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Le livre d'Isaïe
Maréchal Yvan
CERF
12,00 €
Épuisé
EAN :9782204150651
Visions célestes et annones messianiques : le plus prophétique des prophètes d'Israël est aussi le plus lu par les chrétiens. Quelles sont l'histoire et la signification de ce texte qui a aussi marqué la littérature ? Un grand " ABC de la Bible ". Au sein de la littérature prophétique, Isaïe est un géant par la taille de son texte, la longueur de la rédaction étalée sur plusieurs siècles, la vivacité de sa poésie, la richesse de ses images et la puissance des oracles prononcés. Depuis le procès initial que Dieu intente contre son peuple jusqu'à la montée des nations à Jérusalem, le texte, en apparence éclaté, épouse les méandres du coeur humain et expose la confrontation entre un peuple au coeur endurci et à la foi inconstante et un Dieu qui entreprend tout pour le sortir du malheur. L'unité d'ensemble tient dans la question du salut. Les thèmes étudiés : l'endurcissement du coeur et la foi en Dieu, le messianisme dans le livret de l'Emmanuel, crime et châtiment, le salut de Dieu, le serviteur du Seigneur, Jérusalem et Babylone, offrent des synthèses théologiques sur de larges parties ou sur la globalité du texte d'Isaïe, et sollicitent parfois des analyses plus détaillées de certains passages significatifs. La pertinence de cet ouvrage est de n'esquiver aucune des difficultés lexicales ou sémantiques rencontrées.
Ce roman fait partie des ouvrages mythiques de la littérature sud-américaine. Avec retard, car l?auteur n?a pas bénéficié du boom des années soixante : à l?époque, si l?on était honoré de s?incliner devant Fidel Castro, on était banni du seul fait d?avoir cru au socialisme péroniste. Commencé en 1930 à Paris, publié à Buenos Aires en 1948, ce roman se déroule sur trois jours du mois d?avril 192?, alors que l?Argentine est encore une image de l?Eldorado.Pendant ces trois jours, le jeune poète Adan Buenosayres en proie, comme Dante, à une Béatrice qui ne l?aime pas, entreprend un parcours initiatique à travers un quartier de Buenos Aires.Et c?est tout le portrait d?une ville en train de devenir cosmopolite, des bas-fonds aux quartiers huppés, des petites gens aux intellectuels, décidément francophiles. Portrait au rythme du tango qui passe du lupanar aux salons, parce que, à Paris, on le danse.Seul à prendre la défense de Marechal, Julio Cortazar : « Il est rare que, parmi les écrivains argentins, quelqu?un se soit montré si vaillamment loyal au monde environnant, aux choses qui sont là tandis que j?écris ces mots, aux idées et aux sentiments qui se heurtent à moi, qui me constituent, qui sont ce que je suis dans la rue, dans mon entourage, dans le tramway, dans mon lit. Marechal entre résolument dans une voie maintenant inévitable si l?on veut écrire des romans argentins. »
Quand bien même le Projet d'une loi portant défense d'apprendre à lire aux femmes (1801) de Sylvain Maréchal se présenterait comme une plaisanterie "aimable", il développe la plus grande partie des arguments misogynes que l'on peut trouver dans une tradition littéraire "machiste" qui se poursuit aujourd'hui. Sa conclusion est radicale: si on souhaite conserver quelque autorité sur les femmes, il convient de les tenir éloignées de la lecture et de l'écriture, c'est-à-dire de la connaissance. Dès 1801, deux femmes font paraître à quelques jours d'intervalle des réponses argumentées à ce qu'elles tiennent au mieux pour une "sottise", et au pire comme la production d'un "esprit dérangé", remettant Sylvain Maréchal à sa vraie place de bouffon réactionnaire. Marie-Armande Gacon-Dufour écrit un prudent et subtil Contre le projet de loi de S. M. portant défense d'apprendre à lire aux femmes par une femme qui ne se pique pas d'être femme de lettres; Albertine Clément-Hémery, plus démonstrative, rédige un violent Les femmes vengées de la sottise d'un philosophe du jour ou réponse au projet de loi de S. M. portant défense d'apprendre à lire aux femmes. La confrontation de ces trois textes publiés ici conjointement éclaire, au-delà de la période révolutionnaire, les arguments auxquels ont encore recours nombre de nos contemporains.
Scènes de la vie de la Vierge ou adoration des Mages, enfance de Jésus ou figure de Marie-Madeleine, récits de la vie des Apôtres: les Apocryphes chrétiens ont nourri depuis des siècles l'imaginaire occidental et continuent de fasciner. Spécialiste averti du Nouveau Testament, et en particulier de saint Paul, le père Edouard Cothenet en propose ici une approche systématique et très pédagogique, en tenant compte des découvertes récentes. A leur manière, ces textes permettent de jeter un autre regard sur les chrétiens des premiers siècles, tout en offrant de mieux connaître certaines légendes, images ou ajouts qui n'ont pas été sans influer sur notre manière de percevoir le christianisme. A partir d'une vingtaine d'images commentées, Christine Pellistrandi éclaire de son côté l'apport des Apocryphes à l'art de l'Occident.
