborder des concepts comme territoire, souveraineté, en abandonnant un point de vue strictement occidental. Avec les contributions de Paul Gradvohl, Antoine Marès, Marie-Elizabeth Ducreux, Oariusz Kolodzejczyk, David Do Paço, Ulf Brunnbauer, Nathalie Clayer, Juliette Denis, Barbara Kirshenblatt-Gimblett, Philipp Ther, Padraic Kenney, Didier Francfort, Vincent Genin, Laure Guirguis.
A partir d'exemples concrets (empires monghol, munsulman, autrichien, espagnol, byzantin, tsariste), un dossier exceptionnel et inédit sur les similitudes entre ces différentes expériences : définition, système-monde,imaginaire, fonctionnement, finitude... Un débat autour du livre inédit en français de Jane Burbank et Frederick Cooper vient clore la démonstration.
La riche histoire du monde tchèque et slovaque, longtemps méconnu mais pourtant au centre des enjeux européens.Les Républiques tchèque et slovaque, membres de l'Union européenne depuis le 1er mai 2004, restent dans la mémoire historique liées à quelques événements importants et souvent tragiques : la guerre de Trente Ans au XVIIe siècle, Austerlitz en 1805, Sadowa en 1866, les accords de Munich de septembre 1938, le coup de Prague de février 1948, l'invasion soviétique d'août 1968. Il est temps de redécouvrir la riche histoire de cette région et de comprendre d'où est issue la fameuse " révolution de velours " de l'automne 1989, placée sous les auspices du futur président Vaclav Havel, tout comme la séparation de la Tchécoslovaquie en deux Etats, en 1993. Il faut aussi réintégrer dans le patrimoine européen les figures de saint Venceslas, du réformateur Jan Hus, du refondateur de l'Etat Masaryk ou du philosophe Jan Potocka.Antoine Marès, président de l'Institut d'études slaves, est titulaire de la chaire d'histoire de l'Europe centrale contemporaine à l'université de Paris I. Il a notamment publié Histoire et pouvoir en Europe médiane et Les Enjeux de l'histoire en Europe centrale.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?