Éclatante et inaltérable est la Sagesse, elle se laisse volontiers contempler par ceux qui l'aiment et elle se laisse trouver par ceux qui la recherchent ; elle prévient en se faisant connaître ceux qui la désirent. Celui qui dès le matin va vers elle ne peinera pas, car il la trouvera assise à sa porte. Méditer sur elle est la perfection de l'intelligence." Longtemps attribué à Salomon, le livre de la Sagesse introduit la culture grecque dans la littérature biblique et place au coeur de sa réflexion la distinction entre le juste et l'injuste, sur Terre comme dans l'autre monde. À la fois éloge de la Sagesse et invitation à la méditation, ces pages appartiennent à l'un des livres les plus beaux et les plus poétiques de la Bible grecque.
A coté des Evangiles de Matthieu, de Marc, de Luc, de Jean, on peut méditer aujourd'hui ceux de Philippe, de Pierre, de Barthélemy et, plus particulièrement, celui de Thomas. Mais il en est un, l'Evangile de Marie, qui demeure pratiquement ignoré du grand public. La première rédaction de cet Evangile, dont le manuscrit est conservé depuis 1896 au Département d'égyptologie des musées nationaux de Berlin, se situerait aux alentours de l'an 150. Il s'agirait donc bien, comme les autres Evangiles, d'un des textes fondateurs ou primitifs du christianisme. Il est attribué à Myriam de Magdala, cette Marie-Madeleine qui fut le premier témoin de la Résurrection. Celle-ci est présentée comme ayant vécu une relation privilégiée avec le Maître et, par là même, comme fondatrice du christianisme bien avant Paul et sa Vision sur le chemin de Damas. Myriam y apparaît sous un jour nouveau. Elle n'est pas seulement la pécheresse dont nous parlent les Evangiles canoniques et les traditions récentes. Elle est aussi l'amie intime de Yeshoua, "l'initiée" qui transmet ses enseignements les plus subtils...
Extrait Homélie 1 Ac 1, 1-2 J'ai écrit un premier livre, ô Théophile, de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement, jusqu'au jour où il monta au ciel, instruisant par le Saint-Esprit les apôtres qu'il avait choisis. Plusieurs ignorent l'existence même du livre des Actes, ainsi que le nom de son auteur. J'ai donc cru utile d'en entreprendre l'explication pour remédier à cette profonde ignorance, et vous révéler le riche trésor que ce livre renferme. Sa lecture ne nous sera pas moins avantageuse que celle de l'Évangile lui-même, tant il abonde en maximes de sagesse, en vérités dogmatiques et en récit de miracles, principalement de ceux que l'Esprit Saint a opérés. Il mérite ainsi d'être lu avec attention et d'être commenté avec soin. Nous y voyons en effet l'accomplissement des prédictions que Jésus-Christ a faites dans son Évangile ; la vérité y brille de toutes les clartés de l'histoire, et après la descente du Saint-Esprit, les apôtres y paraissent des hommes tout nouveaux. Jésus-Christ leur avait dit : «Celui qui croira en moi fera les oeuvres que je fais et en fera de plus grandes». Il leur avait également prédit qu'ils seraient conduits devant les magistrats et les rois, flagellés dans les synagogues et exposés à mille cruels traitements. Mais il leur avait promis qu'ils sortiraient victorieux de toutes ces épreuves, et il avait annoncé que son Évangile serait prêché dans le monde entier. Eh bien ! Le livre des Actes nous raconte le parfait accomplissement de ces diverses prédictions et de plusieurs autres que les apôtres avaient recueillies de la bouche de Jésus-Christ (Jn 14, 12 ; Mt 10, 18). Vous y verrez les apôtres parcourir d'un vol rapide les continents et les mers, et de timides et grossiers qu'ils étaient naguère, devenir soudain des hommes nouveaux. Ils méprisent les richesses et la gloire, et ils se montrent supérieurs à la colère, à la volupté et à toutes les autres passions. Vous les verrez encore s'aimer comme des frères, étouffer tout souvenir de leurs anciennes rivalités et bannir tout désir comme toute dispute de prééminence. Mais surtout vous admirerez en eux le radieux épanouissement de la charité ; car ils cultivent avec un soin tout particulier cette vertu que Jésus-Christ leur avait tant recommandée, et dont il avait dit : «Tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres» (Jn 13, 35). Quant aux vérités dogmatiques, ce livre en renferme un certain nombre que sans lui nous ne connaîtrions que très imparfaitement; et l'on peut dire en général qu'il éclaire d'un jour tout nouveau la vie, les exemples et la doctrine de Jésus-Christ, qui est le chef de tous les chrétiens. Toutefois, la plus grande partie des Actes contient le récit des travaux de saint Paul, qui a plus travaillé que tous les autres apôtres ; et la raison en est que l'auteur de ce livre est saint Luc, son disciple. [...] Et si l'on me demande pourquoi saint Luc, qui est resté auprès de l'Apôtre jusqu'à son martyre, n'a pas prolongé son récit jusqu'à ce moment, je répondrai que le livre des Actes, tel que nous le possédons, remplit parfaitement le but de l'écrivain. Car les évangélistes ne se sont proposés que d'écrire le plus essentiel ; et ils ont si peu ambitionné la gloire de beaucoup écrire, qu'ils nous ont laissé un grand nombre de traditions orales. [...]